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Comme chaque année, VisualMusic recense par membre de l’équipe son best of de l’année mais aussi, et surtout, s’ajouteront des membres de labels, de groupes et d’acteurs de l’industrie musicale avec qui nous avons le plaisir d’échanger régulièrement. De quoi faire son marché dans une année mouvementée.

Mon résumé.

2018 ne restera pas de mon côté comme l’année la plus prolifique en terme de qualité musicale. Il n’en reste pas moins quelques albums réussis à sortir du lot et à mettre en avant dans ces colonnes. Retours, confirmations, et habitués de mes top, on y jette une oreille?

Les disques.

Oh Sees – Smote Reverser

La bande à Dwyer semble increvable. Et se réinvente pas si tranquillement que ça depuis deux ans. Aux habituelles teintes punk, garage et psyché vient s’ajouter une nuance métal et quelques passages rétro du meilleur effet. On pourrait imaginer le pire mais ce serait mal connaître Dwyer. Il en ressort un excellent Smote Reverser, virevoltant, entêtant, surprenant et sur lequel je suis fréquemment revenu depuis sa sortie en Août.

Interpol – Marauder

Toujours classes, toujours en forme musicalement, peut être un peu moins niveau vocal. Deux ans après un El Pintor sympa mais manquant de relief à mon goût, Marauder me rassure et conforte le groupe comme une des valeurs sûres de 2018. Que ce soit “If You Really Love Nothing“, “The Rover” ou “Number 10“, c’est un quasi sans fausse note. Le seul regret? Ne pas les avoir vu sur scène cette année.

Kurt Vile – Bottle It In

Rien depuis 3 ans. Quasiment pas un mot. Des concerts, mais rien. Une attente récompensée par un Bottle It In , dans la lignée directe de B’lieve I’m Going Down. Rien de franchement révolutionnaire mais qui a besoin de révolutionner quoique ce soit quand il est en forme et qu’il finit comme à chaque fois par m’avoir? Kurt prouve une nouvelle fois que son apparente nonchalance est actuellement celle qui nous fait le plus de bien.

Les morceaux.

Parquet Courts – Wide Awake

Carnavalesque, burlesque, et surement d’autres adjectifs en “esque”. Pas sérieux pour deux sous, et pourtant sérieusement addictif. Comme l’ensemble de l’album (une fois n’est pas coutume). Le titre qui (avec “Total Football“), m’a convaincu d’écouter l’album plusieurs fois et de finir par l’apprécier. Bien joué, c’était pas gagné.

Franz Ferdinand – Always Ascending

Je n’aurai pas misé un kopeck sur eux en 2018 et pourtant. Dans ce titre tout est parfait. Plus complexe qu’il n’y paraît à la première écoute, notamment dans sa progression, le plaisir est immédiat et ne relâche jamais son emprise au fil des écoutes. Un grand morceau.

Kurt Vile – Loading Zone

On n’avait pas de nouvelles de lui depuis 3 ans et le gars débarque l’air de rien avec ce titre là. Tout y est parfait, du morceau en lui-même jusqu’au clip. Je n’y trouve rien à redire depuis sa sortie. Rien à faire, il tourne régulièrement sur une de mes playlist de favoris.

Les concerts

Et ben ça va être rapide. Je ne vais en citer que deux.

Sonic Jesus – L’espace B (Paris)

Découverts par le plus grand des hasards en fouinant sur youtube trois semaines avant de les voir. La belle histoire! Tour à tour sombres, hypnotiques, entêtants puis plus lumineux, sur scène, les morceaux des deux albums (que tout oppose ou presque) s’entremêlent et nous font hocher la tête frénétiquement. Sans discontinuer. On en redemande en 2019!

Kurt Vile – Rock School Barbey (Bordeaux)

Une set-list au poil, un grand type plutôt en forme, le seul regret étant le MASSACRE de “Pretty Pimpin’“, torché à la vitesse de la lumière. A la limite du scandale. Le reste au top.

Attentes 2019

Le grand retour après dix ans d’absence des Raconteurs, l’arlésienne Tool qui devrait enfin prendre corps, l’habituelle fournée Oh Sees, pourquoi pas un bon album des Black Lips? Et surtout, le temps de refaire des concerts.