Two door cinema club faisait figure de sensation à la sortie de son premier album il y a de cela deux ans. A coup de singles accrocheurs et d’une bonne petite réputation scénique le groupe avait réussi à accrocher un peu miraculeusement le wagon de la hype. Seulement, on s’en rend compte à l’heure où la musique est devenue un produit de consommation comme un autre, entretenir le succès est un pari de plus en plus difficile pour ce genre de groupe. Alors qu’en est-il de cette nouvelle galette Beacon ?

Aussitôt écouté , aussitôt oublié ?

A la première écoute, une chose est sûre, la recette reste la même que sur Tourist history : une pop-catchy à souhait, un soupçon plus rock qui atteint son but à peu près autant qu’elle le manque.

Distribution des bons et mauvais points :

Le très new wave Handshake est une réelle bonne surprise et ressort comme l’un des meilleurs titres. L’intro radioheadienne de Pyramid (référence voulue ?) nous montre une facette plus expérimentale pas déplaisante du tout avant une belle explosion. On retrouve même l’urgence du Bloc party des débuts sur un Someday par exemple.
Là où le bât blesse c’est lorsque l’on sent la redite de manière trop flagrante. The world is watching nous ressort le petit riff à la Something good can work au cas où cela marcherait une deuxième fois mais on rajoute quand même une voix féminine histoire de donner le change. Las, la mayonnaise ne prend pas et on frôle l’indigestion.
Le single Sleep alone déçoit également en s’emballant un peu à tort en deuxième partie de morceau et ne retrouve pas la magique efficacité d’un Cigarettes in the theatre.
Le reste de l’album se retrouve dans cette même veine, pas désagréable mais loin de transcender le genre. N’est pas New order qui veut.

Le bilan s’avère donc plus que mitigé et le constat est sans appel pour nos sympathiques petits irlandais : le groupe s’essouffle déjà avec ce deuxième opus et n’est clairement pas taillé pour la stature qui lui a été imposée.