Oleander aura compris une chose : il ne faut pas avoir ‘the’ devant son nom et vouloir ‘sauver le rock’ pour faire du rock. Non car ‘Joyride‘ est un album blindé de tracks bien rock comme il faut, pas faussement hardcore, pas faussement mélodique, nan juste ce qu’il faut.

Constamment, l’oreille de l’auditeur reconnaitra un son ‘Foo Fighters‘: la guitare, les rythmes… Et dire que Taylor Hawkins m’était unique. Pas tant que ça puisque ceux de Scott Devours d’Oleander à le même style. D’autant plus qu’avec ça, le chant de Thomas Flowers et le mixage utilisé rappellent furieusement celui Dave Grohl. Mais c’est tout. Pas de tracks power pop aux sonorités catchy atypique des foos période ‘There Is Nothing Left To Lose‘. Ici c’est l’association gagnante basse/guitare/batterie/chant mélodique qui est mise en avant. Du coup, un son pur qui fait du bien après ses gavages de albums hyper produits. ‘Hands Off The Wheel‘ ouvre le bal, et à coup sûr, c’est une gifle voire une porte qu’on se prend en pleine gueule. Après une montée d’adrenaline croissante en introduction, c’est l’explosion et la vibe punk du groupe ressort. Puis s’ensuit une fournée de track toutes aussi puissantes les unes que les autres, sans jamais se ressembler. ‘Joyride‘ et ‘Better Luck Next Time‘ auront des allures de tracks rock n’ roll, tandis que ‘Off & On‘ sera comblé d’explosions métalleuses. On a constamment l’impression d’être ébloui et bon sang, c’est bon d’être aveugle. Et comme dans 98,5% des cas, ‘Joyride‘ se finit sur une touche semi-acoustique et ici, le groupe réussit à éviter le cliché ‘guitare sèche = larmes’. Que du bon en somme.

Bref, Oleander c’est un groupe qui signe ici un quatrième album où la maturité est de l’ordre du jour. Tout semble avoir été reflechi pour être pris aux trippes. Et comme pour me forcer à aimer encore plus, Thomas est fan de Filter, et là, y a pas photo…