Sortez les brindilles, un groupe revival vient de sortir un album creusé dans les années 60 et ses excellentes choses : les arbres peinturlurés, Jefferson Airplane, The Doors, les fleurs & les petites perles pop vulnérables. Soit, Steel in Mind aurait dû écumer le Golden Gate Park un Janvier 1968, la face effacée, le regard perdu au milieu d’une foule de hippies les doigts en V. Mais tout ça, c’est gravé dans l’esprit! Alors, on redécouvre, remélange, recréer, goûte à certaines piqûres innocentes; en restant malheureusement soft sur l’originalité.

Permanent Midnight‘ ouvre l’album d’un coup de médiator usé, fusionne la fibre tranchante des guitares zeppeliniennes avec le chant brûlant d’un été croustillant. S’en suit un mix d’influences de grandes légendes du rock & roll avec ‘One Last Stand‘, véritable tuerie d’un rock psychédélique affûté. Des riffs pointus, une énergie convaincante, une voix taillée à la Eddie Vedder. ‘Get on (My friend)‘ et ‘Going Down to San Francisco‘ ; délicieux morceaux imprégnés d’une âme affranchie et fragile, toujours sur cette voix virile et désinvolte qui gémit entre deux solos aux plans grandement inspirés d’Hendrix, préparent psychologiquement à subir ‘Here Comes the Hurricane‘ ; chant lancinant et guitare slides discrète.

Somewhere Between Lighe & Shade‘ est un bon album oscillant entre les ambiances suaves et âpres ; un bon album à écouter en léchant le soleil.