Empyr n’est pas hype. Voilà, c’est dit. J’ose espérer que bon nombre d’entre vous le savaient. Vous saviez peut-être aussi qu’Empyr est un supergroupe de merde. Si ce n’était pas le cas avant de lire cette chronique, laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Pour être concis et pas trop blessant, Empyr comporte deux membres de Kyo. Et un de Vegastar. Aïe, oui je sais, ça fait mal. Contact d’un côté, 100ème étage de l’autre, ces messieurs sont à l’origine de ces chefs-d’oeuvre lacrymogènes dont certains s’evertuent à nier l’existence. En ce qui concerne les deux autres membres, disons que Pleymo et Watcha, allez, ça passe. Ils étaient ridicules, bien sûr, mais marrants. Sauf que je n’ai pas très envie de rire, là.

Si la licorne se rapporte au talent d’Empyr, sachez qu’aucun des deux n’existe. Unicorn est un album parfait pour les publicitaires soucieux de promouvoir le savoir-faire à la française en même temps que le dernier abonnement de M6 Mobile. J’en veux pour preuves ce It’s Gonna Be présent sur la bande-son du trailer d’un épisode de la saison 7 des Experts: Manhattan (notez la gratification) ou ce Do It qu’on imagine déjà dans une pub avec des ados vantant les mérites d’une boisson énergétique. Ce serait un comble tant la musique d’Empyr est amorphe et fade. Un attribut qu’ils partagent avec leurs copains de l’autre supergroupe de merde Die On Monday. C’est ça l’après-Team Nowhere: la Team Nothing.