Après ‘International Superhits!‘, Green Day en remet une couche et sort un album compil de b-sides et autres tracks ‘inédites’.

Oubliez l’évolution du groupe avec ‘Warning‘, dernier vrai album en date. Ici, les tracks sont du 100% pur jus période ‘Dookie‘ et ‘Insomniac‘. Et là, Billie Joe et cie retrouvent de leurs fraicheurs avec des refrains repris en choeurs et des mélodies rapides qui s’incrustent facilement dans les deux trois neurones qui nous restent.

Comme d’habitude, l’ordre des tracks permet de faire la fiesta sans changer de cd, avec des changements de rythmes comment en témoignent ‘You Lied‘ et sa ballade qui nous pousse forcément à faire vaciller la tête de gauche à droite de gauche à droite. Alors que les chansons à hymnes punk reviennent, soudain, ‘Espionnage‘ intervient, toute droit issue de Austin Powers et du même type que ‘Jinx‘ parue dans ‘Nimrod.‘, c’est-à-dire instrumentale. Là encore, ‘Espionnage‘ est une instrumentale retro reprenant les tonalités de bandes sonores des films james bondiens des années 70. Encore une fois, Green Day prouve que le punk peut être très riche musicalement en fouillant un peu partout, que ce soit du folklorique ou de la semi-parodie (‘Tired Of Waiting‘ très kitch).

Mais le punk, c’est aussi ‘I Want To Be On Tv‘ avec certes, une mélodie de trois accords, mais un rythme soutenu par les choeurs virils et énervés du groupe. Une seule envie, gueuler aussi en levant un poing. Peu importe la raison, l’esprit est là et est constant dans tout l’album. Fait d’ailleurs récurrent chez Green Day puisqu’avec ce nouvel album, on a tout de même cette sensation de déjà-vu. La recette ‘chansons déchainées – balades – chanson déchainée’ marche, mais bon… ça peut lasser. M’enfin, Green Day a déjà prouvé qu’il pouvait faire quelque chose de différent avec ‘Warning‘ sans être pour autant décevant, donc ne crachons pas sur cet album qui permettra de patienter avec un prochain vrai album.