Découvrir par hasard un groupe en chillant sur youtube. Deux albums et un single. Deux albums que tout oppose. Le premier sombre, entre noise et boucles répétitives, hypnotiques. Le second, Grace, paru en 2017, est plus lumineux, un virage pop assumé et bien négocié. Aimer les deux pour la puissance proposée, se renseigner un peu sur le groupe, Sonic Jesus, et se rendre compte que moins de dix jours plus tard, ils passent à Paris à l’Espace B pour une poignée d’euros. Se jeter sur la prévente et réussir à convaincre des potes. On ne risque pas grand-chose de toute façon. Précision, les vidéos publiées ne sont pas de moi, et ne sont pas de la date parisienne. Les photos floues/sous filtres si. Pour info, ils sont italiens et signés sur FUZZ CLUB.

 

 

Noir c’est noir

Quatre hommes, tout en noir, barbe en place, prennent place. La salle est clairsemée. Le son est excellent. La question était la suivante en début de soirée : comment ajuster une setlist de manière cohérente vu la différence totale entre les deux albums du groupes. Aucun complexe là dessus, ni déception, les morceaux se mêlent sans que jamais la moindre faute de goût n’apparaisse, et pendant un peu plus d’une heure, les débats seront finalement bien équilibrés entre les deux parutions du groupe. La section rythmique est impeccable et envoie ce qu’il faut.

no way – grace

 

Eclat

On aura vraiment aimer passer ce moment en leur compagnie, et apprendre avec eux ensuite que Sonic Jesus est le projet de Tiziano Veronese, qui, s’il tient la basse et le chant principal ce soir, est le cerveau du groupe, multi-instrumentaliste et à l’évidence très créatif. Bien entouré, les morceaux de Grace apportent un peu de clarté (froide, faut pas déconner non plus) à l’obscurité apparente du premier contact. On pense même parfois à Interpol notamment dans la voix, le phrasé et la reverb utilisés par Tiziano. Le virage pop apporte une bouffée d’oxygène appréciée. On apprendra également que le guitariste, Marco Barzetti a écrit toutes les parties chant de ce second album. D’ailleurs, également multi-instrumentaliste, on dira bientôt quelques mots de WEIRD., son projet solo.

fading light – grace.

 

Vague de froid

Il sera finalement difficile de réellement sortir un morceau du lot ce soir. On citera tout de même Reich, et sa froideur martiale qui nous aura fait danser frénétiquement et mécaniquement. Implacable et imparable, impossible de passer à côté. Tout comme le lancinant Monkey On My Back ou le single génial No Way. Très bonne surprise live donc, d’autant plus pour 8 balles, c’est d’autant plus satisfaisant, et on a déjà hâte de revoir Sonic Jesus rapidement. D’ailleurs, comme dit plus haut, on devrait en reparler dans un vite fait à venir prochainement.

Reich – Neither Virtue Nor Anger