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Déjà 4 albums en 8 ans pour Metz et Atlas Vending est loin de sonner l’heure de la redite. Au sein d’un trio armé pour déclencher le déluge à chaque seconde, Alex Edkins revient sur l’histoire de ce nouveau disque dans une troisième interview après la Route du Rock en 2013 et le Pointu Festival l’an passé.

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Addiction Maximale.

Merci pour Atlas Vending, je n’arrive pas à décrocher. Ca doit faire au moins une cinquantaine d’écoutes depuis la fin juillet. Comment vous avez commencé le travail ?

Il n’y avait pas vraiment de changement dans l’état d’esprit : nous avons juste laissé la musique guider le chemin, elle vient toujours en premier, influence les paroles et tout le reste. Nous nous sentions confiants et excités et nous savions que la musique que nous faisions nous mènerait ailleurs. Nous étions ouverts à aller là où nos esprits et nos cœurs nous mènent. Et où l’album nous mène. Sur ce disque, nous avons vraiment grandi en tant que groupe. L’idée était de capturer cela et de le faire d’une manière qui n’étouffe pas ou ne cache pas une partie de la nouvelle dynamique. Ou, si j’ose dire, la beauté de certaines des musiques que nous avons écrites. Nous voulions que ce soit percutant et en même temps très ouverte aux gens pour qu’ils puissent l’écouter encore et encore et ne pas trop s’épuiser. Qu’ils puissent l’assimiler.

” “Pulse” est censé être comme l’ouverture d’une porte. On laisser rentrer quelqu’un, pour mieux claquer la porte derrière lui. “

Le disque contient certains de vos morceaux les plus efficaces et catchys. Ca prend dès la première écoute et cela appelle aux écoutes multiples. Comparativement à II par exemple qui pouvait en effet être fatigant, sans vouloir dénigrer ses qualités.

Je suis d’accord. Nous voulions créer quelque chose qui soit un peu plus facile à vivre, qui s’adapte à différents scénarios. Enfin, personne ne va le mettre dans un café, dans une playlist chill-out ou quelque chose dans le genre. Mais on voulait que les gens le rejouent et continuent à le découvrir. Il y a une notion de voyage sur ce disque. Si tu commences avec “Pulse” et vas jusqu’au bout du “A Boat…” : c’est un voyage. J’espère que les gens l’écouteront de cette façon.

C’est vraiment un trip : démarrant par la grosse caisse d’Hayden et finissant par la transe de plusieurs minutes sur A Boat To Drawn In. Ce n’est pas le genre d’albums où tu vas juste sélectionner les meilleures, tu te dois de l’écouter en entier.

“Pulse” est censé être comme l’ouverture d’une porte. On laisser rentrer quelqu’un, pour mieux claquer la porte derrière lui. Lui faire réaliser qu’il ne peut pas s’échapper de ce monde avant de terminer son parcours dans le bateau qui l’emmène vers le coucher du soleil. Lorsque nous avons bossé sur la tracklist, c’était avec cette intention. Je pense que c’est le premier de nos albums qui peut être écouté comme un tout. Là où les autres étaient plus une collection de chansons.

Pour l’enregistrement, vous avez utilisé du nouveau matos ?

La plus grande différence musicalement, c’est d’avoir eu une approche à deux guitares. 

Avant, c’était toujours minimaliste à l’extrême. Ici, j’ai écrit au moins deux lignes de guitare par chanson. Ensuite, c’était très fun d’expérimenter avec différentes guitares, pédales, amplis pour avoir un son plus fouillé. Quelqu’un m’a mentionné que cela faisait référence à Fugazi ou Sonic Youth. Bien sûr, nous aimons ces groupes, mais je pense que la raison pour laquelle ils sont venus dans la discussion est liée à l’interaction de ces deux guitares que nous n’avions jamais utilisée auparavant. Selon moi, ce disque se démarque et nous a permis de faire plus de choses musicalement parce qu’il y a plus d’interaction et plus de mélodie entre les guitares.

C’était bin bin l’fun !

Vous avez construit la tracklist à la fin ou elle est venue naturellement ?

On ne savait pas comment ça allait se passer donc la tracklist a été faite à la fin.

“Pulse” a été la première chanson que j’ai écrite, c’était le premier aperçu que nous avons eu de l’album. Mais c’était sur une boîte à rythmes et ça ressemblait un peu plus à du Suicide que dans le produit fini. Ce qui est beaucoup plus massif avec le kick drum de Hayden.

J’ai en quelque sorte lié les chansons ensemble par les paroles et la narration. Pulse était l’intro, mais aussi la naissance, et puis tout au long des morceaux tu passes par des hauts et des bas de la vie. Comme l’amour, les peines de cœur et bien d’autres choses. Puis, à la fin, l’évasion qui peut être perçu comme une métaphore de la mort. C’est comme un cycle de vie de quelqu’un. C’est ce qui m’a aidé à séquencer le disque.

Pour la production, vous avez choisi deux nouveaux acolytes. Comment vous êtes vous rencontrés ?

Nous avons fait une tournée américaine dont Uniform, le groupe de Matt Greenberg, avait assuré souvent la première partie. Nous nous sommes bien marrés et sommes devenus rapidement amis. Nous avons trouvé son attitude très attachante. C’est un type heureux et énergique qui aime la musique et c’est ce que nous voulions dans la salle quand nous avons fait ce disque. Nous voulions que ce soit fun. Je ne sais pas si je te l’ai déjà dit, mais avec Chris et Hayden on se connait depuis si longtemps… Nous prenons ce groupe tellement au sérieux que, parfois, faire un disque peut être une chose sombre, trop sérieuse et nous finissons par vouloir nous entretuer. Nous avons fait en sorte qu’il y ait au moins une ambiance détendue dans la pièce. (rires)

Aussi, Seth Manchester qui a conçu, mixé l’album et qui possède le studio où nous avons travaillé. C’est le type le plus drôle qui soit, il est toujours prêt à faire des expériences en studio mais aussi à aller au bar après. C’était un très bon mélange : travailler comme des fous et de savoir quand s’amuser.

C’est en effet un album fun. Massif, violent mais pas agressif, le disque que tu vas écouter pour démarrer ta journée. J’ai lu que vous aviez même dormi au studio pendant les 2 semaines ?

Pour Strange Peace avec Steve Albini, nous sommes restés dormir aussi. Mais ce n’était que pour une semaine. Ici, c’était deux semaines et, en gros, tu dors à côté de la pièce où se trouve la salle de de contrôle. J’ai toujours voulu qu’il en soit ainsi : concentré et facile.

“Visual” Music

Vous avez encore franchi une étape sur vos derniers clips. Comment vous choisissez les réalisateurs qui vous accompagnent ?

Nous les avons contactés parce que nous aimons leur travail. Au fil des années, nous avons eu la chance de travailler avec des gens qui élèvent notre musique à un autre niveau. Tony et Dylan qui ont réalisé “Blind Youth Industrial Park”, A.F Cortes pour ‘’Hail Taxi’’ : ils se sont surpassés.

Nous sommes toujours choqués et si heureux quand ce travail extraordinaire nous revient avec notre musique comme source d’inspiration. Nous laissons les réalisateurs faire ce qu’ils veulent, nous ne voulons pas interférer avec leur vision. Tout ce qu’ils tirent de la musique est valable, je ne dois pas l’altérer. Même si parfois, je suis très tenté de le faire, je reste en dehors de tout ça. Pour le meilleur, parce que j’aime ces vidéos et qu’elles sont exceptionnelles.

Et la pochette vient d’une photo de ton père ?

C’est un photographe par passion, il avait une chambre noire chez nous et je l’ai toujours vu travailler sur ses photos. Les pochettes de nos deux premiers disques proviennent également de ses photos, y compris la quatrième de couverture et les photos à l’intérieur. En grandissant et en parcourant ses albums, ces photos m’ont marqué. C’était facile de choisir. J’avais envisagé cette image pour chaque album que nous avons fait. Mais il n’y a pas eu de déclic avant celui-ci. Elle correspond vraiment et nous étions heureux de l’utiliser. C’était une image forte qui pour moi représente vraiment le fait de surmonter l’adversité.

Tu peux nous en dire plus sur le contexte de la photo ? Elle est tellement bien cadré que l’on n’arrive pas à identifier le ou la protagoniste.

C’est ce que j’aime dans ce cliché et dans toutes les photos que je choisis de lui : les visages sont couverts et je veux que cela représente tout le monde. Pour nous représenter universellement et que nous ne fassions qu’un. Cela peut sonner niais mais c’est vrai. Dans la plupart de nos albums, de nos chansons, il y a une personne dont on ne peut pas dire si c’est un homme ou une femme, ou l’expression de son visage.

Et j’aime ça, je suis attiré par ça avec notre musique parce que je veux qu’elle résonne avec tout le monde. Surtout pendant la pandémie, nous sommes ensemble, nous dépendons les uns des autres, nous ne pouvons pas être égoïstes. Tout ce que nous faisons affecte notre voisin. C’est pourquoi j’aime les photos que mon père a prises, il y a cet anonymat.

Ces photos donnent vraiment envie d’écouter le disque qui va avec. Est-ce qu’il y a du travail de retouche ou de recadrage ?

Elles me font ressentir quelque chose, ce qui est plus que ce que je peux dire de la plupart des pochettes d’album. Ce n’est pas une critique. Je dis juste que je voulais qu’elle évoque un sentiment et je pense qu’elles le font. Il n’y a pas de post-production, juste la teinte de la couleur.

Vous faîtes 150 concerts par an, vous devez déborder d’énergie là. Vous avez prévu un live à l’Opera House de Toronto en live stream mais nous attendons toujours le METZ in Metz. Avez-vous l’occasion de préparer quelque chose de spécial pour ce show ?

On attend encore de faire l’album live METZ in Metz. (rires)

Nous avons répété, nous avons réglé toute la partie son & lumières pour tout mettre en place et nous sommes prêts à partir. Nous allons essayer de recréer la magie qui se produit lors d’un concert. J’en peux plus, j’ai besoin de ça dans ma vie.

M’en parle pas ! Tu peux nous en dire plus sur Blind Youth Industrial Park qui est l’un de vos meilleurs titres…

C’est venu comme ça : je ne sais pas ce qui m’a inspiré, mais je peux te dire ce que cela signifie pour moi. Cette chanson parle de reconnaître à quel point il est inestimable d’être jeune, libre et ignorant de tous les fardeaux de ce monde souvent impitoyable. Je vieillis et je suis tout le temps conscient de la folie de ce monde. Je regardais en arrière et c’est une belle chose que les enfants peuvent avoir : cette inconscience. Reconnaître cette beauté et aussi qu’il n’y a pas de retour possible à ce moment. J’en sais trop maintenant, j’en ai trop vu, je n’aurai plus jamais ce sentiment.

À propos du titre, le mot “Blind” n’est pas utilisé de manière négative mais pour souligner l’innocence et le fait de ne pas savoir ce qui va se passer. ‘’Industrial Park’’ est un jeu de mots presque dystopique, cela ne dérangera pas les enfants s’ils jouent dans un endroit comme ça parce qu’ils s’en foutent. Ils tirer le meilleur parti de chaque situation.

Comment tu t’occupes pendant cette période : en fusionnant avec ton canapé ou en découvrant un maximum de choses ?

Un peu des deux. J’essaie de passer du temps avec ma famille. D’habitude, nous partons souvent en tournée. Faire de la musique qui n’est pas lié à METZ, pour la télévision et les films. Je dois rester occupé pour être heureux. J’ai fait un clip pour un groupe allemand nommé HEADS. J’essaie surtout de faire beaucoup de choses que j’aime comme lire des livres, mais surtout faire de la musique. Mais de la musique en dehors de METZ comme Atlas Vending était encore récent quant tout est arrivé. Nous ne nous sommes pas encore posés pour faire quelque chose de nouveau mais ça va vite être le cas car le disque est sorti partout maintenant.

L’an dernier, tu m’évoquais une bande-son réalisée avec Graham d’Holy Fuck.

Exactement, nous avons travaillé dans un contexte commercial qui nous a amenés à faire de la musique d’ambiance à deux. J’ai aussi creusé dans des choses qui ont été intentionnellement écrites pour METZ mais qui ne sont jamais devenues des chansons. J’ai décidé de les terminer.

Quels sont tes derniers coups de coeurs en musique ? Vos potes d’IDLES et Protomartyr ont sorti des albums incroyables cette année.

De toute évidence, j’adore ces gars et leur musique : ils font partie de la famille. Quand on tourne avec des gens, on finit par devenir comme des frères. J’aime beaucoup le dernier Wax Chattels. En plus pop, Cleaners From Venus qui a été réédité par Captured Tracks. Blue Bird Vacation de Psychic Graveyard est aussi fantastique, c’est comme de la poésie mixé à de l’indus. Le frontman est un ami et il est aussi dans The Chinese Stars et Doomsday Student.

Quelle est la dernière chose qui vous ait fait rire en tant que groupe ?

Quand nous avons fait le disque. Seth et Ben nous faisaient marrer tout le temps. Nous avons mis ces petits clips en ligne et il n’y a que nous dans le studio. Et c’est surtout nous qui rions tout le temps : nous savions que l’album que nous faisions était la meilleure chose que nous ayons faite. La réalisation d’un disque est un moment drôle et heureux, d’une manière étrange. T’es pas stressé, t’y vas parce que tu sais que tu dois le faire et c’est l’éclate.

METZ devrait déjà être à son centième concert de l’année. Alors qu’ils sont au repos forcé, Atlas Vending est bien là : ne le laissez pas de côté. Encore merci à Alex pour sa sympathie, ses conseils musicaux et à Florian pour sa réactivité et son catalogue d’artistes sans failles.

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8 years, 4 records: Metz is as its sounds, relentlessly. It’s our third interview with Alex Edkins, always opened to explained Atlas Vending’s secrets.

Highly Addictive.

Thanks for Atlas Vending, I don’t know how to stop it. It’s been at least 50 listens since we received it late July. How did you start the work on this one?

I love that you are listening to it a lot. There were no different mindset really: we just let the music guide the way and it always come first and influences lyrics and all the rest. We were in a place where we feel confident and excited and we knew the music we were making will lead us somewhere else. We were open to at this point, go wherever our minds and hearts takes us. As far as the record goes. I think you can hear it on this one, we’re expanding and growing as a band and. The idea was to just capture that and do it in a way that didn’t smother or hide some of the new dynamics. Or dare I say, beauty of some the music we had written. We wanted it to be impactful and at the same time very much open to people so that they could listen to it over and over and not get exhausted too much. They can take it in.

“”Pulse” was intended to be like opening the door. Easy to let someone in and then slamming the door behind them.”

This record contains some of the catchiest songs you ever did and it’s working on the first listens and goes with the next ones. Compared to the second record which could be exhausted, without saying I didn’t like it.

I agree. We wanted to make something where you can sort of live in it a bit easier, be comfortable putting it on in different scenarios. I mean, no one’s gonna put on it a coffee shop, in a chill-out playlist or something stupid like that. But we still wanted it to be a place where you were enticed to put it on again and dig deeper. The music more than ever is multi-layered and even as an album there’s a there’s a trip to be taken. If you want to start with ‘’Pulse’’ and go all the way to the very end of ‘’boat’’: that’s a journey. I hope people listen to it that way.

It’s like a trip basically: starting with the kick drumming of Hayden and wrapping up with this infinite loop in the end of A boat to drown In. It’s not the kind of record you just want to pick the best songs but you have to listen to it as a whole.

“Pulse” was intended to be like opening the door. Easy to let someone in and then slamming the door behind them and then realizing that they can’t escape this world until they drive off into the sunset at the end of boat to drawn in. When we were sequencing, it was absolutely the intentions. I think this is the first record that can be consumed as a whole. In a way where the other ones were more collections of songs.

For the recording, did you use new gears or instruments?

The biggest difference musically was having a 2 guitar approach.

In the past it was always minimalism to an extreme and this time I wrote. at least two guitar lines per song beforehand. Then, it was a lot of fun to experiment with different guitars, pedals, amps to have of a deeper sound. Somebody mentioned it refers to Fugazi or Sonic Youth. Of course, we love these bands but I think the reason they came into the discussion here was linked to these 2 guitars interplay in a way that they are famous for and we have never done before. In my mind, a very specific large difference that made this record stand out and make us be able to do more things musically because. it was more interplay and more melody between the guitars.

Funtime.

You considered the tracklist once you had the songs done. Or it came naturally one after the other?

I sequenced it there after the fact, we didn’t know how it was gonna play out. “Pulse” was the first song that I wrote to bring to the guys, that was always the opener as it was the first taste we got from the album. But it was on a drum machine and it sounded a bit more like Suicide than it does in the finished product. Which is much more bombastic with Hayden’s kick drum

I kind of tied the songs together through the lyrics, the narrative in my mind. Pulse was the intro but also the birth and then all the way through life’s ups and downs like love heartbreak and many other things. Then, at the end escape and it could be a metaphor for death. It’s like a life cycle of somebody. That was what helped me sort of sequence the record entitled together.

Regarding production, you choose another partner in crime. How did it happen?

We did an American Tour and Uniform, Matt Greenberg‘s band, had opened for us for many shows and we hit it off and had a lot of fun. We became fast friends and we just thought his vibe as a person is very addictive. He’s an energetic happy guy loves music and we wanted that in the room when we made this record. We wanted it to be fun. I don’t know if I’ve mentioned to you in the past but sometimes Chris, Hayden and I have known each other for so long… We take this band so seriously that sometimes making a record can be a dark thing, too serious and we want to kill each other and we didn’t want that. We made sure there was a loose feel in the room at least. (laughs)

Seth Manchester who engineered, mixed the album and owns the studio we worked out. He is just the funniest guy ever, he is always up for experimenting in the studio but also for going out to the bar afterwards. It was a really good mix of working our asses off and to know when to have fun.

It’s definitely a fun record. Massive, violent but not aggressive, the record you want to listen to get your engine starting. I even read that you slept at the studio for 2 weeks?

For Strange Peace with Steve Albini, we stayed too. But it was only for a week. Here it was two weeks and basically you are sleeping and the room you wake up is one door away of the control room. I always wanted to have it that way: focus and easy.

“Visual” Music.

With the last video clips, you raised the bar again. How did you pick the directors?

We get lucky, we reached out to people because we love their work. Over the years, we’ve been so fortunate to just work with people who are so talented and they take the music to another level. Tony and Dylan who made “Blind Youth Industrial Park”, A.F Cortes for “Hail Taxi”: they just outdid themselves.

We’re always shocked and so happy when we get that amazing work coming back to us with our music as an inspiration. We kind let the directors do the most of what they want, we don’t want to interfere their vision. Whatever they’re taking from the music is valid I shouldn’t tamper with it. Even if sometimes, I’m very tempted to do it but I stay out of it. For the better because I love those videos and they are exceptional.

And the cover is coming from your father?

He is a photographer by passion, he even had a dark room in our house and I always saw him working on his photography. The album covers for our first 2 records are both coming from his photos too, including the back and the photos inside. Growing up and go through his photo albums when I was younger, these photos stuck with me. It was easy to choose. This image had been one that I had considered for every single album we’ve done. But it didn’t click until this one. It really fits and we were happy to use it. It was just a strong image that to me represents overcoming adversity really.

Can you precise to us the context of this picture? It’s so well framed, you don’t know what the guy or girl is doing.

That’s what I love about it and from all the photos I take from him: faces are covered and I want that to represent everyone. To represent us universally and that we are one. It may sound cheesy but it’s true. In most of our albums and even the liner notes there’s a person who you can’t tell if it’s a man or a woman, or the expression on their face.

And I like that, I’m drawn to that with our music because I want it to resonate with everybody. Especially during the pandemic, we are in it together, we depend on each other we cannot be selfish people. Everything we do affects the neighbor. That’s why I love those photos my dad took, there is this anonymity to it.

They are so evocative you want to give a listen to the record. And is there any post-production on the photos?

They make me feel something, which is more than I can say about most album covers. That’s not a criticism. I’m just saying I wanted it to evoke a feeling and I think they do that. There is no post-production on that, just the color tint.

Getting busy doing things you like.

You are used to tour like hell, like 150 dates a year. You should be really rested by now and full of energy. You announced a live-stream “Live At The Opera House” which airs tomorrow but there’s still no “METZ in Metz”! How did you practice to get back in shape?

We are waiting to do the METZ in Metz album. (laughs)

We’ve rehearsed, we had the lightning director to set-up everything and we are ready to go. We will try to recreate the magic happening at a live show. I need this in my life.

Don’t tell me about it! Can you please tell me more about “Blind Youth Industrial Park” which is one of your best tune ever?

It kind of popped in my head as I don’t know what inspired that but I can tell you what it means to me.

This song is about recognizing how amazing it is when you’re young, free and ignorant of all the burdens of this often unforgiving world. I’m getting older and I’m so conscious all the time of how insane this world is. I was looking back and it’s a beautiful thing when kids can have that can be oblivious and innocent. It’s recognizing this beauty and also that’s there is no going back to that moment. I know too much now, I’ve experienced too much, I’ll never get that feeling again.

About the title, the word “Blind” not used in a negative way but to emphasize on the innocence and the fact of not knowing what is going to happen. “Industrial Park” is a play on words is almost dystopian, it won’t bother kids if they they’ll be playing in a place without character because kids don’t care, they don’t need that. They can make the best of the situation.

How did you get busy during lockdown: by melting with your couch or discovering stuff?

A little bit of everything.

Trying to spend time with my family. Usually, we’ll be gone touring for a while. Making non-METZ music, luckily enough for TV & movies. I need to stay busy to be happy. I made a music video for a German band called HEADS. Mostly trying to do a lot of things that I like as reading books but mostly doing music. But non-METZ music as Atlas Vending was too close and it seems too fresh. We didn’t sit out to do anything new yet but it is going to be tomorrow as the record is out in the world now.

Last time you told me about a soundtrack with Graham from Holy Fuck.

Exactly, we’ve been doing work in a commercial context which leads to just the two of us making ambient music. I’ve been also digging into things which were intentionally written for METZ but never became songs. I decided to finish them.

What were the records you loved recently? I know you are close with IDLES and Protomartyr who both released incredible records this year…

Obviously, loving those guys and their music: they are family. When you tour with people, you end up becoming brothers. I love the last Wax Chattels a lot and from a more poppy world, Cleaners From Venus which has been re-issued by Captured Tracks. “Blue Bird Vacation” from Psychic Graveyard is fantastic too, it’s like poetry above industrial music. The frontman is a friend and he’s also in The Chinese Stars and Doomsday Student.

What is the last thing that made you laugh as a band?

When we were making the record, it was just full on laughs. Seth and Ben made us laugh all the time.

We put up these little clips online and it’s just us in the studio. And it’s mostly just us laughing the whole time: it was just fun and we knew what we were making was the best thing that we have done. You have this feeling, you’re not stressed about it, you are going when it’s need to be. The making of a record is a funny and happy time in a weird way.

METZ is supposed to do 150 gigs a year. While they are forced to rest, Atlas Vending is here: don’t miss it! Thanks to Alex for its kindness and its exquisite musical tastes and thanks again to Florian for its responsiveness and its flawless portfolio.