Le soulèvement des machines doit normalement avoir lieu en 2014, mais Editors ont décidé de montrer de quel côté ils étaient avec un peu d’avance. Pour cela ils se sont inspirés de la musique de Terminator pour ‘In This Light And On This Evening‘. Ce nouvel album apporte désormais une grosse évolution, on ne va plus les comparer avec Interpol, et cela commence avec le morceau éponyme qui ouvre l’album. Les sons électros et la voix glaciale de Tom Smith se font plus sombre que jamais. Tout en douceur et en noirceur, ce morceau permet d’apporter un bon début à cette galette. Le chanteur a d’ailleurs déjà fini de muer dès le 2è morceau, ‘Bricks And Mortar‘, mais ce n’est pas tout, on a vraiment l’impression d’écouter une bande son, avec tous les sons dignes de machine qui se baladent dans le fond sonore. Le premier single, ‘Papillon‘ dévoile quelques passages intéressants après de (très) nombreuses écoutes, mais ce ne sera vraiment pas une des tops de l’album.
Parlons du reste d’ailleurs, on assiste à des morceaux péchus (‘You Don’t Know Love‘) mais sur certains morceaux qu’est ce que c’est mou ! (‘The Big Exit‘, ‘The Boxer‘, ‘Like Treasure‘) On est dans l’ambiance ‘tout le monde a été exterminé’ et le pire c’est que l’agréable impression donnée par le premier morceau est désormais bien loin. Même si ces satanés bruitages sont toujours présents et me vrillent les tympans, ils deviennent bien agréables sur ‘Eat Raw Meat = Blood Drool‘. L’ensemble musique et voix s’accordent bien et je me souviens enfin pourquoi j’apprécie Editors… Jusqu’au final ‘Walk the Fleet Road‘ qui fait un retour au calme, définitivement trop calme.

En essayant, Editors a presque réussi son pari. Les diverses ambiances qui se dégagent apportent une originalité qui leur manquait désespérément. Cet essai n’est pas une franche réussite mais ils ont évolué (du moins tenté), mais ils ont perdu une partie d’eux-même au passage. Ce qui est dommage c’est que c’était la meilleure.