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L’ affiche des transmusicales, qui peut se vanter d’avoir fait découvrir à la France des groupes comme Nirvana, venue jouer deux fois, ou encore Ben harper était alléchante cette année. Trois têtes d’affiche et trois genres différents, le ton était donné. le Jeudi était alloué à Carbon/Silicon, nouveau groupe de l’ex-The Clash Mike jones, qui reprend du service après avoir fini de produire le derner The libertines, et qui avait la lourde tâche de remplacer un nommé Marylin manson, qui avait annulé à la grande déception de bon nombre de ses “apôtres”. Le Vendredi était complet depuis quelques semaines déjà, et pour cause, c’était les Beatie Boys qui allaient enflammer le parc des expos de Rennes. Samedi, c’était aux Allemands de Kratwerk de monter sur la scène principale pour nous distiller leur electro-pop. La délocalisation du festival du centre ville vers le parc des expos allait il parvenir à fédérer les foules, allait elle se perdre ? réponse là.

Jeudi 02 Décembre, j’arrive au parc des expos vers 19h30, histoire de récupérer mon pass et de pouvoir faire un peu le tour des trois hall de concert, pour éviter de louper des groupes faute de repérages pralables. une fois le graal récupéré, on me sourit poliment, on m’apelle monsieur (ça j’aiiiime), et on me conduit à l’espace média-VIP. Bon, il est encore tôt, les premiers concerts ne débutent pas avant une heure, je commence donc par me ballader entre les trois différents hall. Une heure plus tard, 20h30, Kaiser orchestra, groupe Norvégien, entre sur la scène du hall 9, le plus grand, mais encore presque vide. il se rempli peu à peu, mais l’ambiance est encore molle. le chanteur et son groupe se démènent pourtant pour instaurer une ambiance assez étrange, avec une musique allant du Blues-rock-Folk, et parfois même un peu indus (si si, tout ça en un seul groupe), qui donne justement une ambiance eclectique et électrique, d’autant plus que leur jeu de scène est assez impressionnant. Si leur technique n’est pas éblouissante, leur énergie et leur singularité est belle et bien présente. un jouer de clavier portant un masque à gaz, un chanteur très remuant, et une contrebasse, pour un show energique et musclé, comme avec trois séances de ‘bourrinage sur bidon’, je ne pense pas que ce soit les premiers, mais c’était assez impressionnant de les voir se défouler sur ces pauvres bidons vides, (en rythme), créant une sorte de cacophonie, mais pas déplaisante … Fin du concert, la salle se vide rapidement (peu de monde encore …). C’était leur premier passage en France, et, même si on sait qu’on ne les reverra probablement jamais, on peut remercier les Trans’, de savoir dénicher de tels groupes. Une demie-heure plus tard, c’est au tour des Anglais de The Infadels, groupe que l’on pourrait qualifier de mélange entre Gang of Four et Radio 4 pour la musique et de Prince dans la voix du chanteur. Un mélange assez agréable pour une audience plus nombreuse que lors du premier concert, même si on sent que ce n’est pas encore l’effervescence. Le groupe débute son Set par leur titre le plus accrocheur, “Can’t Get Enough”, excellent titre, qui donne d’emblée envie de danser au public, qui d’ailleurs ne se fait pas prier. Le concerte st tres remuant, energique, et il doit y avoir environ 3.000 personnes pour voir ce show, qui même s’il n’est pas le meilleur du week end nous a montré un groupe qu’on devrait bientôt voir un peu partout à la sortie de leur premier album. Voilà, il est 23h30, Mike Jones que j’attendais impatiement ne va pas tarder à entrer en scène, mais comme je suis un élève modèle et qu’un devoir de Japonais est prévu le lendemain, phoenix , eh bah il va au dodo trop vite malheuresement, quoiqu’il paraît que Mike Jones a joué un rock d’une banalité affligeante et sans âme, mais ce n’est pas moi qui dis, je n’y était pas.

Vendredi 03 Décembre est donc marqué par la présence à Rennes des Beastie Boys, groupe que tenait a avoir Jean-Louis Brossard, organisateur du festival, dix années précisemment après leur annulation pour le même festival. Mais eux, c’est pour un peu plus tard dans la soirée. pour le moment, c’est Mahjongg qui chauffe le Hall 4. les cinq de Chicago enflamment littéralement la salle, avec leur Rock aggressif et rugueux, mélangé ax rythmiques Funk et à quelques incartades electro. Un groupe totalement inconnu, mais qui à, encore une fois le mérite de jouer un rock plaisant, accessible, que le public Breton a plutôt bien accueilli d’ailleurs, et après environ 45 minutes de larsen sauvages et parfois planant, qui rappellent les Pixies, ou encore les Daft punk piour la touche un peu plus electro. Le groupe tire sa réverrence et restera comme une des bonnes découvertes de cette édition 2004. un peu plus tard dans la soirée, c’est au tour de The Hidden Cameras de monter sur cette même scène du Hall 4. 7 musiciens entrent en piste et débute leur show de la meilleur manière, puisque le chanteur nous gartifie d’un petit “Bonjour Rennes, comment ça va ?” dans un français impeccable. Pendant un peu plus de 45 minutes, on assiste à un concert orienté Pop-rock assez nerveux, à l’image d’un chanteur remuant, et doté d’une energie communicative qui contamine vite les spectateurs, qui ont vite rempli la salle. une voix presque nasillarde, des accords pop, une énergie enorme, et du rouge et blanc pour l’ensemble des vêtement du collectif (3 femmes, 4 garçons), et au final, un groupe dont on pourrait entendre parler à l’avenir, var ils sont sur le même Label que Franz Ferdinand, à savoir [label]Domino Records[/label]. un concert super agréable donc, mais attention, dans un peu plus de trente minutes … les Beastie Boys entrent en scène au Hall 9. Uh ! ah bah ui, le hall est déjà quasiment plein, et c’est non sans mal que je me glisse au premier rang (j’ai failli mourrir etouffé par un troupeau de punk …), après jme prend une mandale d’un jeune boutonneux (quand même trois têtes de plus que moi), qui croyait que je l’avais traité de sale rappeur …. genre jsuis comme ça moi ? il s’excuse, mais voilà, j’ai mal, mais jsuis presque au premier rang, mais là, ça passe plus. Une demie heure d’attente, à se faire pousser par 10.000 personnes, c’est très long. Puis soudain, le DJ entre en scène. Les premiers beat apparaissent tandis qu’il harrangue la foule. Quelques instants plus tard, ils sont là, les papys du rap US. Gros show à l’américaine, “DJ Ambiencer In da fuckin’ Right place” derrière, et eux trois, avec casquettes à l’envers et bonnet, survetements de basketteurs, et cheveux grisonnants, pas de doutes possible, les Beastie Boys sont bien les bêtes de scène que l’on annonçait. N’étant un grand connaisseur de ce groupe, je me contenterai donc de dire que c’était énorme, que je n’avais encore jamais assisté à un concert avec autant de monde (10.000 spectateurs), et que le groupe est parvenu à rassembler un public franchement varié, entre le cliché rappeur, avec son survetement blanc, bandeau pour s’eponger le front au poignet, visière (pas casquette hein, visière) de traviolle, et rasé comme [Rappeur de …]K-Maro[Rappeur de …] (la classe totale quoi), et les jeunes pounk bien d’aujourdhui. Sans oublier bien sur les vieux de la vieille, qui ont mainetant pour certains presque le même age que le groupe. on a donc le droit à “Ch-Check It Out” et à une version explosive et rock’n’roll du fameux “Sabotage”. le groupe s’en va comme il est venu, sous un déluge d’acclamation. Beastie Boys, record de spectateur, sans problème. il est maintenant un peu plus de deux heure, et je me dirige vers la sortie, avec un mal de machoire intense, un furieux mal d’oreille, mais vivement demain …

Samedi 4 Décembre. Date quasi-historique. En tout cas pour moi. je vais assisté au meilleur concert qu’il m’ait été donné de voir jusque là, et je ne le sais pas encore. C’est vrai, on commence la soirée avec modey lemon, un sympathique groupe américain, qui joue un rock aggressif et assez psychédélique, avec l’aide d’un clavier. Le bassiste arrive avec une espèce de couverture en guise de pancho, très baba-cool. Sympa, on a envie de lui balancer “t’as le look coco”, mais non, on écoute les titres de leur premier album, [album]Thunder And Lightning[/album], parmi lesquels “Predator”, “Enemy”, l’excellent “Ants In My Hands”, ou encore “Tongues”. Un concert très énergique donc, en totale oppositions avec nos “Teutons Flingueurs” de Kratwerk, qui sont là, Hall 9, devant moi, quelques minutes plus tard, et qui ont interdit la prise de photos, et à ma connaissance, c’est le seul groupe à avoir fait ça … en même temps, prendre en photo 4 grands-pères derrières leurs pupitres et leur Macintosh, bon, c’est limité hein. pas pour ce couple d’anglais frisant la cinquantaine, et qui m’avouait peu avant le concert, venir de londres juste ce soir pour ne voir que … Kratwerk, qu’ils avaient déjà été voir jusqu’à Oslo, et Manchester … on appelle ça des fans je crois. En tout cas, lui était comme un gosse et hurlait MACHINE, MACHINe, MACHINE, tiré du “Man Mashine”, premier titre interprété par le trio allemand, suivit peu après par le plus connu “Tour De France”. Une bonne dose d’electro pop minimaliste donc dont le principal attrait visuel résidait dans la présence d’un écran géant derrière eux projettant des images de synthèses. Ambiance plus cool que la veille donc en ce hall 9 bien garnie, mais je ne reste pas longtemps, car LE groupe que tout le monde s’arrache en ce moment entre en scène dans moins de vingt minutes … Kasabian, c’est leur nom. ils viennent de Leicester, UK, et investissent la scène du hall 4 vers 00h15, après le départ contesté de DJ Aïe, britton lui aussi me semble-t-il, et qui s’amusait à allumer le feu en passant du “Breed”, ou du Weezer, d’ailleurs, un ptit bonjour à lui s’il me lit, uiui, c’est moi le seul pélos du premier rang qui connaissait un peu My Bloody Valentine … mais les anglais ont aussi Kasabian, et ceux là, on en entend parler partout et pour cause ! on les compare à Oasis, ce qui est en partie vérifiable dans l’attitude du chanteur, lunettes noirs et nonchalance en avant. une voix traînante et captivante, un bassiste visiblement perché par un acide apparemment puissant, un batteur impressionnant de maîtrise, n’en jetez plus ! ils passent leur album éponyme à l’épreuve du live, et s’en sortent à merveille, devant un public qui les connaissait déjà un peu. “Reason Is Treason”, “Processed Beat”, le dernier single “Cut Off”, le merveilleux et aérien “L.S.F [Lost Souls Forever]” et un “Club Foot” final qui achève le public Rennais et met tout le monde d’accord : nous venons de vivre LA grande révélation de ce week end festivalier, merci Msieur Brossard, de s’être attaché leurs services … Plus tard, ce sont les Suédois de Teddy Bears STHLM (pour Sthokolm), leur ville d’origine, qui entrent discretement en piste pour un show de haute voltige mélant Ragga-Disco-Electro-Rock et Rap, le tout gonflé par un public chauffé à blanc, et deux rappeurs visiblement à l’aise sur scène, et un bassiste qui se paiera un bain de foule avant sa sortie de scène, très bon show donc, marqué notamment par les deux tubes de leur dernier album [album]Fresh[/album] que sont “Hey Boy” et le génial “Cobrastyle”, encore une super découverte de l’ami Jean Louis.

C’est donc sur ce concert survitaminé que se clos pour moi cette 26ème édition des Transmusicales de Rennes, qui fût notamment marqué par trois grands moments, tout d’abord le concert de Kaisers Orchestra, celui des Beastie Boys, et moment le plus fort du week end, Kasabian et sa pop-electro-rock à la fois puissante et aèrienne. Un festival ecclectique donc, mélant Rock-Electro et Rap, avec, comme chaque années, des groupes dont nous n’entendrons probablement plus jamais parler pour la plupart, mais qui auront trouvé dans un bon public breton un accueil énorme et surtout une reconnaissance unanyme de la part de tous. Ainsi se clos donc ce festival, avec un bilan plus que positif donc, et déjà on a envie de savoir qui viendra l’année prochaine … sur ce, j’m’en vais faire tourner Kasabian moi …

a noter que pour les malchanceux ayant loupé certaines prestations, ou les nostalgiques, souhaitant une petite séance de rattrapage, ça se passe là [url]http://transmusicales2004.wanadoo.fr/index_vod.php[/url].