Le Québec, en terme de nuisance sonore, c’est un vrai nid à emmerdes pour nous autres français. Des années qu’on se tape leur beugleuses avec des accents pire que celui de [team]Marku[/team]. Les Brixton Robbers eux aussi viennent du Québec, sauf que eux chantent en anglais: en voilà une bonne idée ! En plus ils font du punk rock, youpi ! Ils ont un son motivant, des refrains pas degueus, un chanteur à la voix sympa, de l’énergie à revendre, des chansons qui font sacrément bouger le popotin (‘Bright light‘, ‘Bashing and hating‘, ‘Fuck the Shit‘), aucune faute de goût manifeste, et en plus des solos de guitares discrets, lisibles et agréables (‘Green grass‘) chose rare et donc appréciable dans le punk rock actuel adepte de la surenchère.

A tout réfléchir, leur album ‘Rocks and Cranes‘ avec ses nombreuses incursions ska est très recommandable pour peu qu’on écoute habituellement peu de groupes de ce genre. Oui, parce que si c’est le cas, la donne n’est plus du tout la même. Brixton Robbers est très influencé par le ‘Destroy to Create‘ de The Flatliners, et ça s’entend beaucoup dès les premières minutes. Les plans sont quasiment les mêmes et la voix rauque rappelle celle du chanteur des légendaires Mighty Mighty Bosstones.

Bien sûr, les québécois ne cherchent à tromper personne. Leur zik est ultra référencée et ils le savent (et sans doute s’en foutent). Il reste qu’en l’état, Brixton Robbers aura du mal à fédérer en étant le meilleur des seconds couteaux. Un peu de nerfs, messieurs !