Mettez votre amour propre de côté. Rangez votre perruque noire sombre et vos piercings un peu partout le temps de l’écoute de cet album de Quarashi (prononcez ‘Quoi? Rat chie?‘). Et abandonnez vos préjugés, on n’a pas droit à du Limp Bizkit plus enrichi, ni a du hip-hop déguisé. Quarashi, c’est plus que ça, c’est un peu s’immerger dans un nouveau monde. Non, pas jusqu’à innover ou créer quelque chose qui n’avait jamais existé, juste un univers où tout se mélange, toutes les tendances, et ce, dès la première note.

A la base, les guitares et gros riffs, c’était pour le métal. Les platines, pour les DJ ‘qui ne font pas de la vraie musique’, les grosses basses pour le hip-hop en général, les trompettes pour le festif, le piano et synthé pour les pop tracks. Mélangez tout ça, vous obtenez du Quarashi. Et le plus étonnant, c’est qu’ils sont islandais. Non, oubliez, on a dit qu’on devait abandonner les préjugés. Vous l’avez en tout cas compris, dans ‘Jinx‘, on s’étonne avant tout par la richesse de la musique.

Stick ‘Em Up‘ peut sembler classique ce qui confirme l’apparition du stickers ‘Mélange des Beastie Boys et de Rage Against The Machine‘. Mais dur de résumer Quarashi à seulement deux groupes. Certes, le chant rappé peut rapporter la jolie période de fusion qu’étaient les Rages. Certes les platines et autres sons indescriptibles et autres big beats rappellent les Beastie Boys. Mais à côté de ‘Stick ‘EM Up‘, il y a ‘Malone Lives‘ et une basse groove rappelant certaines notes de l’excellent ‘Mezzanine‘ de Massive Attack, et des sons qui sortent d’un peu partout. En même temps, on a droit a des explosions de guitares comme dans ‘Weirdo‘ mais où la basse qui reste toujours omniprésente, pour finalement laisser place au chant. Impossible alors de ne pas mover son corps. L’album se finit sur ‘Dive In‘ somptueux final qui changera du chant rappé qui en insupportera surement plus d’un.

Inlassablement, on se réecoute cet album, et inlassamblement, on ne fait que découvrir de nouveaux sons, de nouvelles sensations. Malheureusement, il faudra surement un peu d’ouverture d’esprit pour prendre le temps d’écouter cet album et ne pas s’arrêter sur ce fameux chant rappé et ces sonorités hip-hop. Quarashi, c’est plus que ça, c’est tout.