Votre mot de passe vous sera envoyé.
Lancés dans un rythme effréné de concerts post-Covid omicronesque et potentiellement pré-covidnouvellesouchesque, ce soir, c’est retour chez les copains du Grand Mix pour voir (enfin) White Lies qui me glissait des doigts depuis quelques années déjà. Mais la sortie du petit dernier « As I Try Not to Fall Apart » m’ayant réconcilié avec la formation, l’occasion était trop belle pour bouder leur venue..

Retrouvailles.

Il faut dire que j’étais un poil échaudé par la formation qui avait livré de précédents opus « Friends » et « Five » qui ne m’avaient guère emballé. « Big TV », dernier album en date, qui m’avait séduit datant tout de même de 2013. Je craignais donc que White Lies et moi ne puissions croiser nos chemins par manque d’intérêt. Chose corrigée ce soir donc ! En première partie, ce sont d’autres anglais, Charming Liars qui ouvrent les festivités avec une réelle énergie, très bon point. Par contre, c’est extrêmement calibré. Du chanteur beau gosse aux compositions taillées pour les ondes ! Mix de Imagine Dragons / 30 Seconds To Mars et autres groupes rock FM, les chœurs ne sont pas oubliés (bien évidemment), tout comme les poses de BG devant un ventilo posé sur un coin de la scène (par hasard et sans photographe derrière). Clairement, ça trouvera sûrement son public, surtout avec une telle énergie, mais on n’en fera pas partie.

Quoi qu’il en soit, la scène révélée, on découvre que les White Lies sont venus en mode fête foraine, du néon, en veux-tu en voilà ! Je charrie mais au final, comme tout photographe, je me frottais déjà les mains pour les futures photos en sachant que visuellement, ça allait forcément donner quelque chose de visuellement sympa (et je ne m’étais pas trompé). Il faut dire que le groupe va mettre bien son public, direct, en attaquant avec « Farewell To The Fairground » tiré de leur incontournable « To Lose My Life ». D’ailleurs, ce soir le groupe jouera quasi autant de titres de son premier album, si apprécié, que son petit dernier mais force est de constater que les deux se complètent plutôt bien !

La fièvre du dimanche soir.

Une chose frappe néanmoins, le très large sourire de Harry McVeigh entre chaque morceau, presque surpris de voir tous ces fans. Il faut dire que le public composé de français mais aussi de beaucoup de nos voisins belges ne manque pas de manifester son plaisir sur les titres. Moi qui ai souvent regretté des publics trop mous, la sortie de COVID semble avoir reboosté tout ce petit monde et c’est tant mieux ! Rien de mieux qu’une salle vivante et appréciant le set d’un artiste venu défendre son gagne-pain après 2/3 ans de chômage forcé. N’oublions pas que de nombreuses dates sont annulées, faute de pré-ventes réussies et la partie n’était pas gagnée pour White Lies en jouant un dimanche soir avec un week-end hyper ensoleillé.

La réconciliation totale.

Et même quand on n’aime pas l’album, White Lies arrive à vous réconcilier avec les morceaux ! Exemple avec « Is My Love Enough » tiré par l’imposante partition de basse de Charles Cave, le public se déhanchant sur des jeux de lumières LED du plus bel effet. Ouais, c’est beau tout ça. L’ambiance est bonne, le son est bon, l’Anoesteke servie au bar a été meilleure bière du monde, qu’est-ce qu’on peut espérer de plus ? Des hits ! Des tubes. Et White Lies n’en manque pas, on se régale avec « Big TV », on savoure « Step Outside » du dernier album, on kiffe sur « Getting Even » qui est un des titres préférés du groupe à en croire son frontman et on le comprend.

Et on voyage, on voyage, du super single « Tokyo » ultra efficace à « I Don’t Want To Go To Mars », autre single émérite sorti dernièrement avant un rappel entre oldies et nouveaux titres qui finiront d’abreuver un Grand Mix noyé sous les LED multicolores et, surtout, comblé ! Un dimanche soir comme on les aime et comme on en veut encore, même en hiver et pas juste les jours d’accalmie de pandémie. En tout cas, on est venus, on a profité et la soirée restera clairement un des beaux petits souvenirs de ce printemps qui avait de sérieux airs d’été avant l’heure.

J’en profite pour remercier nos amies de [Pias] France et Vincent du Grand Mix pour son coup de pouce (cœur avec les doigts bien sûr). Et rappelons que le groupe sera de passage au Trabendo le 15 Juin prochain, donc c’est un peu comme si vous aviez lu un report venu du futur ami(e)s parisien(ne)s ! Il est encore temps de prendre des places.

SETLIST

  • Farewell to the Fairground
  • There Goes Our Love Again
  • Am I Really Going to Die
  • To Lose My Life
  • Hurt my Heart
  • Time to Give
  • Is My Love Enough
  • Step Outside
  • Getting Even
  • Big TV
  • There Is No Cure for It
  • Unfinished Business
  • Tokyo
  • I Don’t Want to Go to Mars
    RAPPEL
  • Death
  • As I Try Not To Fall Apart
  • Bigger Than Us