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Il y a tout juste un mois, Pulled Apart By Horses sortait “The Haze”, un retour aux sources qui n’a pas manqué de rassurer les fans de la première heure que le calme du précédent opus aurait pu inquiéter.

C’est par une belle après midi ensoleillée que nous sommes allés parler de tout ça avec le chanteur Tom Hudson. La date parisienne avait lieu à la Mécanique Ondulatoire et comme la salle reste avant tout un bar, on en a évidemment profité.

La tournée

Salut Tom, comment ça va ?

Super ! J’ai une bonne gueule de bois en fait. On a joué à Utrecht aux Pays-Bas hier soir et on s’est couché vers six heures du matin. Mais c’était marrant, là je commence émerger et redevenir une personne.

Tom Hudson from PABH interviewed before their show at La Mécanique Ondulatoire (Paris) on 17/04/2017.

Demain ce sera la dernière date de la tournée européenne pour votre dernier album « The Haze ». Comment s’est passée la tournée et comment le public a-t-il réagi aux nouvelles chansons ?

C’était génial. Ça fait maintenant un mois qu’on est en tournée, ce qui fait pas mal de temps à rester assis dans un van, à installer des scènes et à devenir un petit peu fous, mais ouais c’était super.

La première semaine on a joué dans plein de petits disquaires indépendants au Royaume Uni. On a fait Rough Trade London, Rough Trade Nottingham, Crash Records à Leeds, d’où on vient… Donc c’était un peu une sorte de teaser de la tournée.

On a tourné dans tout le Royaume Uni avec Tigercub et Thee MVPs en première partie et c’était vraiment super de partager une scène avec eux. La tournée européenne a été géniale aussi, on a rencontré plein de gens super.

Le groupe

Qu’est-ce qui s’est passé avec tes cheveux ? Est-ce que c’est le début d’un nouveau cycle : nouvel album, nouvelle couleur de cheveux ?

Ouais ! (rires) Je sais pas. C’était rose mais le rose est parti, alors c’est juste blond maintenant. Il faut que je les re-teigne en rose. Depuis que je suis tout petit j’avais envie de me teindre les cheveux en rose, alors je me suis dit « je suis toujours un gamin, toujours un grand enfant, alors je vais le faire, fuck it ! ». Ce sera peut-être un couleur différente la prochaine fois. Pour le prochain album, nouvelle coupe de cheveux !

Tom Hudson from PABH interviewed before their show at La Mécanique Ondulatoire (Paris) on 17/04/2017.

Votre batteur Lee Vincent est parti en 2015 et il a été remplacé par Tommy Davidson. Tu peux nous raconter comment ça s’est passé, est-ce que vous le connaissiez déjà ?

C’était presque trop facile parce que Tommy jouait dans un autre groupe de Leeds qui s’appelait These Monsters. On les connaissait depuis le début du groupe alors c’était un ami depuis un bon moment. Quand Lee nous a annoncé qu’il voulait arrêter la batterie on était genre « ok c’est cool, on respecte ta décision », mais tout de suite après on était plutôt « merde qu’est-ce qu’on va faire maintenant ! ». Puis littéralement deux jours plus tard le groupe de Tommy s’est séparé et il nous a dit « je suis libre. Je vais le faire ». Ça a marché directement, ce qui est génial parce qu’on est un groupe assez proche alors je ne pense pas qu’on aurait pu trouver quelqu’un qui ne soit pas déjà un ami pour rejoindre le groupe, ça n’aurait pas été la même chose…

“Ça a marché directement, ce qui est génial parce qu’on est un groupe assez proche alors je ne pense pas qu’on aurait pu trouver quelqu’un qui ne soit pas déjà un ami pour rejoindre le groupe, ça n’aurait pas été la même chose…”

Oui, vous dites souvent que vous êtes comme les quatre chevaux qui écartèlent (Pulled Apart By Horses), alors il vous fallait un bon quatrième cheval.

Absolument ouais. Les batteurs sont importants. Ils sont comme la colle qui tient tout ensemble tandis que nous autres on se contente de faire plein de putain de bruit.

L’album

Pour écrire « The Haze » vous vous êtes isolés dans une ferme au Pays de Galles, sans réception téléphonique ou internet. Comment ça s’est passé ?

Super. On est un peu devenus fous, mais dans le bon sens. Tout était si concentré et intense. On a juste emporté plein de nourriture, plein de bière, tous nos instruments, puis on s’est juste posés et on a passé un bon moment. On n’a pas essayé de sur-analyser le truc, on était juste « voyons ce qui arrive ». Après environ dix jours on avait la majorité de l’album. Alors ouais, c’était vraiment agréable. On ne l’avait encore jamais fait et c’était vraiment une bonne expérience.

Tom Hudson from PABH interviewed before their show at La Mécanique Ondulatoire (Paris) on 17/04/2017.

“On est un peu devenus fous, mais dans le bon sens.”

L’album a été produit par Ross Orton. Quelle influence a-t-il eu sur le son de l’album ?

Il a joué un rôle important, simplement parce qu’il est aussi batteur. Normalement, beaucoup de producteurs veulent avoir terminé la batterie en premier et ils ont tendance à la bâcler. Ils sont genre « Faites la batterie ! Faites la batterie ! », puis ils passent à autre chose, tandis que lui y a consacré beaucoup plus de temps et d’attention.

Il procède piste par piste. Pour nos précédents enregistrements on faisait la batterie des douze chansons, la basse des douze chansons, puis la guitare des douze chansons… Alors qu’avec lui c’était « préparez la batterie pour cette chanson, puis jouez-la », ce qui veut dire que personne ne s’ennuie parce que tout le monde est productif.

Votre contrat avec Sony Music s’est terminé après « Blood » et vous avez depuis signé avec Caroline International. Est-ce que vous avez eu l’impression d’avoir davantage de liberté artistique ?

Je pense oui. Ils nous ont un peu laissé faire ce qu’on voulait. Mais dès qu’on voulait leur demander de l’aide ils arrivaient et nous donnaient un coup de main. Ils étaient genre « qu’est-ce que vous voulez faire pour l’artwork ? » et on était genre « c’est bon, on s’en est occupés ». C’était une bonne relation.

Les visuels

A propos de l’artwork, vous avez eu droit au photographe Neil Krug. Comment avez-vous réussi à l’avoir ?

Eh bien, on ne pensait pas qu’on réussirait à l’avoir, parce que c’est vraiment un poids lourd… Il a travaillé avec Foals, Tame Impala, Lana Del Rey

On avait une liste de photographes dont on appréciait le travail. Certains étaient trop chers, d’autres étaient trop occupés et n’avaient pas le temps de s’occuper de nous. Alors en arrivant à la toute fin de la liste on s’est dit « on a peu de chances que ça marche mais après tout fuck it, demandons à Neil Krug ». Il nous a répondu tout de suite genre « ouais, je suis partant ! ». On a convenu d’un prix mais ce n’était vraiment pas cher au final. Il nous a envoyé trente images et on allait en utiliser quatre pour la pochette de l’album et les trois singles. Les images qu’il nous a envoyées étaient celles qu’on avait déjà choisi alors on était genre… « cool ! ». Ça a marché.

“Alors en arrivant à la toute fin de la liste on s’est dit « on a peu de chances que ça marche mais après tout fuck it, demandons à Neil Krug ».”

Lolu : Tu parlais du travail avec les photographes. Peut-être as-tu entendu parler de la difficulté qu’éprouvent aujourd’hui les photographes pour travailler dans le milieu de la musique, qu’est-ce que ça t’inspire ? Est-ce que c’est important pour toi d’avoir un photographe sur une tournée ?

C’est très important. Quand il s’agit d’une pochette d’album, c’est de l’art en soi. Et pour les photographes live, on est connus pour être un groupe live alors il est important que ça soit documenté. Quand tu réussis à avoir quelqu’un qui est sur la même longueur d’ondes que toi et très créatif, alors c’est la parfaite combinaison.

Tous les membres de notre groupe ont été en école d’art et on a tous étudié l’art ou l’illustration à l’université, alors quand il s’agit des artworks ou des clips on est vraiment impliqués.

“Tous les membres de notre groupe ont été en école d’art et on a tous étudié l’art ou l’illustration à l’université, alors quand il s’agit des artworks ou des clips on est vraiment impliqués.”

Lolu : Alors vous savez ce que ça coute de travailler dans l’art…

On sait, on galère nous-mêmes. Je fais de l’animation et de l’illustration et c’est très dur de gagner sa vie avec ça. Tu es obligé de faire des petites prestations ici et là.

“The Big What If a un peu été influencé par Stanley Kubrick : des plans symétriques, des longs couloirs…”

Vos visuels semblent assez importants. Le cinéma semble d’ailleurs avoir une certaine importance au vu de vos clips. Quels films ont influencé vos derniers clips selon toi ?

« The Big What If » a un peu été influencé par Stanley Kubrick : des plans symétriques, des longs couloirs… Un de nos amis l’a filmé puis ça a été à Tommy et moi de le monter alors on a eu pas mal de contrôle pour obtenir ce qu’on voulait. Mais c’était aussi beaucoup de travail parce que, bien qu’il n’y ait pas de bonne ou de mauvaise réponse pour ce genre de chose, on avait des heures de film à condenser en trois minutes. On a fumé beaucoup de cigarettes, bu beaucoup de café et fini en mode… « AAAAAAAH ! ».

“On voulait laisser le réalisateur Lewis Carter créer le fil narratif. On avait vu certaines de ses réalisations et elles avaient un côté un peu Wes Anderson, film indépendant européen.”

Vous avez procédé de la même façon pour « Hotel Motivation » ?

On avait une petite idée, mais on voulait laisser le réalisateur Lewis Carter créer le fil narratif. On avait vu certaines de ses réalisations et elles avaient un côté un peu Wes Anderson, film indépendant européen. On n’avait encore jamais travaillé avec lui. On l’a approché, il avait du temps libre et appréciait le groupe alors ça s’est fait.

Je me demandais, dans le clip de « The Big What If » on peut voir une grosse claque donnée avec un poisson. Est-ce que ce serait une référence à la Fish Slapping Dance des Monty Pythons ?

Ouais ! (rires) La principale inspiration pour cette vidéo, mis à part Stanley Kubrick et les plans symétriques, c’était l’art surréaliste, un peu comme ce que fait Erwin Worm… Mais ouais, je suis bien content de ne pas m’être fait claquer la gueule avec un poisson ! C’était James. J’étais genre « c’est ton rôle ! ». (rires)

Le bizarre

Si on reprend vos précédents concerts parisiens, en 2010 vous avez joué au Trabendo pour la Vans Off The Wall Music Night, en 2013 vous avez joué dans un salon de tatouage parisien avec Converse Get Loud puis en 2013 vous êtes revenus jouer à la Maroquinerie avec Doc Martens Stand For Something.

Ça fait beaucoup de chaussures !

Ouais, est-ce que vous vous considérez comme un groupe de shoe rock ou est-ce que vous êtes fétichistes des chaussures ?

« J’adore les chaussures ! » (rires) Je sais pas, c’est bizarre ! En gros, ces gens qui nous demandent de jouer comme Converse, Doc Martens… même si c’est un peu sale de faire une tournée sponsorisée, on était genre « c’est la seule solution », parce qu’on n’a pas assez d’argent du label pour tourner partout. Alors quand ils nous ont approchés on s’est dits « fuck it ! ». Et je ne me suis pas tant senti comme un hypocrite parce que je porte des Doc Martens depuis que je suis tout petit, même chose pour Converse. C’était un peu, fuck it, je vais pas dire non. Ça reste un concert, mais tu as droit à des affiches…

Tom Hudson from PABH interviewed before their show at La Mécanique Ondulatoire (Paris) on 17/04/2017.

Lolu : Et des chaussures gratuites !

Ouais, c’est vrai ! On faisait exprès de cacher nos chaussures et on se pointait à la salle sans les chaussures. On était genre « oh, merde » alors ils devaient nous en donner d’autres.

“On faisait exprès de cacher nos chaussures et on se pointait à la salle sans les chaussures. On était genre « oh, merde » alors ils devaient nous en donner d’autres.”

Est-ce que vous avez amené votre Ainsley Harriot en carton pour la tournée ?

Non, il est mort.

Où est-ce que vous l’avez récupéré ?

On l’a trouvé à un événement artistique bizarre. Il était dans une pièce où il passait de personne en personne, et puis il a fini dans notre salle de répétition, dans un coin. Puis quand on a joué au Brudenell Social Club de Leeds, la dernière date de la tournée anglaise, on l’a amené sur scène et jeté dans la foule, mais la foule l’a écartelé. C’était comme dans un film de zombie ! C’était genre « AAARGH ! ».

Puis il y a eu un concert secret un peu plus tard où jouait la première partie et un mec avait la tête d’Ainsley. C’était un concert complètement différent, à des kilomètres. Il était genre « YEAAAAH ! ». Apparemment les différents morceaux d’Ainsley se sont éparpillés.

“La foule l’a écartelé. C’était comme dans un film de zombie !”

Dernière question, la question VisualMusic : Putes ou coke ?

Il va falloir que ce soit la coke parce qu’on est tous dans des relations heureuses. Alors si je disais « putes » et que ma copine lisait ça elle serait genre « you motherfucker ! ».

C’est la réponse la plus commune.

C’est bizarre. James et Rob sont mariés et je suis avec ma copine depuis douze ans. Tommy est avec la sienne depuis onze ans. Alors on est genre « ouais rock n’ roll ! » mais dès que des filles viennent nous parler on essaye de trouver un mec de notre crew qui soit célibataire et on est genre « euh, peut-être que vous préféreriez parler avec ce mec ? ». (rires)


Merci à Pulled Apart By Horses et à Caroline International France.
Photos : Lolu


ENGLISH VERSION

The tour

Hi Tom, how are you?

I’m great! I’m really hungover actually, big time. We played Utrecht in Netherlands last night and went to bed at about six in the morning. It was good fun though, but now I’m starting to feel like a person again.

Tom Hudson from PABH interviewed before their show at La Mécanique Ondulatoire (Paris) on 17/04/2017.

Tomorrow is the last night of your European tour presenting your last album “The Haze”. How was the tour and how did the audience react to the new songs?

It’s been amazing. We’ve been on tour for a month now, which is quite a long time sitting in a van, setting venues, going slightly crazy, but yeah it’s been great.

The first week we played loads of independent record stores around the UK, so we did Rough Trade London, Rough Trade Nottingham, Crash Records in Leeds where we’re from… So that was sort of a teaser into the tour.

We’ve been touring all around the UK with Tigercub and Thee MVPs supporting us and they were really awesome to share a stage with. The European tour has been awesome as well, meeting loads of great people, we really appreciate it.

The band

What’s happing with your hair? Is it like a new pattern, new album, new hair colour?

Yeah! (laughs) I don’t know. It was pink but the pink’s gone, so it’s just blond now. I need to re-pink it. I wanted to have pink hair since I was a kid and then I was like “I’m still a kid, still a man-child, so I’m just gonna dye my hair pink, fuck it!” Maybe it’ll be a different color next time. Next album, new haircut!

Tom Hudson from PABH interviewed before their show at La Mécanique Ondulatoire (Paris) on 17/04/2017.

Your drummer Lee Vincent left in 2015 and was replaced by Tommy Davidson. Can you tell us how it happened, did you know him already?

It was almost too easy because Tommy was in a band called These Monsters from Leeds as well. We’d all known him and These Monsters since the band started so he’s been a friend for a long time. After Lee told us that he didn’t want to play drums anymore we were like “ok that’s cool, we respect it”, but then we were like “shit what are we gonna do!”. And then literally two days later Tommy’s band had sort of ended and he was like “I’m free. I’ll do it”. It just worked straight away, which is great because we’re all tight so I don’t think we could have found someone to join the band that wasn’t a friend, it wouldn’t have been the same…

“It just worked straight away, which is great because we’re all tight so I don’t think we could have found someone to join the band that wasn’t a friend, it wouldn’t have been the same…”

Yeah, you often say that you are like the four horses that pull apart, so you needed a good fourth horse.

Definitely yeah. Drummers are important. They’re like the glue that holds everything together while the rest of us just fucking make a load of noise.

The album

To write “The Haze” you’ve isolated yourselves in a farm in Wales with no phones and no internet. What was it like?

Great. We kind of went a bit crazy, but in a good way. Everything was focused and intense. We just took loads of food, loads of beer, all of our instruments and then just sort of hung out and had a good time. We didn’t over-analyse or over-think it, we were just like “let’s just see what happens”. After ten days or something we had the majority of the album. So yeah it felt really good. We hadn’t done that before so it was a cool thing to do.

Tom Hudson from PABH interviewed before their show at La Mécanique Ondulatoire (Paris) on 17/04/2017.

“We kind of went a bit crazy, but in a good way.”

The album was produced by Ross Orton. What influence did he have on the sound of the record?

He played quite a big part, just because he’s a drummer as well. Normally a lot of producers want to get the drums done first and they kind of rush it. They’re like “Do your drums! Do your drums!” and then move on, whereas he took a lot more time and care into preparing the drums.

He does it like a track by track. When we’ve done stuff before we’d do like twelve songs drums, twelve songs on the base, then twelve songs guitar… He’d be like “set up the drum kit to the song, then you play that song” and it means no one gets bored because everyone’s being productive.

Your contract with Sony Music ended after “Blood” and since then you’ve signed with Caroline International. Do you feel like you get more artistic freedom?

I think so yeah. They kind of left us to do what we want. But then whenever we wanted to ask for their help they stepped in and helped out. They were kind of like “what do you want to do about artwork?” and we’d be like “well, we’ve already got it sorted”. It was a good relationship.

The visuals

About the artwork, you’ve got the photographer Neil Krug. How did you get him?

Well we didn’t think we’d get him, because he’s like, massive… He’s done stuff for Foals, Tame Impala, Lana Del Rey, all sorts…

We had this list of photographers whose work we really liked and we kind of went through them. Some people would be really expensive, others would be “I’m too busy, I can’t do it”. And so at the very end of the list we were like “it’s a long shot but fuck it, let’s ask Neil Krug”. He got back straight away was like “yeah, I’m up for it!”. We did a deal with a price but it was actually really cheap. He sent us thirty images and we were gonna use four for the front cover and three singles. The images he’s sent us we had already picked out so it was like… “sweet!”. It just worked.

“And so at the very end of the list we were like “it’s a long shot but fuck it, let’s ask Neil Krug”.”

Lolu: You were talking about working with photographers. Maybe you’ve heard about how hard it is for photographers to get jobs in music, how do you feel about that? How important is it for you to get a photographer on tour?

It’s really important actually. When it’s an album cover, that’s artwork in itself. And for live photographers, we’re kind of known as being a live band so it’s important that that’s documented. When you get someone that is in tune with that and really creative, then it’s the perfect combination.

Each one of us in the band, we all went to art college and studied art design or illustration at university, so when it comes to artwork or music videos we’re really on it.

“Each one of us in the band, we all went to art college and studied art design or illustration at university, so when it comes to artwork or music videos we’re really on it.”

Lolu: So you know the price of working it art…

We know, we struggle ourselves. I do animation and illustration and stuff and it’s so hard to make a living. You kind of have to do little bits here and there.

“The Big What If was kind of inspired by Stanley Kubrick: symmetrical shots, long corridors…”

Your visuals seem pretty important. Cinema seems to have a certain importance on your music videos. Which movies would you say influenced your latest videos?

“The Big What If” was kind of inspired by Stanley Kubrick: symmetrical shots, long corridors… One of our friends filmed it and then me and Tommy edited it so we were really controlling about what we wanted. But also it was hard work because there’s never a wrong or right answer but you’ve got hours of footage and you’ve got to condense it into three minutes. We smoked a lot of cigarettes and drank a lot of coffee doing that, just like… “AAAAAAAH!”.

“We came up with a bit of an idea, but for that we wanted to leave it to the director Lewis Carter to create a bit of a narrative. We had seen some of his work before and it’s got a bit of a Wes Anderson, European indie film sort of feel.”

Was it the same process for “Hotel Motivation”?

We came up with a bit of an idea, but for that we wanted to leave it to the director Lewis Carter to create a bit of a narrative. We had seen some of his work before and it’s got a bit of a Wes Anderson, European indie film sort of feel. We hadn’t worked with him before. We approached him and he had free time and liked the band so it sort of happened.

I was wondering, in “The Big What If” video there’s a big fish slap. Is that a reference to the Monty Pythons’ Fish Slapping Dance?

Yeah! (laughs) The inspiration for this video, other than Stanley Kubrick symmetrical shots, was surrealist sort of artwork, like Erwin Worm… But yeah I’m glad I didn’t get slapped around the face with a fish! That was James. I was like “that’s your role!”. (laughs)

The weird

Looking back at your previous Parisian concerts, in 2010 you played Le Trabendo for the Vans  Off The Wall Music Night, in 2013 you played in a Parisian tattoo parlour with Converse Get Loud and in 2013 you came back in La Maroquinerie with Doc Martens Stand For Something.

A lot of shoes!

Yeah, do you consider yourselves a shoe rock band or do you have a shoe fetish?

“I love shoes!” (laughs) I don’t know, it’s weird! Basically, those people that ask us to play, like Converse, Doc Martens… even though it’s a little bit gross playing a tour where you’ve got sponsorship, we were like “it’s the only way”, because we do not have enough money from the record label to tour everywhere. So when they approached us we were like “fuck it!”. And I didn’t feel like I was being too much of a hypocrite because I wear Doc Martens and I have since I was a little kid, same as Converse. It’s like, fuck it, I’m not gonna say no. It’s still a show, but you get a few posters or whatever…

Tom Hudson from PABH interviewed before their show at La Mécanique Ondulatoire (Paris) on 17/04/2017.

Lolu: And free shoes!

Yeah, that’s it! We’d purposely hide our shoes and turn up to the venue not wearing the shoes. We were like “oh, shit!” so they’d have to give us shoes to wear.

“We’d purposely hide our shoes and turn up to the venue not wearing the shoes. We were like “oh, shit!” so they’d have to give us shoes to wear.”

Did you bring you cardboard Ainsley Harriot for the tour?

No, he’s dead.

Where did you get it?

We found it in a weird arts event. He was just in this room and he kept getting passed on from person to person and then he ended up in our practice room, in the corner. And then when we played in the Brudenell Social Club in Leeds, the last date of the UK tour, we brought him on stage and threw him into the crowd, but the crowd just ripped him. It was like a zombie film! It was just like “AAARGH!”.

And then there was a secret show later on where the support band played and this guy had Ainsley’s head. It was like a totally different show, miles away. He was like “YEAAAAH!”. Somehow parts of Ainsley had been spread.

“The crowd just ripped him. It was like a zombie film!”

Last question, the VisualMusic question: cocaine or hookers?

It’d have to be cocaine because we’re all in happy relationships. So, if I said “hookers” and my girlfriend read that she’d be like “you motherfucker!”.

That’s the most common answer.

It’s weird. James and Rob are married and I’ve been with my girlfriend for twelve years. Tommy has been with his for eleven years. So we’re like “yeah rock n’ roll!” and as soon as girls are talking to us we’ll find one of our crew that’s single and we’d be like, “uh, maybe you’d want to talk to this guy?”. (laughs)


Thanks to Pulled Apart By Horses and Caroline International.
Photos : Lolu