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Comme chaque année, VisualMusic recense par membre de l’équipe son best of de l’année. Nouveauté, s’ajouteront à la file des membres de labels, de groupes et d’acteurs de l’industrie musicale avec qui nous avons le plaisir d’échanger régulièrement. De quoi faire ton marché dans une année mouvementée.

Son résumé.
Il est des labels avec lesquels nous avons l’habitude de travailler depuis quelques années désormais et si c’est toujours un plaisir d’être sollicités par nos différents contacts, difficile de nier que [PIAS] ne sort pas un peu du lot. Contacts toujours dispos, actualités foisonnantes, pléthore de bons artistes dans leur catalogue (vraiment, il suffit de voir le nombre de live reports, albums traités dans nos colonnes), on a décidé de solliciter Hana, Clara et Ingrid pour nous livrer un petit best of de l’année ! On ne saurait que trop recommander un petit like sur Facebook pour suivre leur actu comme nous. On en profite encore pour les remercier des coups de pouce filés cette année et autres suggestions live. 🙂

Les disques.

Wesley Fuller – Inner City Dream

Ingrid : Dès mon arrivée chez [PIAS], j’ai travaillé sur la sortie de cet album. Étant fan de pop rock psyché et de groupe comme Temples, Tame Impala ; Wesley Fuller, dès la première écoute m’a charmée. Ces chansons pop et ce rythme entrainant ont vraiment égayé la fin de mon été.

 

Father John Misty – Pure Comedy

Hana : Par où commencer… Father John Misty, c’est une voix claire et douce, des mélodies que tu te surprends à chantonner à tout moment de la journée, et des paroles qui te font voir le monde à travers les yeux de Monsieur Tillman. Et c’est drôle, c’est triste, c’est brut, c’est imagé, c’est romantique, c’est nihiliste, c’est mignon, parfois méchant, mais c’est toujours bien. 

Girls In Hawaii – Nocturne

Clara : Ce que j’aime particulièrement dans “Nocturne”, c’est que le groupe prend un tournant plus électronique en s’aidant de nombreuses machines (claviers et autres xylophones) tout en restant fidèle à la mélancolie mélodique des précédents albums. Chaque chanson a sa propre particularité, mes coups de cœur étant le planant “Indifference”, aux claviers tout en douceur et “Walk”, le titre le plus pop et lumineux de l’album.

King Gizzard & The Lizard Wizard

À l’unanimité : 5 albums en une année, c’est énorme. 5 bons albums en une année, c’est impossible. Mais impossible n’est pas King Gizzard. Avec “Flying Microtonal Banana” le psyché, (qui décroche accessoirement la palme du meilleur titre d’album de l’année), “Murder of the Universe” le punk, “Sketches of Brunswick East” le jazzy, et “Polygonwanaland” le gratuit, le meilleur… Les gars nous ont gâté en 2017, il ne reste qu’un album pour achever leur marathon, et on l’attend avec impatience

Les concerts.

Ben Frost – Trianon (4 Octobre)

Ingrid : J’écoutais déjà un peu Ben Frost avant d’arriver à PIAS. Je trouvais le personnage assez mystique (notamment à cause de son grand écart musical). C’était aussi mon premier concert au Trianon. J’ai été époustouflée par la salle et la vue plongeante de la scène via le deuxième balcon. La scénographie était à tomber et la musique tellement enivrante.

Alt-J- Lollapalooza (22 Juillet)

Hana : Alt-J, c’est un peu le groupe sur lequel je suis fangirl depuis le collège. Je les avais déjà vus quatre fois (impossible de m’en lasser), mais là, c’était la première fois que je les voyais de très très près : le son était donc très très fort, il pleuvait à torrent, on entendait les basses de l’affreux DJ Snake entre les morceaux car les scènes étaient trop proches… Et pourtant, la foule est restée, a hurlé Mathilda, dansé sur Deadcrush : un moment magique.

Mogwai – Grand Rex (23 Octobre)

Clara : Voir l’un des plus grands groupes de post-rock en live était dans ma bucket list mais jamais je n’aurais cru que ce serait au Grand Rex, avec son décor baroque et ses fauteuils en cuir. C’était incroyable. Mention spéciale à l’un de mes collègues présent ce soir-là qui, à 5 secondes du début du concert, nous glisse « j’espère que vous avez bien pris vos boules Quiès ». Bien sûr que non. Je suis donc ressortie avec l’audition diminuée de moitié, les yeux humides d’un mélange de larmes et de sang et une vénération éternelle pour Mogwai.

Les artworks.

Girls In Hawaii – Nocturne

Ingrid : J’ai d’abord été attirée par les couleurs et ensuite par la texture de cette peinture acrylique. La pochette est à l’origine un tableau de l’Anglais Tom Hammick.

King Gizzard & The Lizard Wizard – Polygondwanaland

Hana : Je choisis cette pochette rien que pour les théories qu’on retrouve à son sujet sur Reddit, et aussi parce que je n’y comprends pas grand-chose et qu’elle me fascine quand même.

Baxter Dury – Prince of Tears

Clara : Pour moi, cette pochette raconte une histoire à elle toute seule. Au recto tu vois Baxter en costume blanc, en plein milieu du désert, qui grimpe difficilement une dune. Au verso les jambes de Baxter en l’air, qui plongent derrière ladite dune. Tu t’imagines un lendemain de soirée à la Very Bad Trip, ou une insomnie qui l’a poussé à quitter son hôtel marocain et errer jusqu’au matin dans le désert. Ou bien rien de tout cela, simplement parce que c’est Baxter Dury.

 

Les clips.

Alvvays – Dreams Tonite

Ingrid : Le clip est fait d’extraits filmés en 16mm du parc expo de Montréal en 1967. Ils ont incorporé Molly et le reste du groupe aux images en utilisant le même genre de caméra. Le clip très vintage et coloré, correspond tout à fait à leur musique dream pop et à ce titre très rêveur.

Baxter Dury – Prince of Tears

Hana : Premier clip sur la thématique du combat de la sélection, qui vient accompagner le superbe Prince Of Tears. Baxter Dury souffre, physiquement parce que la boxe ça fait mal ; mentalement, parce que les chagrins d’amour blessent bien plus profondément. Et pourtant « he wiped his eyes and smiled », parce que Baxter c’est le prince du ring.

Melanie de Biasio – Your Freedom Is The End of Me

Clara : Cette vidéo est très belle. D’un côté l’atmosphère tendue d’un combat de catch (oui, on aime bien ça apparemment), la tension virile entre les deux hommes et de l’autre la grâce de Melanie de Biasio, qui virevolte autour du ring. Elle observe le combat avec malice car elle sait qu’à la fin il n’en restera plus qu’un, son vainqueur. Your Freedom Is The End of Me – the arena of failed obsessions c’est plus que de la bagarre, c’est un combat d’ego …

 

Les sorties 2018 (à l’unanimité).

Black Rebel Motorcycle Club – Wrong Creatures

En septembre, le titre “Little Thing Gone Wild” est lâché sur la toile. Les guitares ronronnantes, la ligne de basse qui te fait hocher la tête : aucun doute n’est possible, BRMC is back, ça nous donne des frissons. Et on peut vous assurer que le reste de l’album est tout aussi bon.

Jonathan Wilson – Rare Birds

Jonathan Wilson, c’est l’homme qui se cache derrière les productions de Father John Misty et qui prend le rôle de David Gilmour sur les tournées Pink Floyd de Roger Waters. Ça donne une idée du talent du mec … “Rare Birds” sera son troisième album, et on l’écoute en boucle. Depuis 1 mois. En ce moment-même par exemple.

Cosmo Sheldrake – The Much Much How How and I

Cosmo fait partie de ces artistes rares : ceux qui sont capable à la fois d’avoir un son unique et de parler à un public large. Après avoir sortis plusieurs singles et un EP en 2015, son premier album sera disponible en Avril prochain. Il ne faut pas passer à côté de cet album.