Avec leurs single ‘Lovefool‘ issu de la bo de ‘Romeo + Juliet‘ et surtout leur album ‘Gran Turismo‘, The Cardigans peut se targuer d’être une des bonnes valeurs du pop-rock, et ce n’est surtout pas ce ‘Long Gone Before Daylight‘ qui prouvera le contraire, malgré la tourne musicale que prend le groupe. Fini le rock eletro-pop, dorénavant on plonge au plus profond du folk aux sonorités presque country, et c’est pas désagréable.

Une chose est claire: on ne trouvera ici aucun titre à fort potentiel commercial, aucun titre ne pouvant réellement devenir un single à part entière voué à une heavy-rotation sur les ondes fm et hertzienne. La voix sensuelle de Nina Persson qui s’est également fait plaisir le temps d’un album solo est toujours le fer de lance du groupe. Son chant presque mielleux est LA chose à écouter, quand il fait beau, moins beau et pas beau du tout. On est constamment balladé d’autant plus que toutes les chansons peuvent passer à tous les moment de notre vie, remplie bien entendu de rebondissements en tout genre (promotion dans son entreprise, grosse rupture sentimentale, l’arrivée du printemps, etc…).

Ces longues années d’attente auront valu à The Cardigans de murir en quelques sortes, de se délaister de ses artifices electro devenu dans ce contexte quasiment intuile. On sent que le groupe est a coeur ouvert, on semble atterir dans ses rêves les plus inaccessible et c’est presque malsain… Mais toujours aussi jouissif. C’est le rythme lent, la tête légère qu’on écoute sans regret ‘Long Gone Before Daylight‘ d’une traite, et ce sans même sans rendre compte… La suède est décidemment un pays où il ferait bon vivre.