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Après une longue queue où les places se vendaient aux alentours de 100 euros, me voilà enfin dans la salle du Bataclan, remplie à bloc, jusqu’aux balcons. Déjà, l’ambiance est chaude où les fans arborent un joli tshirt taggé “Foo Fighters“. En fond sonore d’attente, le premier album des Transplants, un peu “experimental” dans le genre punk, comme pour introduire Millionaire, le groupe en première partie. Et d’un coup, les lumières s’éteignent. On entend déjà les “Dave Grooooohl“, ou “Foo Fighters“, comme si Dave était soudainement devenu le nouveau Patrick Bruel. Mais non, c’est Millionaire, c’est expérimental, bizarre et après leur set, deux choix s’offrent à nous : aimer ou détester. Parfois, le groupe peut ressembler à du Nine Inch Nails plus rock (bon, sur une seule de leur track en fait), et d’autres fois à du rock plus traditionnel. Mais le bon côté de ce groupe pas très connu et qui aura surement du mal à devenir populaire, c’est un chanteur qui semble être monté sur ressort. Il saute, il tremble, il se tortille dans tous les sens, mais malheureusement, la foule a du mal à adhérer. Dans mon cas, je baille et me fume clopes sur clopes… Finalement, le groupe joue sa dernière chanson et c’est là que la foule commence à trembler, un peu. Et c’est la fin. C’était court, mais ça a sûrement bien présenté le groupe. Comme au Trabendo en septembre, on a droit à du vieux rock, limite chiant. Je me suis toujours demandé qui s’occupait des tracklists d’attentes. Encore une clope d’allumée et hop, je vais dans la fosse en attendant bien patiemment l’arrivée des Foos.

Ce soir, c’est leur dernière date européenne. On est donc en droit de s’attendre à un final explosif, magnifique, mémorable, mais…
Et là, Dave Grohl est arrivé. Après une courte salutations de la part du groupe, le set démarre sur “All My Life“, single largement efficace et dans la lignée des Foos. Un rythme réglé sur un métronome, tout est calculé pour nous faire hocher la tête, voire plus. Mais la foule est peut être un peu trop compacte pour s’offrir le luxe de pogoter. Seuls quelque guerriers tenteront quelques bains de foules, ce qui ce soir est très facile : on escalade une victime, et hop, on est sûr de ne pas tomber tellement il n’y a pas d’espace entre les gens. Intro classique durant le European Tour des Foos, sans rien de plus. Et là, le groupe commence à parler, à faire ses “grohleries“. On déconne pas mal, Dave continue de cracher à tout azimut, et on enchaîne avec des tracks de “There Is Nothing Left To Lose” et “The Colour & The Shape“. C’est là que la fosse commence à bouger. C’est là que le concert commence.
Les pogos sont toujours aussi calmes, mais de plus en plus de slams apparaissent tandis que Taylor lui se défoule lui aussi sur ses fûts (toujours aussi bon Taylor). “My Hero“, “Generator“, “See You“…

Finalement arrivent les tracks reposantes comme “Time Like These” qui vient défendre “One By One“. Et comme si le groupe avait remarqué que ce genre de tracks avait tendance à refroidir un peu la salle qui ne faisait qu’en redemander, “Low” est entamé. Chanson où la batterie et ses caisses graves sont mises en avant, aux allures métals, je m’attend à avoir droit à du pogo qui me donnera des bleus pendant une semaine. Et non, décéption, la foule est toujours aussi compacte, et ce n’est pas faute d’envie, mais surtout de place qu’il n’y a pas l’excitation habituelle dans la fosse. Du coup, je retourne au fond admirer les effets de lumières, digne du clip de “All My Life“. Et là, on apprend que c’est l’anniversaire de Nate Mendel, et on apprend aussi que Taylor Hawkins est le meilleurs du monde selon Dave (ce que je viens confirmer). Et hop, rebelote, ca repart avec “Learn To Fly”, et autres gros tubes des Foos. En rappel, on a droit à “Monkey Wrench” avec le couplet qui a la réputation d’arracher les cordes de Dave repris par la foule… Bref, pas grand chose de “OneByOne”, à croire qu’en concert, les nouvelles tracks ne sont pas plus considérées que ça par le groupe.

Un set simple, court, qui sur le coup satisfait, mais qui au final donne un arrière gout de déjà vu. On aurait esperé un peu plus, comme par exemple un set de Dave à la batterie, ou des featuring, ou j’sais pas moi, des cotillons qui volent dans tous les sens. Il n’empêche qu’entendre Dave se foutre de la gueule de Missy Elliot (“She sucks cock, sure she does!“) ou Christina Aguilera, écouter une intro inédite de “Time Like These“, ou encore écouter quelques jams des Foos à l’impro, ça valait le coup.