Ce qu’il y a de bien avec ‘Believe‘, second opus de Disturbed, c’est que la pochette est vachement bien foutue. Sous la forme d’un bouquin moyen-ageux avec le symbole ressortant, ça le fait et du coup, ça ressort un peu plus des rayons la FNAC, et c’est peut-être son seul gros atout, car après moutls écoutes, rien ne reste incrusté dans la tête. Leur premier album avait été un succès, ‘The Sickness‘ a pu être multi-platines… Bah alors que s’est-il passé? Des centaines de milliers de personnes ne peuvent se tromper…*

La particularité de Disturbed, c’est de réussir à faire ce que pas mal de groupes auraient-aimer faire: tenter de ressembler à personne pour éviter de se voir étiqueter à tord et à travers. Mais là où ça coince, c’est que c’est tellement bien fait que ça ressemble pas à grand chose. C’est fade, c’est un peu comme un kinder surprise. L’emballage est top super, quand tu le vois de loin, tu fais waouh, quand tu le secoues, ça fait tchic-tchic-tchic (ou alors c’est le porte-monnaie qui se convulse de douleur), et quand tu l’ouvres, tu fais ‘bah’, parce qu’en fait le chocolat il est un peu moisi. Mais comme tout bon Kinder Surprise moisi qui se respecte, il y a quand même quelques parcelles de chocolats pas encore atteintes et on se rue dessus. ‘Prayer‘ est une track qui passe en fond, sans être lourde à entendre ni excitante pour qu’on s’arrête de respirer et se taper un headbang en solo. L’intro de ‘Liberate‘ réussira quand même à faire bouger mais le reste est trop classique, trop ‘académique’. La voix est mélodique et se calque parfaitement aux riffs.

Peut-être est-ce un parti pri de ma part et mon esprit de contradiction qui m’empêche de croire à ce ‘Believe‘, mais là, comme ça, à chaud, impossible de dire du bon de cet album. Ah si, l’album touche à sa fin, et c’est encore trop traditionel. Piochez n’importe quel cd métal dans un rayon de cd, la dernière track sera à 90% une track douce et reposante. ‘Believe‘ ne fera pas exception et actuellement, vu le nombre de cds qui tombent à la semaine, aura surement du mal à se frayer un chemin du côté de nos étagères. Dommage.

* : Mozart, Elvis Presley, les Beatles, Britney Spears… Tous autant talentueux les uns que les autres mais dans leurs propres domaines (l’un d’entre eux à un super bon cul et une poitrine généreuse qui justifie l’achat d’un de ses albums).