Second album du groupe sorti un peu de nullepart, ‘A Rush of Blood to the Head‘ succède à l’excellent ‘Parachutes‘, album ayant revelé Coldplay au grand public.

L’heure est aux retour des grosses gratt’, aux hurlements incessants des chanteurs, des batteries surchargées, des pogos intensif. Mais à côté, une bande d’irréductibles anglais résiste et nous sort une musique douce, calme et reposante. Bon, peut-être aussi parce qu’ils ne jouent pas dans le même registre.

Plusieurs fois comparé à Radiohead période ‘Pablo Honey‘ et ‘Ok Computer‘ avec leur premier album, il y a fort à parier que le groupe le sera de nouveau avec ce nouvel opus. Non pas qu’il s’agisse d’une copie fade, mais les sonorités sont telles, tout comme la voix, que le style s’en rapproch. Mais Coldplay a montré qu’il y avait une personalité derrière ‘Parachutes‘ avec ses hits ‘Trouble‘ et surtout ‘Yellow‘. Des guitares nonchalantes, un son presque digne d’un café théâtre. On y est, c’est Coldplay, on se prépare un café, des clopes et on tamise les lumières…

Voilà, ‘Politik‘ commence avec ses rythmes presque bourrins par rapport au reste de l’album pour finalement déboucher sur quelques notes de pianos. Tout est misé sur la simplicité et c’est ce qui a fait de Coldplay un groupe fortement mis en avant ces deux dernières années. La recette utilisée pour l’élaboration de ‘Parachutes‘ est la même, et ça marche… Non, ce n’est pas sombrer dans la facilité pour le groupe, c’est juste un style. Les sons des guitares sont les même comme en témoignent ‘God Put A Smile Upon Your Face‘, ou ‘In My Place‘. La simplicité va jusqu’à l’utilisation de guitares acoustique, mais moins qu’auparavant. ‘Green Eyes‘ et ‘A Rush of Blood To The Head‘ sont les seules tracks de ce type et vont moins ralentir le rythme, ni la vivacité. La plus grande nouveauté dans cet album réside dans l’utilisation des pianos qui donnent encore plus cette impression de ‘cabaret’.

Cependant, si ‘Parachutes‘ avait eu autant de succès, c’était entre autre par son effet de surprise. Ici, la recette utilisée est la même et il faut dire que j’attendais Coldplay au tournant (comme pas mal de groupes d’ailleurs cette année…). Le virage est réussi mais on aurait pu éviter quelques traces de pneus sur le bitume (wow, la métaphore). Il n’y a plus la fraicheur ni la joie de vivre du premier album et ‘A Rush of Blood to the Head‘ se termine par une chanson magnifiquement mélancolique. Peut-être est-ce dû au fait qu’il risque de s’agir du dernier album du groupe ?

Quoiqu’il en soit, Coldplay a réalisé un bon album qui ne peut être apprecié à sa juste valeur qu’après de multiples écoutes (ce que je n’ai peut être pas fait).