Officiant en tant qu’instrumentalistes de Jeff Buckley, Michael Tighe, Parker Kindred et Andrew Wyatt se lancent en 1997 dans l’aventure de The AM. Et c’est longtemps plus tard que sort leur premier effort qui ne plaira pas forcément aux fans de Jeff Buckley, mais c’est pas plus mal…

The AM, c’est un peu le cocktail rock de cet été : un zeste de glam de Bowie, du new-wave de The Cure, une pincée de Velvet Underground. Résultat : un premier album pour le moins remarquable au son retro et surtout, aux mélodies incroyablement sophistiquées. Sans pour autant tomber dans l’afflux de sons électroniques, malgré la présence de sons étranges parsemés par-ci par-là et restant dans une simplicité presque génialissime, l’ancien groupe de Jeff Buckley nous plonge dans une ambiance sombre de fin de soirée dont on se délectera avec plaisir.

Mélodies easy-listenning pour ‘It’s Not For Me‘, titre radiophonique au refrain indélébile, rock dansant pour ‘If I Was The Sheriff‘, balade mélancolique folk rock avec ‘It’s Pouring‘, petits soupirs expressifs sur ‘ISolation‘… The AM signe tout simplement la bande originale d’une vie en tapant avec autant de succès dans divers registres. Le chant de Tighe se veut scotchant, collant, langoureux.

Bien sûr, on avait peur de subir une copie de Jeff Buckley à la sauce moderne, mais The AM s’avère être finalement un groupe ayant sa propre identité. Un son résolument british qui aura le cependant le malheur de se fondre dans le revival rock actuel. A moins de se lancer tenter et d’y jeter une oreille, ne serait-ce curieuse. ‘Et là, c’est le drame…