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Dernier jour (déjà) de cette édition 2022 après une première partie limitée en rock, le festival nous promettait un planning bien chargé pour ce dimanche. Si habituellement, le week-end est un peu plus mainstream, cette année, il fallait surtout être présent le dimanche.

You Me At Six (Main Stage).

Ce groupe anglais, dont le nom vient de l’heure à laquelle ils avaient l’habitude de se retrouver pour répéter, nous attendait de pied ferme à 15h cette fois sur la main stage du MSF.
Bien décidés à réveiller leur public, ils ont fait résonner batterie, basse et guitares dans toute la citadelle. Le public arrageois a répondu favorablement au groupe en secouant les bras en l’air ou en sautant avec énergie après le « Chantez avec nous ! », lancé par le chanteur anglais. Ça remue la poussière du main square ! Un petit moment pop rock sympathique qui nous laisse espérer une belle dernière journée ensoleillée même si le groupe reste clairement dans le registre pop/rock FM.

City Morgue (Green Room)

Un groupe de rap américain qui a tout simplement décidé de tondre la pelouse (que t’as pas eu le temps de tondre chez toi) en arrachant littéralement l’herbe du sol de la Green stage. Comment ? Composé de trois artistes, un DJ à la chevelure enflammée et deux chanteurs, le groupe fait voler les décibels et pousse les basses à fond pour faire vibrer toute notre cage thoracique. Ils remuent comme des ouf, surtout le DJ en feu, rappelons-le, et nous font bouger aussi. Dès le deuxième morceau, les voilà à réclamer un pogo de l’enfer car oui, les slams, circle pits ne sont plus l’exclusivité du rock ou du métal. On avait un doute sur la météo ce matin mais même si le soleil n’avait pas pointé le bout de son nez, on n’aurait pas eu froid avec ce groupe qui nous a donné chaud, très chaud… Des morceaux qui s’arrêtent de manière abrupte, nous laissant un peu pantois. Seuls les plus forts ont pu rester au devant de la scène à pogoter plus fort que jamais. De la poussière, on en a bouffée ! City Morgue a bien failli nous tuer et représente clairement une des très bonnes surprises live de cette édition !

 

Last Train (Main Stage)

Un accueil à la flûte de pan plus qu’original pour ce groupe de rock alsacien qu’on connaît bien. Mais ce n’est qu’un leurre et les guitares résonnent bientôt immédiatement sur la main stage. Et ce n’est pas une première pour Last Train puisque le chanteur nous rappelle qu’ils étaient déjà venus sur cette même scène il y a 6 ans. Connu désormais à l’international, le groupe sait comment faire vibrer le cœur du public, oscillant entre des moments calmes et suspendus et, à l’inverse, des envolées de guitares qui nous prennent aux tripes progressivement et intensément. Le groupe sait jouer (et c’était annoncé dès le début du concert) le froid et le chaud. Un son qu’ils maîtrisent à merveille, qui fait du bien, qui nous remue, un nouveau très beau concert de rock qui fait plaisir avec, clairement, l’une des valeurs toujours sûres de la scène rock FR.

 

Brass Against (Greenroom)

C’est la guitare qui ouvre le bal de ce groupe de cuivres new-yorkais qui fait des reprises des plus grands tubes de rock et de rap. Et la chanteuse Liza Colby (qui n’est donc pas Sophia Urista désormais plus connue pour ses frasques de vessie que son chant) ne ménage pas ses efforts tant sur scène que dans la foule pour nous embarquer dans leur show. Après un discours s’indignant de la dernière décision de la Cours Suprême dans son pays à propos de l’IVG, la chanteuse parvient à faire l’unanimité, chacun des spectateurs brandissant le poing en l’air comme elle, tout en clamant à l’unisson : « LOVE ». Un groupe original donc et qu’il faut prendre au sérieux car les messages qu’ils soufflent dans leurs cuivres aux quatre coins du monde ne sont qu’amour et tolérance. À bon entendeur !
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Skip The Use (Main Stage)

Le groupe lillois a encore enflammé la Citadelle, prônant toujours la joie, l’amour et la tolérance. Des messages simples qu’il est pourtant bon de se rappeler en ces temps troublés. Comme à son habitude, Mat Bastard, pas peu fier de sa région, a créé une gigantesque communion entre tous les festivaliers ou presque. Un moment familial durant lequel il nous présente d’ailleurs sa famille. Avec beaucoup d’humour et de simplicité, le groupe a réinterpreté ses plus grands tubes et offert des chansons de son nouvel album « Human Disorder ». Comme Last Train, nos compatriotes savent occuper l’énorme espace offert par la main stage mettant à contribution l’ensemble du public, invitant les gens sur scène, allant se percher sur des locaux pré-fabriqués, comme d’habitude, il fut compliqué te tenir en place ce coquin de Mat ! Bref, on ne s’ennuie clairement jamais.

 

Junon (Le Bastion)

Du bon gros son comme on les aime. Mélodies tantôt planantes tantôt lourdes et profondes, basses à fond, guitares et voix saturées… Les festivaliers valident le talent du groupe en bougeant les cheveux à l’unisson sur leurs rythmes endiablés. Ross me glissera que le groupe en profite pour tester de nouveaux titres, un LP étant attendu pour la fin d’année. Ceci étant dit, le groupe n’en oublie pas ses « classiques », toujours aussi efficaces « Flood Preachers » ou encore « Carcosa ». Et même si Skip The Use, sur la Main Stage, aura pas mal vampirisé le public, la seconde partie de set permettra au groupe de s’exprimer pleinement devant un bastion plus rempli et qui ne manquera pas de les acclamer en fin de set.

Sum 41 (Main Stage)

Clairement l’une des têtes d’affiches du jour tant leur nom aura été murmuré au sein du public durant la journée. La scène s’ouvre sur un immense squelette aux yeux rouges avec un énorme doigt d’honneur. Le ton est donné mais entre ce squelette et le T-shirt Iron Maiden de Derrick Whibley, difficile de ne pas penser à Eddy, mascotte de Maiden. Sum 41 est venu foutre le bordel et les arrageois n’attendaient que ça. La foule est en liesse devant des musiciens qui donnent tout alors qu’il s’agit de leur second concert sur le même jour. Les américains étant passés par Werchter, de l’autre côté de la frontière belge quelques heures auparavant. Les guitares résonnent, la batterie joue fort. Sum 41 était attendu de pied ferme et ils n’ont pas déçu en claquant la plupart de leurs tubes « In Too Deep » ou encore « Still Waiting » qui viendra conclure un set convaincant et place » sous le signe de la Californie et du skate rock. Sum 41 auront prouvé qu’ils sont encore attendus en regard des différentes générations qui ont profité du concert.

Twenty One Pilots (Main Stage)

Déjà passés par la Green Room, il y a quelques années, les américains étaient, cette fois, attendus sur la Main Stage et en boss de fin de cette édition. Comme à l’heure habitude, ils sont arrivés cagoulés mais on les a bien reconnus : il s’agit des Twenty One Pilots qui entament leur concert par l’un de leurs plus grands tubes « Heathens ». Le pianiste et chanteur, Tyler Joseph, et le batteur, Josh Dun qui composent le groupe, sont accompagnés d’un orchestre avec cuivres et guitares. Et ils nous font le show : salto arrière sur le piano, canons à fumigènes… Tout y est pour enflammer une dernière fois la scène principale du Main Square ! Le groupe décide ensuite de faire plusieurs reprises en passant d’Elton John à George Michael. Un choix surprenant qui fera le plaisir du public, profitant à fond des dernières notes de musique avant la clôture des portes sur cette édition 2022.

Alors okay, ce n’était pas l’édition la plus rock qui soit sur ces 4 jours et on était très déçus de ne pas voir Turnstile et les Pixies mais le dimanche nous aura pas mal obligés à passer d’une scène à l’autre pour profiter de l’ensemble de la programmation, preuve que nous n’avons pas été si malheureux malgré les soucis de santé sur et en dehors de la scène, on ne cachera pas notre satisfaction d’avoir pu renouer avec les événements en plein air !

On en profite aussi pour remercier, comme à chaque fois, Myriam et son équipe du service presse, toujours aussi présent(e)s et dispo pour accompagner les photographes rédacteurs sur ces éditions du Main Square (cœur avec les doigts). Oui, on avoue, cette année, on était aussi très très contents de retrouver les collègues photographes, journalistes, Myriam et son équipe donc ! Une belle manière de lancer l’été sous un soleil, souvent au rendez-vous lui aussi, pour le MSF qui devrait revenir en 2023 sous son format 4 jours si l’on en croit les récent propos de son directeur, Armel Campagna.

Pour lire le report du samedi, c’est ici !