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Jym est un groupe plein de bon goût.
Loin de chercher à s’enfermer dans un seul style, les français offrent en cinq titres une variété de styles assez frappante sans ne sacrifier leur son propre ou leur identité de groupe. Le premier titre « Broken Shards » est pop-rock et n’a rien à envier aux singles les plus accrocheurs de Hushpuppies avec en plus ce riff à la Robby Krieger qui emmène le refrain dans une sphère des plus jubilatoires.
On s’attend à une suite de cet acabit. Mais comme tous groupes ayant bon goût, Jym a plus d’un tour dans son sac : alors qu’il aurait été facile de creuser cette veine pop-rock, le deuxième titre « Sins and Demons » est une déflagration presque metal totalement jouissive qui fera un malheur en concert.
Pour continuer à brouiller les pistes, Jym enchaîne sur une plage funk où c’est la maîtrise technique du groupe qui fait une grosse impression, emmenée par une ligne de basse obsédante « Parisian Gilded Girl » séduit avec ses arpèges sinueux avant l’explosion finale, courte et précise, qui démontre que le quintet manie aussi l’art de la concision.
« Morning Haze » est un mid-tempo en apesanteur, un soleil se levant doucement après une nuit d’excès, un aspirine anti-gueule de bois fascinante.
L’instrumental « Late night groove » conclut le tout, style bande-son d’un porno des 70’s, lubrique et sensuel tout en gardant une part de mystère suffisante pour donner envie de s’y replonger encore et encore.
On l’aura compris si Jym puise son inspiration dans les sixties, ce n’est pas pour en faire une resucée mais le groupe cherche, et réussit, à emmener ses influences plus loin que la simple référence et/ou allusion. De plus la variété de styles de ce EP laisse espérer de grandes choses pour un futur (très) proche qui s’annonce brillant.