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Le second album de Taproot, “Welcome“, vient de sortir et c’est à l’Elysée Montmartre que le groupe entame sa tournée de promotion. Après une première partie manquée mais apparemment décevante voire chiante selon certains, le rituel clope commence, suivi d’une bière et après une longue attente, les lumières s’éteignent mettant en avant une discussion téléphonique crachée par les gros amplis. Chose étonnante et sûrement inquiétante pour le groupe, la salle est réduite de moitié par des rideaux… de quoi donner confiance… Mais hop, sous les applaudissement de la foule, les membres du groupe entrent, un par un…

Sans aucun mot d’introduction, le combo entame avec “Mine“. Le groupe déjà passé en première partie de Deftones avait donné une bonne impression, mais là, le groupe montre qu’il a de l’energie à revendre, et ce n’est pas ce look “british rock” avec cravate du guitariste qui pourrait laisser penser le contraire. Les membres sautent dans tous les sens, et ils aiment ça. Sourires scotché à la face, Steven le chanteur continue de chanter pour aller dans la fosse, pépère, micro toujours en main. Après une traversée entrecoupée de pogos, il atterie finalement au bar où il se prend une bière, boit un coup, salut quelques personnes et repart, tranquille. Avec Taproot, c’est comme ça: c’est un groupe qui fait tout, sauf se prendre la tête. Du coup, le concert se fait déjà plus convivial et le groupe lui devient d’un seul coup accessible. “Sumtimes” est annoncé. Le chant de Steven est toujours aussi clair, bien qu’entre coupés d’hurlements à saigner des cordes pendant que le batteur continue son rythme, carré comme il faut sans être décontenancé par Steven, toujours en train de faire du spectacle. Le coup de la bouteille d’eau vidée sur la cymballe pour être percutée par une baguette, ça a de quoi enerver plus d’un batteur, pourtant, Jarod en redemande et tape une fois de plus. Cependant, malgré la foule entrainée dans ces délires et refrains se calmera subitement pour on ne sait quelle raison à la fin de “Sumtimes“, qui s’achève sans aucun applaudissement, comme ci personne ne s’était rendu compte de la chose.

Malheuresement, le set se durera que 40 minutes… Ce qui est fort triste vu que le groupe en est à son second album et que seules les tracks de “Welcome” ont été jouées. Mais ceci a pu être pallié par le “one man show” de Steven qui a réussi à se faire présent dans toute la salle, et au groupe qui a résolument réussi à me faire apprécier “Welcome” malgré sa fadeur et son certain manque de fraîcheur. Voilà, du coup, je vais me réecouter l’album, peut-être qu’il gagnera en “souvenirs”…