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Un texto du chanteur et le rendez-vous est pris dans la loge du Point Éphémère pour une interview avec les Warmduscher. Leur second album Whale City est sorti depuis juin dernier et le temps leur donne raison avec des louanges du public des Eurocks et de la Route du Rock cet été ainsi que d’Iggy Pop en cette fin d’année. Retour sur les six mois écoulés, ce début de tournée européenne et sur le futur bien sûr ! Sous fond de balance de The Big Idea, leur première partie du soir. Si les 4 membres sont présents, Clams au chant et Lightning Jack a la batterie nous répondent tour à tour.

Nonchalance punk = pléonasme

Vous êtes repartis pour une tournée européenne avec un tour de chauffe au Havre. Comment c’était ? 

Beaucoup de personnes, on n’avait jamais mis les pieds là bas mais c’était cool. Ce qui est drôle, c’est qu’il n’y avait personne dehors mais du monde dans la salle. Ça donnait l’impression que c’était la ville parfaite pour faire un casse le soir de Noël. Pendant que tout le monde est à la messe de minuit, tu fouilles les maisons. Bien sûr, il faut que les gens soient un minimum religieux. Bref, c’est comme ça que le show du Havre s’est déroulé. 😅

De belles idées en sont sorties ! Ça fait six mois que le disque est sorti. C’est quoi l’ambiance en ce moment ? 

On vient de finir l’écriture du prochain ! Toutes les démos sont finies, on pense peut être en ajouter une ou deux d’ici l’enregistrement prévu en mars prochain. 

C’est nouveau pour vous, non ? D’arriver avec des chansons déjà prêtes avant d’aller en studio ? 

Cet album là sera plus “réfléchi” dans le sens où nous n’avons pas encore joué de chansons ensemble, à part une seule que nous jouons déjà en live. Sur le premier disque, on a tout écrit et enregistré sur place en quelques jours. Sur Whale City, c’était moitié moitié. 

Le prochain album, il nous faudra un orchestre et 5 ans. Avec des gens qui écrivent les morceaux à notre place. Nous avons écrit les albums rapidement pour le moment donc pour la suite, on va prendre… 10 ans avec une chanson par année. 😀

Khaki Tears sonne beaucoup plus foggy et bordélique que Whale City. Comment vous avez appréhendé le travail sur ce nouveau disque ? 

70 à 80 % des chansons étaient écrites, jouées pendant 1 à 2 ans. On a juste écrit “I got friends” en un jour là-bas. On est arrivés avec des idées, des bouts de paroles et des chutes de jams qui se sont retrouvés ensuite transformées en chansons pour l’album. 

(Pendant ce temps, The Big Idea gueule “New York City” dans le micro en permanence.)

Quelle est l’histoire derrière Whale City ? Une ville fictive, c’est ça ?

Ça peut être une ville fictive ou une ville existante. C’est une ville où des gens vivent, où ils peuvent être comme captifs. Ça peut être Le Havre, Paris, New York. Il existe aussi une ville du nom de Whale City du côté du Massachussets d’où Clams est originaire.

“Tu sais, tu dois te mettre une autre gueule de bois pour t’en remettre, c’est la clé. Et après les souvenirs disparaissent à nouveau. La solution, c’est de s’enregistrer avec son téléphone. Ensuite deux jours plus tard, tu découvres ça en te disant what the fuck ? Et tu l’effaces !”

Quelles sont vos sources d’inspirations pour composer ?

Les acides ! 😂

Pour les paroles, on commençait par définir les titres de chansons avec Jack lors d’un trip aux États-Unis. Une fois que nous avions les titres, j’ai eu des idées pour les paroles. J’attends que la musique soit calée pour y écrire des paroles définitives. Cette fois, nous aurons un fonctionnement plus traditionnel. 

Recette d’un succès

3 jours pour enregistrer, le tout improvisé. Et enregistré en live sur bande. Vous avez la réputation d’improviser pas mal de vos morceaux, enregistrements, lives et vous n’êtes pas les derniers à faire la fête. Comment vous faites pour vous souvenir de ce que vous devez jouer et pour tenir le choc ? 

Je ne sais pas, c’est quelque chose que personne ne peut expliquer. Et si quelqu’un le peut, je ne veux pas qu’il le fasse. 

C’est ma plus grande question. Lors d’un lendemain de cuite, je ne me souviens pas de la moitié de ma soirée. Donc je vous imagine mal pondre des morceaux et vous en souvenir ! 🤔

Tu sais, tu dois te mettre une autre gueule de bois pour t’en remettre, c’est la clé. Et après les souvenirs disparaissent à nouveau. La solution, c’est de s’enregistrer avec son téléphone. Ensuite deux jours plus tard, tu découvres ça en te disant what the fuck ? Et tu l’effaces ! 

Interlude 1 : la personne en charge de leur merch débarque, demande si la bouffe asiatique qu’ils ont commandé est bonne et fait un petit tour de la pièce, avant de se rendre que l’interview est en cours. 

Warmduscher – Festival Minuit Avant la Nuit 2018

Comment vous vous êtes rencontrés ? 

Via Saul de la Fat White Family. On jouait dans des groupes différents le même soir à Londres. Paranoid London pour Clams et Nagasaki quelque chose pour Saul, c’était assez naze et ça n’a pas duré. On se connaît tous de la Fat White plus ou moins et du même quartier merdique du sud de Londres. 

On voulait monter un groupe avec Clams qui sonne comme Pussy Galore et en jouant ensemble, on s’est retrouvés avec Warmduscher. On a joué longtemps avec juste Jack et Clams en guitare/basse uniquement. 

Et toi Clams, t’es arrivé quand des États-Unis ? 

En 2007, de New York City. 

Comment vous cohabitez entre ce groupe et tous vos autres projets (Childhood, Fat White, Paranoid London…) ? 

A l’époque, on jouait tous de nos différents groupes. Notamment Clams avec Paranoid London. Warmduscher était notre passe-temps, quand nous n’étions pas déjà en tournée. On recevait des offres mais on ne les acceptait pas. En jouant la soirée de départ de Mica Levi, Dan Carey nous a vus et a adoré : “c’est le meilleur truc que j’ai vu ! “

On a enregistré un single avec lui et il nous a proposé de faire Whale City dans la foulée. 

Warmduscher a l’air d’être une cour de récré pour vous, où vous pouvez passer d’un style à l’autre. 

Oui, chacun individuellement nous écoutons des sons assez différents. On essaie de jouer quelque chose qui nous plaît et à la fin, ça donne ce truc bruyant et bordélique ultra plaisant. Je suis super content d’être dans un groupe qui peut être comparé à la fois aux Cramps et aux Beastie Boys

À ce propos, vous écoutez quoi sur la route ? 

Les démos du nouvel album ! Beaucoup de stations de radios à la con. Et Zoogz Rift, il a un album nommé “Islands of Living Puke” qui est un mélange de Butthole Surfers et de Frank Zappa. A côté de ça, on n’écoute rien de spécial. 

Vos réseaux sociaux sont blindés d’images cheloues et de private jokes. Quel est le dernier truc qui vous a faits marrer ? 

L’histoire que le photographe, que l’on a rencontré cet après-midi, nous a racontés. Il nous a pris en photo juste avant et nous a dit que le chanteur d’un vieux groupe de punk s’est mis à poil et il s’est retrouvé à le shooter nu avec un gros plan sur la bite. Le bassiste me montre le résultat sur le site du photographe en question. 

Va savoir pourquoi ce mec qui a pris Serge Gainsbourg, Jane Birkin et d’autres grands artistes s’est retrouvé à nous raconter cette anecdote en particulier. 😅

Interlude 2 : une personne de l’équipe du Point Éphémère débarque pour prendre une photo pour Instagram. 

Merci à Warmduscher, à Marion de Differ-ant et Marin de la Route du Rock Booking. Le report du concert arrive !