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J’ai généralement assez de mal à motiver mes troupes pour venir avec moi voir un concert. Mais ici, Watcha étant tout de même une pointure, j’ai malgré tout réussi à me faire accompagner de 2 acolytes.

Entrés dans la salle à 20H45, c’est sans étonnement que je vois que Barbey a avancé l’heure du commencement des festivités. On prend donc The Cube en route.
Le groupe officie dans du rock aussi bien puissant que mélodique. L’originalité est la présence de solos de guitare qui se font accompagner par un Jumbey du meilleur goût. Un groupe original, qui a su se défendre face à un public qui n’était pas là pour eux.

C’est au tour d’Aqme d’envahir la scène. Ayant gardé un mauvais souvenir de leur prestation lors des 10ans du Sriracha, c’est avec une certaine appréhension que je les regarde débuter leur set. Dès les premiers coups de caisse claire de Superstar, toute la fosse commence à s’agiter. Et c’est notre Freedent Rose régional qui entamera le lot de slams de la soirée. Pour les non-initiés, Freedent Rose est en quelque sorte la mascotte des concerts bordelais. C’est l’homme qui n’a peur de rien ni de personne et que l’on remarque assez facilement grâce à sa combinaison Freedent rose fluo… Aqme – car c’est d’eux qu’on est censé parler – continuera son set en enchaînant des titres tels que Le Rouge et le Noir, Tout à un Détail près, et l’obligatoire single ‘Si’ n’existe pas. La présence dans la setlist de 2 morceaux du prochain album a été appréciée. On a même eu le droit à des courts extraits de Roots Bloody Roots ou Rock is Dead qui ont servi d’intro à leur reprise préférée : Heart-shaped box de Nirvana. Koma aime toujours autant provoquer, et ne se gène pas pour mettre en avant la “mésentente” footbalistique existante entre les Bordelais et les Parisiens. Il arrive ainsi à son but en se faisant huer, voir insulter par certains finots. Même si je n’ai pas totalement apprécié leur show, je reconnais qu’ils ont beaucoup progresser depuis octobre dernier, date à laquelle je les ai vus pour la dernière fois.

Il est pas loin de 23H quand Watcha déboule sur scène. Et dès l’intro de Mutant, on voit qu’ils vont faire quelque chose de grand. D’énorme même. Les jeux de lumières sont dès le départ hallucinants ! Des panneaux de lumières légèrement inclinés jouent le rôle de stroboscopes géants, et multicolores tant qu’à faire. Le son est lui aussi monstrueux, et on aime à se prendre des chocs dans la tronche à chaque coup de grosse caisse ou à chaque riff de guitare. Avec un petit “bémol” sur le chant qui sur certains titres est très en retrait par rapport aux restes. La voix de Bob justement, “doublée” sur le dernier album est restituée sur scène grâce à Pendule, Fred et Manu qui s’en sortent assez bien. On enchaîne ainsi le set avec des titres piochés des 3 albums, le premier album restant malgré tout en retrait avec seulement trois morceaux joués (Sam, Méchant Flou et Concrete Lie). Concernant Veliki Circus, on a le droit aux classiques Cupide, Clash, 101 Radio Racket, Egalamonego et j’en passe. Mais si Watcha est là, c’est bien pour la promo de leur dernier “Mutant” ! Et on assistera donc aux versions lives de La Rumeur, Cool, Borné, Narrow Minded et bien évidemment la reprise des Whispers : And the Beat Goes On…
En guise de rappel, Manu revient seul sur scène pour nous faire un solo comme il sait si bien les faire, et ce pendant près de 5minutes. S’en suit un Jam aux influences Meshuggahiennes – ça se dit ça ? – très prononcées. Le set se fini comme toujours par un Sam II qui assiéra Barbey pour de bon.

Ce qui restera de la soirée ? Un moment sympathique avec le Rock de The Cube, Aqme qui remonte (un poil) dans mon estime, Watcha toujours aussi monstrueux en live, et surtout, le cul poilu de Freedent Rose qui a osé slammer à moitié à poil, laissant ainsi le plaisir à ceux en dessous de lui de tâter ses fesses très certainement trempées de sueur… BEURK !