Zak Tell n’est pas du genre à déconner et ça, Superbutt l’a bien compris. Les slaves ont trainé le frontman de Clawfinger dans leur studio pour qu’il aboie sur ‘Last Call‘, le premier morceau de ‘You And Your Revolution‘. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que grâce à ce featuring deluxe potatoes, le décor est vite planté : encore une fois, Superbutt et ses gentils copains donnent dans le massif. Fort accent de l’Est, groove assassin, guitares lourdes, batterie martiale, et basse délicieusement slappée (pas le demi-slap de manchot de Fieldy, non, le vrai slap que font les vrais bassistes) sont de retour pour jouer un agréable tour à nos cages à miel. Par moment, les ressemblances avec leurs zincs français de l’écurie Dirty8, Sikh et S-Core, sont saisissantes. On en devient même paranoïaque en ayant l’impression d’entendre Sna-Fu dans ‘With Nails‘. Mais qu’importe, le tourbillon cervical est bel et bien là (‘Blisters‘, et sa tempête de riffs). Le producteur Jocke Skog (le mec qui martyrise des touches de synthés dans… Clawfinger, tiens tiens) a su mener les Buda-mecs dans une voie un peu plus garage que leurs anciennes livraisons, qui devenaient un peu trop propre. Good job ! Élément puéril, nos têtes blondes qui suivent des cours de LV3 hongrois pourront même se délecter des interludes sûrement cocasses dans la langue de Zsolt Baumgartner (mais si, Zsolt Baumgartner).

You And Your Revolution‘ = du groove metal viril et poisseux (comme l’indique presque le clip du tonitruant ‘Figure‘), turbulent, taillé pour un public headbangueur. La preuve, le mannequin de l’artwork en a perdu sa tête.