Avec cet album éponyme, Tom Delonge et Travis Barker, respectivement guitariste et batteur de Blink-182, esperaient retrouver un son plus proche du punk qu’ils appréciaient autrefois, celui de The Fugazi entre autres. Soyons clair : c’est un peu raté. La faute à Blink peut-être puisque mis à part le fait que les deux membres les plus mis en avant fasse parti du ledit groupe, il est indéniable que ça y ressemble trait pour trait. Mais que ceux qui ne peuvent pas supporter Blink se rassurent, ici il n’est pas question d’humour douteux ou preteenager, les paroles sont plus matures. Entre désespoir ou Tom Delonge parle de ‘Fin du monde’ et dépression (l’album lui-même), on est loin de ‘Fuck A Dog‘ ou ‘I want to have a blowjob from your mum‘…

Donc à quoi ressemble l’album ? A une répétition de ‘Stay Together For Kids‘ pour les blinkeurs fous connaisseurs. Même ambiance, mêmes mélodie simili-mélancolique. Ouais, j’vois bien les ptits teens s’écouter cet album parce que Fluffy le chien vient de mourir explosé par un 4×4 en furie, conduit par un homme venant tout juste de braquer une banque alors coursé par deux voitures de polices, généraseument offerte par Renault. Ouais, la vie c’est pas cool gars!

Le problème avec ce genre de paroles, c’est que ça se ressent énormement dans la musique, peut-être est-ce une qualité que de pouvoir illustrer ses pensées avec de la musique, mais quand on broit du noir et qu’on fait de la musique montrant qu’on broit du noir, ça nous fait forcémment broyer du noir… Et du coup, ces 13 tracks sont noires..

Mais heureusement, tout n’est pas si noir car Travis reste lui-même et montre qu’il est toujours aussi talentueux en batterie, alternant roulements de caisse claires et rythmes coupés et un peu destructuré sans pour autant perdre le rythme. Ouais, si c’est pas un bon batteur lui…

Les mélodies quant à elles se retiennent facilement mais je me vois mal chanter ce genre de chansons alors qu’il y a des chiens qui gambadent un peu partout autour de moi, une femme enceinte et venant d’acheter son landeau, un homme sortant de l’ANPE le sourire au visage parce qu’il vient de trouver un job… Non, vraiment, j’aurais du mal. Alors je zappe, je zappe parce que tout se ressemble trop et je tombe sur ‘My First Punk Song‘ qui comme son nom l’indique est une chanson punk garage. Et là, ça fait du bien un peu de changement de ryhthme (c’est le cas de le dire).

En gros, cet album n’est pas un ratage complet, juste chiant à la longue. A écouter de temps en temps quand on sait qu’un astéroïde de la taille du Texas va s’écraser en pleins dans le Yémen et qu’on est encore puceau.