Un album, un Elysée Montmartre et maintenant un Casino de Paris pour les frères Dewaele bien déterminés à retourner Paris en 2017

Première partie (x3)

Trois premières parties, plus de deux heures de warm-up extrêmement longues dont on ne voyait plus le bout venir. Un bon point à Joe Goddard des Hot Chip qui aura sorti un DJ set plus inspiré et mouvementé que lors de l’ouverture de LCD Soundsystem en septembre dernier à l’Olympia.

Menés à la baguette

 

Un grand rideau blanc, une voix aux paroles robotiques, il semblerait que le show soit prêt à démarrer ! Après un premier couplet couvert, les Dewaele révèlent leur configuration du démon : des machines, des claviers, une basse parfois et surtout 3 putains d’énormes batteries. Accompagné notamment d’Igor, ancien fût de Sepultura, ce set-up est LE facteur déterminant du set. Dans le même tempo, en solo ou à la suite, les 3 percus se démarquent dans leur style qu’ils soient métronomiques ou massifs et la sensation de puissance est totale. De vrais solos sont inclus avec bien sûr l’intro explosive de “Missing Wires” où les toms prennent un bouillon infernal de la part d’Igor. Pour voir la chose en mouvement, quoi de mieux que la captation ci-dessous.

Mais le concert ne se résume pas à ça. La voix est aussi nickel avec une qualité insoupçonnée. Tous les titres s’imbriquent comme sur From Deewee avec en plus l’intégration de morceaux lui précédant bien sûr comme “KracK” et “E Talking“. Soulwax marie toutes ses influences pour donner un mélange d’électro, de punk et de new wave avec des sons rappelant à la fois LCD Soundsystem, Depeche Mode et Kraftwerk. Le morceau de bravoure restera “NY Excuse” dans une version d’une dizaine de minutes à vue de nez avec une violence rarement constatée dans un concert du genre.

Avec son heure et quart tout pile, ce live rentre directement dans mon top 3 électro EVER avec LCD justement cette année et les Chemical Brothers. Dommage que le rappel se termine aussi vite avec la seule “Goodnight transmission“. On aurait clairement pris du rab au vu de la rapidité avec laquelle le moment est passé.
Un show indispensable qu’on espère revoir l’an prochain dans le coin.

Remerciements à Hanah de Pias.