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Après deux excellents EP, il va sans dire que Point Mort avait piqué notre curiosité. Le groupe restant très mystérieux, nous sommes allés les rencontrer pour essayer d’en savoir plus.

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Les origines

Evacuons le jeu de mot principal tout de suite : Point Mort parce que vous êtes à l’arrêt ou parce que vous êtes pas morts ?

Sam : On n’est pas morts visiblement, et on n’est pas non plus à l’arrêt, j’espère pour un certain temps.
On trouvait pas de nom et c’est parti de la femme du guitariste qui nous a dit « Non mais les gars vous trouvez pas, vous êtes au point mort. Point Mort quoi ! ».

Quand on cherche votre line up on tombe sur ODSSA. Vous avez un membre qui vit en Ukraine ou d’où ça vient ?

Sam : On a toujours eu une volonté de garder l’anonymat, d’être une entité et non pas des individus au sein d’un groupe. Là on lâche un peu les chevaux et on commence un peu à faire des photos parce que quand tu commences à avoir de la presse tu es un peu obligé de te dévoiler mais jusqu’à il y a un mois je pense que trouver une photo de nous c’était un peu compliqué en dehors des photos du Motocultor parce qu’il y a eu plein de gens qui ont shooté, mais on était un peu réticents vis-à-vis des photos de groupe parce qu’on aimait bien l’idée de garder cette unité de groupe.

“On a toujours eu une volonté de garder l’anonymat, d’être une entité et non pas des individus au sein d’un groupe.”

Au départ on est partis sur le fait qu’on n’avait pas envie de donner nos noms parce qu’on était Point Mort et pas Jean-Mich’ au sein du groupe. On a gardé les initiales de chacun dans le sens d’arrivée, et puis le line up changeant, en ce moment on est ODSSA. On est même ODSS∆.

Quand on écoute vos EP’s on a un peu de mal à croire que vous soyez des nouveaux venus. Est-ce que vous pouvez nous parler de vos autres projets avant ou pendant Point Mort ?

Sam : On a tous eu des projets avant. Là pour l’heure on a la chance de jouer avec Simon, le célébrissime batteur de Valve et de Keep On Living. On a un membre de In the Guise of Men#A joue aussi dans un groupe qui est en train de se faire qui s’appelle The Magdalena Asylum. Oui ce sont des musiciens qui ont un peu roulé leur bosse.

R(h)ope

Votre deuxième EP « R(h)ope » est sorti au début du mois mais ce soir c’est la release party pour la version physique. Est-ce que vous pouvez nous parler du message de l’EP ou de ce que vous avez voulu dire ?

Sam : Il n’y a pas de message si ce n’est qu’il y a une volonté musicale ambivalente. On aime jouer sur le contraste. Sur l’opposition entre la noirceur, qui est quelque chose qui nous caractérise très clairement, et des touches de lumière. C’est quelque chose qui existait déjà sur l’EP précédent et qu’on continue de cultiver parce que c’est naturel. Je pense que c’est fidèle à la vie en général, on a tous des hauts et des bas.

« R(h)ope » symbolise ça. C’est à la fois la corde pour te pendre et l’espoir qu’il faut trouver en toute chose.

“R(h)ope symbolise ça. C’est à la fois la corde pour te pendre et l’espoir qu’il faut trouver en toute chose.”

Visuellement

C’est toi qui as réalisé l’artwork de R(h)ope. Est-ce que c’est toi qui te charge de l’identité graphique du groupe ?

Sam : De tout ce qui est pochettes jusqu’ici c’est moi qui m’en suis occupée. Je m’occupe du merch et de tout ce qui est identité visuelle.

Après pour la vidéo on a la chance d’être aidés par Damien et sa conjointe. Ils ont fait les deux premiers clips. Il est forcément super bien placé pour savoir ce qu’on veut faire, tout comme moi au niveau de la pochette.

Damien : C’est en prise directe et pour l’instant on n’a pas ressenti le besoin d’aller voir ailleurs.

Est-ce que tu as aussi conçu le nouveau logo ? C’est un œil de la providence rayé. Ça a une signification spirituelle ou vous êtes juste super fans d’Harry Potter et des Reliques de la mort ?

Sam : Pas du tout non ! (rires)

Damien : Déjà on est trop vieux pour ça ! (rires)

Sam : Peut être qu’il y en a mais non. Le triangle est venu spontanément sur le premier EP parce que c’était la forme que j’avais choisi de travailler. Là j’ai choisi de travailler l’octogone, mais le triangle s’est démarqué naturellement et les gens nous identifiaient par rapport à ça. Du coup j’ai voulu le garder. L’œil aussi est venu du premier parce que dans « Look at the Sky » il y avait un œil.

Ça avait un sens de garder cette esthétique là mais j’ai pas du tout voulu m’identifier à un symbole déjà existant. C’est simplement que je trouvais ça beau et que ça collait au projet.

Sur le clip de « Wiara » on voit un mec se faire attacher façon shibari. Bien sûr ça rentre dans le thème de la corde mais qu’est-ce que vous avez voulu exprimer par là ?

Sam : « Wiara » c’est un texte qui parle d’une personne que la mort vient chercher et qui lui dit « Tu as un laps de temps imparti à vivre. Qu’est-ce que tu vas faire de ça ? ».

Le shibari ou kinbaku qui est montré dans ce clip c’est ni plus ni moins que la mort qui va chercher un homme, qui l’attache, le soulève, le hisse et le relâche à la fin. C’est une espèce de libération : accepter la mort.

C’est ce qu’on a voulu symboliser et ça tombait hyper bien avec la thématique de « R(h)ope ». L’idée vient de Damien et Jess.

“C’est ni plus ni moins que la mort qui va chercher un homme, qui l’attache, le soulève, le hisse et le relâche à la fin.”

Damien : C’était hyper important de trouver une fille qui fasse ça sur un gars et pas le contraire.

Sam : C’était important par rapport à la thématique parce que c’est la mort féminine qui vient le chercher. Elle aurait pu venir chercher une femme aussi, mais c’était pour sortir du cliché de la femme qui se fait entortiller par un homme. Quand on a choisi le shibari c’était pas dans une volonté d’esthétique concordante avec un style de musique. C’était parce que ça faisait sens pour nous. Le clip est plein de violence, mais aussi de tendresse ? Du coup ça correspond en tout point avec ce qu’on exprime de manière générale.

Damien : On a filmé deux séances côte à côte. C’est vraiment impressionnant en vrai. Je sais pas si on a réussi à retranscrire les impressions qu’on a ressenti quand on les a filmés. Quand le gars ressort il a les bras tous bleus. Il est vraiment à moitié dans les pommes. C’est très spontané, on n’a pas fait beaucoup de prises. Ils se sont vraiment donnés et ont vraiment joué le jeu. C’était vraiment génial. On n’avait jamais vu ailleurs ce type de scénographie où une fille ligote un gars sans connotation érotique.

 

L’enregistrement

L’EP a été enregistré par Amaury Sauvé dans son studio The Apiary à Laval. Comment ça s’est passé ?

Sam : Super bien ! Amaury c’est une personne en or. Ça a pas été simple et il a vraiment réussi à nous canaliser, à sortir le meilleur de nous-mêmes, à tirer sur la corde… Amaury est super fort pour ça. C’est quelqu’un qui travaille avec beaucoup d’affect, beaucoup d’énergie et qui tient à faire du mieux possible. Ça a été le sixième membre de cette équipe sur le moment.

Les conditions étaient optimales parce que son studio est génial. On est restés cinq jours entre nous à terminer d’agencer ça. C’était une expérience humaine parfaite.

“Il a vraiment réussi à nous canaliser, à sortir le meilleur de nous-mêmes.”

Vous avez enregistré en conditions live, c’est-à-dire tous les instruments en même temps. J’imagine la voix rajoutée après ?

Sam : Non, la voix en même temps aussi.

Ça n’a pas du être simple.

Sam : Non, c’est le jeu. Point Mort c’est ça : on est cinq dans le même bateau, cinq dans la même merde et dans le même bonheur quand ça se termine bien. Avec toutes les difficultés que ça comprend : recommencer, recommencer, recommencer… Tout l’énervement que ça peut engendrer… Mais c’est ce qui est vraiment fort. Il n’y a pas de triche sur l’énergie qui est donnée, c’est vraiment brute de décoffrage.

On ne l’entend pas parce que c’est un peu parti au mastering mais il y a un gros énervement, un gros cri de rage que je sors à la fin… Olive qui est excédé parce que les prises ont été longues et hyper prenantes physiquement au niveau des tripes… Il sort et claque la porte, ça on l’a gardé. Un ampli qui se coupe mal, c’est la vérité donc on le garde. Notre expérience avec Amaury a été comme ça, hyper spontanée.

Les lives

D’ailleurs en live vous jouez en cercle. Est-ce que c’est l’unité du groupe que vous voulez représenter ?

Sam : Je pense qu’on a besoin de bien se voir pour bien communiquer entre nous et bien communiquer vers l’extérieur. Si on est en osmose, alors on peut extérioriser et transporter notre musique vers l’extérieur. Je pense que c’est valable pour tous les musiciens : si tu arrives déjà à te faire plaisir à toi, alors tu peux faire plaisir aux autres.

Le demi-cercle c’est pas quelque chose qu’on a réfléchi. Il se rompt et se remet au gré des envies sur scène.

Damien : Le but n’est pas d’exclure le public, ça se fait vraiment au feeling sur le moment. On aime bien se regarder, je pense que ça vient de là tout simplement.

Lovecore

Vous faites du lovecore. J’ai cherché la définition sur internet et je suis tombé sur un courant esthétique de gens qui aiment beaucoup les cœurs et le rose pastel.

Damien : C’est tout nous ça ! (rires)

Sam : En fait je crois que c’est un peu moi qui ai mis ça sur le tapis parce qu’il y a un des morceaux sur l’EP qui s’appelle « White And Viole(n)t » qui est un morceau d’amour mais qui est un de nos morceaux les plus courts et les plus violents.

Je trouve que lovecore nous correspond parce qu’on fait une musique qui est violente, mais qui n’est pas dénuée d’amour. Et c’était une façon de dire qu’on faisait pas du post-hardcore au sens traditionnel. On y met nos tripes, que ce soit dans la douceur ou dans la violence.

“On fait une musique qui est violente, mais qui n’est pas dénuée d’amour.”

On sent une petite influence Church of Ra et comme vous avez une chanteuse qui crie, forcément vous êtes comparés à Oathbreaker, mais on entend aussi énormément de styles différents dans vos morceaux. Est-ce que c’est une volonté consciente de rester aussi divers que possible ?

Sam : C’est pas du tout une volonté, je pense que c’est tout simplement qu’on est cinq personnes qui n’écoutent pas du tout les mêmes choses. Forcément dans notre manière de composer ou de ressentir la musique on a tous des univers différents. L’idée c’est de trouver la convergence.

Ça se ressent aussi dans ton chant puisque tu utilises les styles de plusieurs genres différents. Mais on entend aussi des parties assez uniques, sincères et personnelles où on sent une certaine prise de risques. Est-ce que tu as travaillé ta technique d’une façon particulière ?

Sam : Merci, je trouve ça très plaisant d’entendre ça. Je travaille la technique surtout pour me préserver, pas dans un but d’instants de bravoure. Ça m’est égal de perdre pied du moment que c’est sincère. Ce qui m’importe le plus et là je ne parle pas que pour moi, c’est qu’on aime se mettre en danger.

Damien : On ne s’interdit rien, du coup il peut y avoir des choses très étranges. Du moment que ça nous plait à nous, il n’y a pas de limites. Ça fait ressortir des choses pas forcément communes comme ces passages un peu rappés. C’est réfléchi mais ça reste spontané.

D’ailleurs vous avez une chanson qui commence en français : « La contre-addiction ». Contre toute attente ça marche super bien.

Sam : Cool ! (rires)

Est-ce que c’est quelque chose que vous voudriez réitérer ?

Sam : Ça se reproduira si la musique le permet. En fait j’ai pensé ce morceau en français parce que je l’entendais en français. Quand je cherchais mes lignes de chant je l’entendais en français alors je me suis dit « Pourquoi pas ? C’est pas quelque chose que j’ai l’habitude de faire mais tant pis, je me met en danger et j’essaye. ». Donc s’il y a à un moment donné des morceaux qui viennent en français, je le referai.

Quand on est partis en tournée à Cuba, il y a un des morceaux de l’EP précédent qui s’appelle « Laberinto » et seul le titre était en espagnol. Quand on a joué là-bas je me suis dit « Trop bien, je vais faire la fin en espagnol ! ». Et ça sonnait, donc je l’ai fait. Mais faut que ça serve le morceau, on ne va pas le faire pour répondre à une certaine demande.

Vous êtes chez Almost Famous. J’imagine que tu peux nous en parler ?

Sam : Ouais je peux ! (rires) C’est un label qu’on a monté moi et mon conjoint pour défendre tous les projets qui nous tiennent à cœur, donc des projets d’amis la plupart du temps. C’est auto-géré, ça nous ressemble. Mais si un jour on doit passer chez un autre label parce que ça a du sens, on le fera mais disons que pour le moment c’est comme à la maison.

C’est quoi la suite pour Point Mort ?

Sam : Là on a quatre concerts avec Hexis qui vont arriver fin octobre. Probablement une ou deux dates à Paris puis je pense qu’on va poser un peu pour composer. On a déjà commencé. Le but c’est d’enregistrer le prochain album. Puis j’espère des festivals cet été. A voir mais on va tout faire pour.


Merci à Sam et Damien de Point Mort et à Romain de L.O Communication !

Photos : Yann Buisson


ENGLISH VERSION

The origins

Let’s get rid of the main (French) pun with your name: are you Point Mort because you’re stopped (point mort means neutral position) or because you’re not dead?

Sam: We’re not dead apparently, and we’re not stopped either, I hope for a while.

We couldn’t find a name and the guitarist’s wife told us “Guys, you can’t find anything, you’re at the point mort (neutral position). So, Point Mort!”.

When we try to find your line up online, we end up with ODSSA. Do you have a member living in Ukraine or where does that come from?

Sam: We always wanted to remain anonymous, to be an entity rather than individuals in a band. Right now we let it go a little and take pictures because when you start having some press you have to show yourself, but until a month ago I think that finding a picture of us was a bit complicated if it was not for the ones taken at the Motocultor Festival. We were a bit reluctant to take them because we wanted to keep this unity as a band.

“We always wanted to remain anonymous, to be an entity rather than individuals in a band.”

We didn’t want to give our names because we were Point Mort and not John-Mich’ inside a band. We kept the initials of each members as they came and, the line up evolving, we are now ODSSA. We even are ODSS∆.

When we listen to your EP’s it’s kind of hard to think that you are new to this. Can you talk about your other projects before or during Point Mort?

Sam: We all had projects before. For now, we are lucky to play with Simon, the famous drummer of Valve and Keep On Living. We also have a member of In The Guise of Men#A also plays in a new band called The Magdalena Asylum. Yeah, these musicians have been around.

R(h)ope

Your second EP “R(h)ope” was released earlier this month and tonight is the release party for the physical version. Can you tell us a bit about its message or what you wanted to say?

Sam: There isn’t a message except for an ambivalent musical intension. We like to play on the contrast. On the opposition between the darkness which clearly characterizes us, and little touches of light. It’s something that already existed on the last EP and that we still keep on nurturing, because it’s natural for us. I think that it’s faithful to life in general, we all have ups and downs.

“R(h)ope” symbolizes that. It’s the rope to hang yourself and at the same time the hope you have to find in everything.

“R(h)ope symbolizes that. It’s the rope to hang yourself and at the same time the hope you have to find in everything.”

Visually

You did the artwork for “R(h)ope”. Are you in charge of the band’s whole visual identity?

Sam: I did all the covers. I’m in charge of the merch and everything related to the visual identity.

For the video we are lucky to get some help from Damien and his wife. They did the first two videos. He is obviously in a good position to know what we want to do, as I am for the covers.

Damien: It’s pretty straightforward and for now we haven’t felt the need to do it with anyone else.

Did you also conceive the new logo? It’s a crossed eye of the providence. Does it have a spiritual signification or are you huge fans of Harry Potter and the Deathly Hallows?

Sam: Not at all, no! (laughs)

Damien: We’re too old for that! (laughs)

Sam: Maybe some of us are, but no. The triangle came spontaneously on the first EP because it is the shape I had chosen to work on. Here I chose to work on the octagon, but the triangle stood out naturally as people identified us to it. So I wanted to keep it. The eye came from the first one as well because there was an eye in “Look at the Sky”.

It made sense to keep this aesthetic but I didn’t want to identify myself with an existing symbol. It’s just that I found it beautiful and that it made sense for the project.

In the video for “Wiara” we can see a man getting tied up shibari style. Of course it fits with the theme of the rope, but what did you mean by that?

Sam: “Wiara” talks about a man that death comes to find and she tells him: “You have a limited amount of time left to live. What will you do with it?”.

The shibari or kinbaku shown in the video is death coming for this man, tying him up, raising him up, and then letting him go in the end. It’s kind of a release: accepting death.

That’s what we wanted to symbolize and it went well with the overall theme of “R(h)ope”. The Idea comes from Damien and Jess.

“It’s death coming for this man, tying him up, raising him up, and then letting him go in the end.”

Damien: It was really important to have a girl doing it to a guy and not the other way around.

Sam: It was important considering the theme because it’s the feminine death coming for him. She could have come for a woman as well, but we wanted to go against the cliché of the woman getting tied up by a man. When we chose the shibari it wasn’t to fit the musical style. It was because it made sense to us. The video is full of violence, but also tenderness? So it fits in every way with what we express globally.

Damien: We filmed two sessions side by side. It’s really impressive to see it happen. I don’t know if we did transcribe what we felt when we filmed them. When the guy came out of it, his arms were all bruised. He really almost fainted. It was very spontaneous, we didn’t do many takes. They really gave it their all and played along. It was awesome. We had never seen this type of scene before, where a girl ties a guy with no erotic connotation.

The recording

The EP was recorded by Amaury Sauvé at his studio “The Apiary” in Laval. How did it go?

Sam: Great! Amaury is a real gem. It wasn’t easy and he really channeled our energy to get the best out of ourselves, to pull our rope… Amaury is so good at it. It’s someone that works with a lot of affect, a lot of energy, and insists on trying his best. He was the sixth member of the team.

It was the optimal conditions because his studio is awesome. We stayed there five days just trying to set it. It was a perfect human experience.

“He really channeled our energy to get the best out of ourselves.”

You recorded in live conditions, meaning all the instruments playing at the same time. I guess that the voice was added afterwards?

Sam: No, the voice was recorded at the same time as well.

That mustn’t have been easy.

Sam: No, that’s the point. That’s Point Mort: five persons all in the same boat, five in the same shit, and in the same happiness when it all ends well. With all the difficulties that it implies: starting over, and over, and over… All the anger it creates… But that’s what makes this such a strong experience. There is no cheating on the energy that we give. It’s really raw.

We can’t really hear it because it disappeared with the mastering but there is a lot of anger, a big scream of rage that I let out in the end… Olive that is exhausted because the takes have been long and physically demanding, gut wrenching… He leaves and slams the door. We kept that. When an amp doesn’t shut down quite properly, it’s the truth so we keep it. Our experience with Amaury was like that, really spontaneous.

Lives

You play in a circle formation. Is that the unity of the group that you want to represent?

Sam: I think that we need to see ourselves to communicate between ourselves, to then communicate towards the exterior. If we are in osmosis, then we can exteriorize and move our music towards the exterior. I think that that’s the case for every musician: you have to be able to please yourself to be able to please the others.

The half-circle isn’t something we planned. It breaks and re-forms when we are on stage.

Damien: The point isn’t to exclude the audience, it just comes with what we feel in the moment. We like to look at each other. I think it simply comes from that.

Lovecore

You define your genre as “lovecore”. I tried to find a definition and ended up with an aesthetic movement for people who really like pink and hearts.

Damien: That’s definitely us! (laughs)

Sam: I think I came up with it because of the song “White And Viole(n)t“ which is a love song, but also one of our shortest and most violent.

I think that lovecore fits us because we play a music that is violent, but isn’t without love. And it was a way to say that we aren’t doing post-hardcore in the traditional sense. We put our guts to it, whether it is in softness or in violence.

“We play a music that is violent, but isn’t without love.”

We can feel a little Church of Ra influence and you have a female singer who screams so obviously people will compare you to Oathbreaker, but we can also hear a lot of different styles in your songs. Was that deliberate?

Sam: It wasn’t deliberate. I think that it’s just that we are five people listening to very different things. Obviously in the way we compose or feel the music we all have different universes. The idea is to find the convergence.

We can also feel that in your singing because you use different styles coming from different genres. But we also hear some very unique parts, sincere and personal, that can be quite risk taking. Did you work your vocal technique in a particular way?

Sam: Thanks, this is nice to hear. I mostly work my technique in order to preserve myself, not to shine. I don’t care if I lose control as long as it’s sincere. What maters the most, and here I‘m not only speaking for myself, it’s that we like to take chances.

Damien: We don’t forbid ourselves anything, so there can be very strange things. As long as we like it there is no limit. This brings up some unusual things like those rapped parts. It’s thought out but remains spontaneous.

You have a song that starts in French: “La contre-addiction”. Surprisingly, it works well.

Sam: Cool! (laughs)

Is that something you’d like to try again?

Sam: We will if the music allows it. I thought this song in French because I heard it in French. When I was writing my parts I heard it in French so I thought “Why not? I’m not used to it but let’s take a chance and try.” So if at some point the songs present themselves in French I’ll do it again.

When we toured Cuba we had a song called “Laberinto” and only the title was in Spanish. So when we played there I thought “Cool, I’ll do the end in Spanish!”. It worked so I did it. But It has to serve the song, we won’t do it to answer a demand.

You’re signed with Almost Famous. I guess that you can tell us about it?

Sam: Yeah, I can! (laughs) It’s a label created by me and my husband to defend the projects we love, so mostly projects from friends. It’s self-managed, it fits us. But if one day we have to do it with another label and it makes sense, we will. Let’s say that for now it feels just like home.

What’s next for Point Mort?

Sam: We have four shows with Hexis coming at the end of October. Probably one or two gigs in Paris and then I think we’ll take some time to compose. We’ve already started. The goal is to record the next album. Then I hope some summer festivals. We’ll see but we’ll do everything to make it work.


Thanks to Sam and Damien from Point Mort, and to Romain from L.O Communication.

Photos: Yann Buisson