28 Days‘, c’est aussi la période de la Lune, ou encore celle des menstruations d’une femme, en moyenne. C’est aussi le nom de ce groupe venu tout droit d’Australie qui nous pond un second opus encore meilleurs que le premier. Entre punk rock, influences hip hop ou ska, 28 Days nous livre ici un concentré de bonne humeur où on s’imagine facilement entouré de kangourous faisant du skate et draguant des koalas bien gaulés. Ouais, l’Australie, c’est un pays de rêve.

Les Beaties Boys ont sûrement été très souvent écoutés par le groupe, et ça se remarque dès la première track ‘Say What‘: platines, lyrics rappées et gros riffs. Et là avec le recul, je me dis que Quarashi ont sûrement écouté pas mal de 28 Days avant de sortir ‘Mr Jinx‘, mais là on s’égare. La grande force de 28 Days, d’allier tous ces genres sans qu’on ait l’impression d’écouter une bouillie infâme de sons qui arrachent l’oreille. Non, tout se fait de façon fluide. On tombe très rapidement dans le jeu du ‘je reprend le refrain en coeur’ au point qu’il est impossible d’oublier les mélodies. Efficace, et c’est pareil dans toutes les tracks. ‘Early Morning’ où la basse en introduction se fait plus ska et donne de la vitalité qui pousse à être actif dans la journée, avec en accompagnement des platines qui ne donneront que plus d’interêt à la richesse de l’album. Car de la richesse musicale, 28 Days est bien fourni de ce côté là. On touche tous les gens en gardant une continuité. ‘Tunnel Vision‘ est une track aux allures de punk traditionnel, proche du skate-core pour déboucher à une partie rappée rappelant vaguement un Limp Bizkit aseptisé. Non, pas de doutes, ils savent toucher à tout, surtout que l’on voit que le groupe a une certaine tendance à l’émo. C’est un peu une sorte d’album qui va réunir un maximum de gens, et ce, sans bâcler le travail.

Cependant, contrairement au premier album, le côté ska est largement moins exploité, peut-être parce que ce n’est plus la tendance, et aussi parce que le groupe manie plus les genres. Mais qu’importe, il s’agit sûrement d’une évolution normale du groupe: être plus rapide, voire plus violent comme dans ‘Pessimy & The Devil‘, track aux gros riffs accelérés et une voix de Jay grincante et hargneuse, un peu à la manière de The Used. En plus de ça se mêleront dans cet album des tracks plus pop, ‘A General‘ faisant partie de celles-là avec des choeurs classiques mais très catchy.