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La conclusion à laquelle on était arrivés l’an dernier c’était que l’organisation du Hellfest était maintenant parfaite, si on passait sur le difficile accès à la Warzone. Cette année la scène hardcore a été refaite pour un résultat assez spectaculaire. Donc c’est parfait parfait ? Réponse plus bas.

Descente aux Enfers

Comme c’est maintenant la tradition, on attend l’ouverture du festival devant la cathédrale pour passer la fameuse porte des Enfers.

D’autant plus qu’il fallait être à l’heure ce vendredi matin pour ne pas rater les trente minutes de Monolord ! Trente minutes soit trois chansons. Avec “Vaenir” le trio a posé un des meilleurs albums de doom de l’année dernière et c’est après un simple « Good morning » qu’ils nous en font profiter avec le titre d’ouverture « Cursing The One ». Viendra ensuite le single inédit « Lord Of Suffering » dont la sortie est prévue pour début août. Et pour bien finir, leur classique sleepien « Empress Rising ». Une fois les trois suédois partis on se dit que c’était quand même dur de nous mettre le groupe le plus destructeur de nuques en première position. Le week-end commence à peine et on a déjà plus de cou.

Pas le temps de niaiser, on court découvrir la nouvelle Warzone avec le concert de Cowards qui commence cinq minutes plus tard. La scène est magnifique, mais le public est pour le moins clairsemé, début de journée oblige. Le groupe est en plus de ça touché par la malédiction « salle de classe » : c’est à dire qu’on a quelques hardcores au premier rang accrochés à la barrière et le reste du troupeau un peu plus loin qui préfère rester à une distance raisonnable de peur de se faire remarquer. Ceci crée une certaine awkwardité dont le ramage ne se rapporte au plumage que du malaise que les… vous avez compris. On comprend rapidement la cause du fossé : un type torse nu, masque d’Iron Man et casque de soldat sur la tête, qui provoque tous les mecs suffisamment courageux pour se mettre devant, mais pas assez pour bouger au rythme de Cowards.
La musique de Cowards étant pleine de rage et de haine, elle correspond donc parfaitement au sentiment du groupe sur le moment, qui outre ses mimiques de psychopathes en profitera pour caler quelques doigts d’honneur en direction du public, ou carrément pour l’imiter en croisant les bras.
Autant dire qu’on était devant un groupe qui se révélait tout particulièrement dans l’adversité et qu’on a eu droit ce jour là à une très belle prestation des parisiens.

Retour sur la Valley pour un set nettement plus peace, celui de Stoned Jesus ! C’est le premier concert bien rempli de la journée et si on considère qu’il a commencé à 11 h 40, on peut dire que les ukrainiens étaient attendus. La tente s’emplit de vapeurs illicites et d’un heavy psyché à faire tripper un mort. Le concert commence et s’achève avec les deux pièces maîtresses de « Seven Thunders Roar » : « Electric Mistress » pour mettre tout le monde dans le bain et l’incroyable « I’m The Mountain » pour repartir le cerveau en ébullition.

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Wo Fat, ah Wo Fat. Que dire à part « wow, fat ! ». C’est tout pour moi, merci Clisson !

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Poids lourds

Quand Windhand a annulé sa tournée européenne, on a clairement fait la gueule. Mais quand le Hellfest a annoncé Ramesses en remplacement il a fallu reconnaître que c’était très bien joué de leur part.

Petit rappel géopolitique : en 2003 c’est le début de la fin pour Electric Wizard avec le départ de sa section rythmique : Tim Bagshaw (basse) et Mark Greening (batterie). Les deux lascars partent former Ramesses avec Adam Richardson. Alors que le Wizard ne cessera de polir son son pour toucher les masses, Ramesses prendra la direction opposée avec une musique et une image toujours plus malsaines.
Mais Ramesses se sépare en 2012. L’année suivante Mark retourne chez Electric Wizard le temps d’enregistrer « Time to Die », puis se refait virer en 2014.
Enfin en 2015, les deux dissidents d’origine Tim et Mark s’associent à Lee Dorrian (ancien chanteur de Cathedral et patron de Rise Above Records) pour créer With The Dead et sortir un album de doom de haut niveau dont le but non avoué est d’en coller une à Electric Wizard. Mission accomplie.
L’histoire pourrait s’arrêter là, mais vous vous demanderiez alors pourquoi on retrouve Ramesses ce vendredi à 14h20 sous la Valley. C’est la chute de la blague : début 2016, Mark Greening réussit à se faire virer de With The Dead ! Pour raisons « personnelles et politiques », mais on évitera de trop spéculer là-dessus. Toujours est-il que le Mark ne s’avoue pas vaincu et reforme Ramesses, sans Tim Bagshaw qui reste chez With The Dead donc, mais avec le bassiste/chanteur du groupe Adam Richardson.

Et sinon le concert c’était comment ? C’était dantesque. Ramesses est entré sans un mot, a brûlé le village, exécuté les parents et dévoré les enfants, puis s’est barré, nous laissant aussi fascinés que traumatisés. On retiendra surtout le jeu du multi-viré batteur et son feeling incroyable, même si les deux chevelus nous auront également prouvé leur connaissance approfondie de l’art de la guerre.

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Retour aux Main Stages sous un soleil brûlant pour apprécier le set des maîtres ambianceurs Mass Hysteria. Ce concert était à ne pas rater parce qu’on nous avait promis un petit événement : une nouvelle tentative pour battre le record du plus gros wall of death du festival, jusqu’alors tenu par Dagoba. Le dernier essai avait eu lieu l’an dernier quand Cavalera Conspiracy jouait « Roots Bloody Roots », mais une sale coupure de courant avait interrompu le concert au tout début de ladite chanson. Le groupe s’était alors tiré… pour ne finalement pas revenir. Misérable échec.
Cette année le public du Hellfest compte bien tenir sa vengeance. La chanson « Plus que du metal » comporte les paroles « est-ce que vous êtes prêts pour un wall of death » et le groupe a été informé de l’événement. Tout est en place.

Les majoritaires titres du nouvel opus « Matière Noire » s’insèrent sans effort dans la setlist et font autant sauter le public que les anciens titres. Comme c’est maintenant leur habitude Mouss (chant) et Yann (guitare) descendent au milieu du circle pit pour vivre la machine à laver de l’intérieur. C’est la fête, tellement la fête qu’on ne se rendra compte qu’après coup qu’ils n’ont pas joué « Contraddiction ». Mais surtout, on attend. Et quand « Plus que du metal » retentit on se rend compte qu’on est beaucoup à être au courant du plan. Avant même qu’on nous dise quoi que ce soit la foule se sépare en deux et exécute un joli petit braveheart sur le premier « est-ce que vous êtes prêts pour un wall of death ? ». Ce n’est qu’après que le groupe ait coupé le son et encouragé le public (« Eh il est tout pourri votre wall of death ! Coupez-vous en deux ! ») que les choses sérieuses commencent. La foule crée un couloir qui va de la scène jusque derrière la tour droite avant de se réunir dans une scène digne de l’épisode de Game of Thrones diffusé deux soirs plus tard. L’énergie n’est pas perdue puisque le groupe enchaîne directement sur l’obligatoire « Furia » de fin de concert et laisse les spectateurs avec un souvenir assez impérissable.
Alors ont-ils fait mieux que Dagoba deux ans plus tôt ? Un rapide examen laisse penser que oui, même si la configuration des Main Stages était différente. Mais on peut dire qu’ils laissent en tout cas de très belles images qui feront une belle vitrine pour le metal hexagonal.

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Séquence culte

Radical changement d’ambiance avec les pionniers du drone Earth. Du drone certes, mais à visage humain. On est bien loin de ce que fait Sunn O))), qui jouera d’ailleurs plus tard sur la même scène. La mélodie est ralentie jusqu’à friser l’abstraction mais reste toujours perceptible. Côté setlist, on est plutôt gâtés et le public réagit bien lorsque Dylan Carlson annonce de sa voix nasillarde le classique “The Bees Made Honey in the Lion’s Skull”. Un peu après le début du concert Boris se penche vers moi : “Regarde, le chanteur il a une queue !”. Bien oui c’est un homme alors logiquement… ah. Oui. Dylan Carlson porte à la ceinture une magnifique queue de fourrure qui lui pend entre les jambes. Devant tant de minimalisme, on restera aussi hypnotisés par le jeu de la batteuse Adrienne Davies dont les amples mouvements donnent à l’ensemble une allure de cérémonie chamanique.
Dylan précise que l’avant-dernier morceau n’a pas de nom, tout simplement parce qu’il est tellement nouveau qu’ils n’ont pas encore eu le temps de lui en trouver un. Le public apprécie et le fait entendre. Évidemment, cinquante minutes pour un concert de Earth c’est court, d’ailleurs c’est cinq morceaux. Si vous n’êtes pas trop mauvais en maths vous avez déjà calculé le temps moyen d’un morceau. Mais ce ne sera peut-être pas une si mauvaise chose si on considère que cela aura évité de lasser le public non-initié qui découvre le groupe ce soir là.

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Vétérans toujours avec les Melvins qui font leur entrée dans la Valley. Ils sont cette fois en configuration minimum puisqu’on compte un bassiste (Steve McDonald), un batteur (Dale Crover) et un King Buzzo (King Buzzo). Avec deux jours d’avance sur la fête de la musique, le trio exécute un grand nombre de reprises, six en tout. Les fans sautillent gentiment, mais jusqu’à la fin du concert la sauce ne prendra jamais vraiment et on oubliera finalement assez rapidement cette prestation en demi-teinte.

Lave et fusion

Place enfin à un des gros événements de la journée. Celui-ci ne parle pas allemand mais pas loin. Oui parce que pour un non-germanophone, le kobaien et l’allemand c’est pareil. Vous l’aurez compris, ce soir la tente dédiée aux groupes bizarres dont on ne veut pas ailleurs accueille Magma !
Earth avait fait cinq morceaux en cinquante minutes. Magma démontrera qui c’est le patron question expérimental en en jouant deux en une heure tout rond ! Bim. Le deuxième morceau sera tout de même le culte « Mekanïk Destruktïw Kommandöh ».

La première chose qui frappe, avec mauvais jeu de mot, c’est la rythmique. De ce côté là le Hellfest compte beaucoup de types de jeu différents, mais on avait sûrement ce soir le seul batteur jazz du festival. Le départ se fait assez froid, mais le public entre progressivement dans le magma, jusqu’à communier comme il se doit avec la bande d’extra-terrestres.

Après une fine observation du public dont même une ceinture noire de sociologie serait incapable, je suis désormais en mesure de vous annoncer que j’ai compris Magma ! Ça parait très compliqué vu de loin mais c’est en fait très simple une fois qu’on connaît le truc. Les moments d’orgasme collectif où tout le monde se fait dessus, c’est les passages où le chanteur et les deux choristes chantent en même temps. Sur scène ça entre, ça sort, mais tant qu’il en manque un des trois vous êtes tranquilles, les réactions de vos voisins se limiteront à des hochements de tête, rarement plus. Maintenant si les trois sont là en même temps vous pouvez commencer à vous préparer… Et dès que c’est parti, mes aïeux, la transcendance ! Toute la tente les bras en l’air, David Guetta tu peux pas test !

L’Enfer c’est les autres

En sortant de la tente force est de constater que la population du festival a doublé. La porte des Enfers continue de vomir des papas en continu et la raison dicterait d’aller directement se placer pour Rammstein. Mais on ne vient pas au Hellfest pour être raisonnable et vingt minutes de Converge valent bien qu’on prenne des risques.
Malgré la triste (SPOILER) suite de l’aventure il serait difficile de regretter cette décision tellement les gars de Salem ont été bons ce soir. Le gros de la populace étant logiquement déjà placé pour Rammstein, il est très facile de s’approcher et même si le pit se fait un peu vide, la présence sur scène compense largement.
Leur prestation d’il y a quelques années n’avait pas laissé un grand souvenir, mais c’est un Jacob particulièrement en forme et en voix auquel on a eu droit ce soir. Ça aurait pu être un des concerts du festival mais… l’heure tourne et il faut déjà partir.

Passage devant Dropkick Murphys qui termine traditionnellement son set en « SHIPPIN’ UP TO BOSTON WOOHOOOO ! » et marche très rapide entre les gens pour atteindre l’habituelle poche libre permettant de se faufiler plus facilement vers la scène. Mais rapidement les chemins se referment. Squattage avec les quelques groupes qui se faufilent jusqu’à ce que ce ne soit purement et simplement plus possible. Paysage d’horreur, une mer de têtes statiques se dresse des Main Stages jusqu’aux Altar/Temple. Je me retrouve coincé, incapable d’avancer ou de reculer, la distance jusqu’aux scènes et la densité de population rendant vaine toute tentative.
Selon ma position, je vois un des écrans quand la configuration des têtes devant moi est juste et la scène en tout petit quand je suis sur la pointe des pieds. A ma gauche, deux couples d’amis, la quarantaine, accompagnés par eul’ fiston, qui se verra ordonné par eul’ papa de se mettre derrière parce qu’il lui bouche la vue. Eul’ papa est d’ailleurs particulièrement actif puis qu’il bloque avec son dos ou son ventre toute personne qui tenterait de se déplacer, même pour reculer. Chacun sa place, bouger c’est tricher. D’ailleurs le malheureux qui tentait d’accéder à l’espace VIP se souviendra sûrement de lui après qu’il ait essayé de l’attraper pour se battre avec lui, puis finalement le laisser partir en le traitant de connard. Oh il y avait bien sa femme, qui en lui jetant des regards amoureux a fait remarquer que son homme était vraiment incorrigible. Le pote du papa était bien aussi. Entre chaque chanson on a eu droit à « Eeeeeh on s’fait chier ! Faut envoyer là ! Roquenne roooooool ! ». A ma droite, un petit, la vingtaine, accompagné de sa copine. Le mec a passé le concert à chanter les chansons en playback, de peur de créer un début d’ambiance.
J’ai donc vu Rammstein, enfin j’ai passé une heure et demi à regarder la télé sur la pointe des pieds. La prochaine fois ce sera en DVD.

Retour en adolescence

Il est minuit quarante et le gros de la plèbe part se coucher, parce que tu comprends, un jour ils se sont couchés à minuit dix et bonjour comment ils étaient fatigués après ! Bref, il reste un concert et en remontant le courant on est pas si mal quand commence le set de The Offspring.
La bande débarque et attaque directement sur « You’re Gonna Go Far, Kid », avec un sérieux problème de micro pour le chant et quelques larsens intempestifs. Heureusement, ça ne dure pas. Ils enchaînent avec « Want You Bad » et à partir de là le set prend des airs de triple best-of. Impossible de ne pas rire en les voyant. Dexter arbore désormais un triple menton et Noodles doit faire à peu près deux fois son âge. Malgré ça, les vieux ados s’époumonent sur tous les tubes crétins qu’on adore. Pas la peine de faire la liste, ils ont tout joué. Toute la fosse danse et les doigts se lèvent pendant « Americana ». La fatigue de la journée disparaît et on rentrera au camping le sourire au lèvres avec le sentiment de s’être bien marré.

Le vendredi de Boris

Comme tous les premiers concerts de vendredi du Hellfest, c’est loupé pour The Shrine. Dommage, leur skate punk en première partie de Red Fang dans le petit Connexion de Toulouse m’avait laissé un chaleureux souvenir. Je retrouve donc Foofree sur Stoned Jesus : on va passer pas mal de temps ensemble sous la Valley pendant ces trois jours et ça ne peut pas mieux démarrer ! Un set de stoner parfait et ce magique “I’m the Mountain” ! Avec un démarrage comme ça, je renonce donc à Nashville Pussy et continue sur la lancée Valley – stoner avec Wo Fat. Pas aussi entraînant que Stoned Jesus, mais plaisant. C’est suivi de Ramesses qui nous présente l’autre visage de la Valley, sombre, brutal, sans pitié, très bien résumé plus haut.
Petit bol d’air avec Mass Hysteria qui fout un sacré bordel : gros son & grosse ambiance. Mais petit bol d’air car tout le blabla autour des titres est vite usant.

Au milieu de tous les groupes de stoner ou de doom, la Valley est tout de même devenue cette année la zone expérimentale du Hellfest. En ce premier jour, c’est Jambinai qui représente la touche d’originalité : des sud-coréens (déjà assez original en soit en terre métalleuse clissonaise), qui mélange instruments modernes et traditionnels. Le mix est excellent, très rythmé par la batterie mais en conservant énormément d’atmosphère grâce aux nappes des instruments exotiques. Le public plane et je regrette rapidement de ne faire que la deuxième partie de concert !

Petite dose d’Anthrax sur la Main Stage, c’est toujours bon à prendre. Joey Belladona est en forme, n’hésitant pas à emprunter la caméra d’un cadreur pour filmer lui-même le public. Par contre, je me suis fait avoir comme un bleu par Earth et l’hypnotisante Adrienne Davies : j’ai attendu que les titres démarrent. Erreur fatale pour du drone : j’ai tenu 20 minutes avant de rejoindre la Norvège et le fun de Turbonegro. “Get It On” & “I Got An Erection”, parfait !

Avis bien différent de mon collègue pour les Melvins en configuration mini, que j’ai trouvés bien barrés avec des titres rythmés, tout en évitant de tomber sur les titres expérimentaux-comiques de certains albums. Dans un autre registre, c’est loupé pour la dose annuelle de viking festif : la Temple déborde et impossible de s’approcher pour Korpliklaani. Tant pis, je pars me placer pour Rammstein avec pas mal d’avance, ce qui me vaut d’endurer Volbeat pendant une demi-heure. Bug de la matrice pour Dropkick Murphys : exactement comme en 2012, je les regarde depuis la Main Stage 1 en attendant un autre groupe, mais surtout en regrettant de ne pas être dedans. Un jour j’irai vraiment les voir, un jour !

C’est noir de monde et limite supportable pour Rammstein, qui balance un très gros show. Je me dis tout de même que sans la mise en scène et les flammes, les titres ne sont pas toujours très intéressants. Ça reste un regard de quasi-puceau du groupe et la pyro fait aussi parti du truc en concert. Ça reste donc une très bonne expérience, que j’aurais encore plus appréciée en respirant mieux.

Déjà bien fatigué, j’ai hésité à partir avant les Offspring, souhaitant rester sur le souvenir mémorable d’un Trabendo en 2008. Motivation retrouvée, c’est une grosse frayeur que le groupe nous fait sur les premiers titres, avec un Noodles en anorak et des pains un peu partout à la guitare. Le manteau tombé, tout s’améliore et tout le monde est dedans. The Offspring c’est au final un dénominateur commun au Hellfest : malgré les profils très variés dans le public c’est le genre de groupe dont tout le monde connaît les titres.