Farfouillant dans mes poches, quelle ne fut pas ma surprise lors de la découverte au recoin d’un chewing-gum d’un petit prospectus ventant les mérites d’un jeune homme chevelu au visage barbouillé de sang se prénommant Andrew et ayant pour nom de famille l’imprononçable ‘wk‘. Après avoir compris que ce nom de famille ce prononçait ‘dobeuleyoucay’ (ils sont fous ces amerloques), je décidai d’aller gambader furtivement sur le magnifique moteur de recherche bordé de paquerettes qu’est kazaa. Après avoir téléchargé le clip du morceau ‘She Is Beautiful‘, titre plein de sous entendus, je me rendit compte de deux choses: ce titre n’était en fait absolument sans aucun sous-entendus, mais annonçait le retour du rock crado. Ouais. Comme je vous le dit. Parce que faire un milk-shake et le renverser juste après, si c’est pas crado, alors dites moi ce que c’est.

Après avoir écouté l’ensemble de l’album (dans un souci de crédibilité, l’équipe de Visualmusic écoute toujours l’intégralité de chaque album critiqué) ma première hypothèse s’avère ètre la bonne. Il s’agit bien la de rock crado. Pas franchement violent comme pourrais le faire croire la pochette (l’album est au contraire très festif dans ses paroles, ‘Party hard‘ par exemple), ni très métal, cette album a un son crado (le trio guitare/besse/batterie ne fait qu’un sur la bande son), une voix crado se mélant a la bouillie sonore et surtout un personnage crado (cf. les magnifiques fringues de Andrew). Bon, comptons les points:
– avantage : malgrés cette formule du ‘toutcrado‘, le son accroche, l’ambiance est punchy, et le style d’Andrew Wk est identifiable entre mille.
– désavantage : Son style est tellement particulierque les morceaux de cet album sont très difficilement identifiables entre elles et les mélodies sont très difficilement mémorisables dans la bouillie sonore ambiante.

Un avis donc mitigé: très original mais trop lassant. En effet, dès la troisième chanson on se demande si le disque ne tourne pas en boucle…