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De retour deux ans après son dernier passage à Paris, Band of Skulls est à Paris pour présenter ‘By Default’, leur quatrième album disponible le 27 Mai. Russell, Matthew et Emma nous ont donc parlé de l’enregistrement de ce quatrième album.

Paris, jouer, boire et manger

Comment s’est passée votre arrivée ici, depuis l’Angleterre ? 

Très bien, les premiers shows se sont bien déroulés et la journée a été assez remplie avec l’enregistrement de l’Album de la Semaine à Canal +. On a eu l’occasion de voir l’émission avec les marionnettes (les Guignols) où il y avait Donald Trump qui était caricaturé. Ça sera diffusé la semaine prochaine, on est dans la file derrière Iggy Pop. (rires)

La dernière fois que j’ai vous ai vu à Paris, c’était pour la première partie de Queens of The Stone Age et aussi pour votre Trabendo il y a deux ans. Qu’est-ce que ça vous fait de revenir ?

On avait besoin de prendre du temps après une longue tournée de 2 ans. C’est génial, on peut présenter notre nouvel album, on a eu la possibilité de revoir des personnes qu’on a rencontré dans le passé. 

Est-ce qu’il y a des endroits où vous aimez vous arrêter à Paris ?

On a assez peu de temps libre en général : on reste un soir pour le concert, dans la journée il y a toujours une interview, une TV ou une radio… Donc tu as juste le temps de trouver un coin sympa pour boire, manger mais c’est tout. Tu travailles, tu ne fais pas le touriste donc tu es à moitié là.

“Un endroit très accueillant, comme toutes les églises. Enfin, si je puis dire…”

Nouveau label, nouveau décor pour l’album, qu’est-ce que vous vouliez changer pour ce troisième disque ? 

Il nous fallait du temps après la longue tournée. Du temps pour composer, pour écrire plus de chansons et on a donc pris 3 mois pour écrire le disque dans une église. 

Pourquoi avoir choisi une église ? 

L’opportunité s’est présentée. Ça tombait bien car on voulait retourner dans notre ville natale et le fruit du hasard a fait qu’une église était dispo. C’était nickel : le son était incroyable. Elle est toujours fonctionnelle. Au fil du temps, il y avait un mariage, un baptême ou un décès et le prêtre venait nous servir du thé et des biscuits de temps à autre. Un endroit très accueillant, comme toutes les églises. Enfin, si je puis dire. (rires)

“Parfois tu peux choisir un producteur et l’étincelle magique ne vient jamais.”

Feel Like Dancing

Cet album est nettement plus dansant, avec des titres comme Black of Beyond par exemple. Ou du moins sur un aspect où vous ne l’avez jamais été. C’était intentionnel ou c’est venu “comme ça” ?

Ça vient du constat que l’on n’avait pas envie de se répéter.  On a regardé notre travail respectivement et à chaque album précédent, on n’a pas eu le temps de respirer. Maintenant, ça va être à nouveau le cas avec la tournée mais le but sur ‘By Default’, c’était d’explorer des terrains sur lesquels nous n’étions pas allés.

Comment préférez-vous composer : en récupérant des morceaux pas gardés sur les anciens disques, en jammant ou en écrivant tout ensemble ?

A la base, on essaie de revenir à ce qui a été rejeté sur le précédent comme base de travail. Comme on a eu plus de temps ici, on a plus composé ensemble. Aussi, on a essayé d’apprendre de nouvelles choses pour pouvoir changer un peu le style de nos morceaux.
Band-of-Skulls
En changeant de producteur, qu’est-ce que vous attendiez de quelqu’un comme Gil Norton ? 

Ça vient encore de l’envie de ne pas se répéter. Il y avait un risque à prendre en changeant de producteur : l’étincelle magique ne vient pas et tu te trouves bloqué avec quelqu’un qui te gêne dans ta création. Mais ici, l’intérêt était de ne pas savoir ce qui allait se passer, d’apprendre de cette collaboration et avec un peu de chance que ce soit réciproque pour que Gil pense la même chose. (rires)

Sur scène comme en studio, vous êtes restés à trois depuis le début. Est-ce que pour étendre vos possibilités vous avez pensé à rajouter des personnes à l’équation ? 

Il y a en effet notre ami Milo qui nous a rejoint sur scène pour cette tournée. Il est originaire également de Southampton et nous permet de ne plus faire de concessions sur le rendu de nos chansons en live avec un peu de clavier et des percussions. Et c’est très plaisant après 10 ans de pouvoir aussi apporter de la variété par ce biais.  

Projets parallèles et blagues

Votre musique a souvent été utilisée pour des séries TV, du cinéma ou dans des jeux vidéo. Est-ce que vous avez été approché pour réaliser une bande-son complète ? Est-ce que ça vous intéresse ?

Nous sommes très contents de pouvoir participer à ce genre de projets, via l’intégration de l’une de noschansons car ça permet toucher plus de personnes. Pour l’écriture de chansons dédiées, nous avons déjà eu ce genre de propositions mais il faudrait que ça colle en fonction du projet proposé. Si les planètes s’alignent, pourquoi pas ? 
On a déjà eu pas mal de compositions qui ne servent pas pour Band of Skulls et qui pourraient faire l’objet d’autres projets mais nous n’avons pas encore trouvé le temps, ni vraiment réfléchi comment les exploiter. 

Vous écoutez quoi en ce moment ? 

Emma : pas d’albums en particulier, plutôt des radios que je peux trouver sur le net lorsque nous sommes en voyage, que ce soit aux Caraïbes, aux Etats-Unis ou en Australie. 
Russell : J’aime beaucoup Lianne La Havas et le groupe Mothers récemment. 
Matt : je me fais des playlists mais pas d’artistes récurrents ou d’albums complets.
Généralement, nous essayons de nous intéresser à d’autres artistes une fois que l’on a fini d’enregistrer. En fonction de ce qu’on a raté pendant la période ou de ce qu’on peut voir dans les festivals.

Dernière question: quelle est votre blague favorite ou la dernière chose à vous avoir fait rire en tournée ? 

À bien réfléchir, on n’a pas de blague qui me vient à l’esprit. C’est plus un enchaînement sans fin de private jokes et de foutage de gueules. (rires) 

Band Of Skulls est au début de sa tournée et tu pourras les croiser à Dour, Benicassim et sûrement ailleurs très vite car leur agenda les voit déjà tourner jusqu’à novembre prochain en passant principalement par les Etats-Unis et l’Europe.