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Ce soir, concert choc pour les punks new wave : du bourrin Anti-Flag au mélodique The Donots pour finalement terminer avec l’incroyable Millencolin, la fosse va craquer et les mouches tomber. Récit d’une soirée extraordinaire, que même ta mère elle y croit pas.

6:22 pm, in front of my lycée
“Sachant que je suis devant mon lycée situé à 200 mètres de l’Elysée-Montmartre (lieu dudit concert de ce soir), que je dois rentrer chez moi (20mn), et que je dois revenir à cette #$£¤3@ de salle de concert (plus 20 mn), on peut dire sans vraiment s’avancer que je serai à la bourre de 2 mn”, me dis-je, en ce lundi 29 avril, a 6h22 pm.

Regardant ma montre, je me rendis compte que mes calculs s’étaient avérés justes, j’avais bien deux minutes de retard. Heureusement que la personne au nom à rallonge plus connue sous le nom d’evanspro. était également en retard (note de evanspro : Quand ai-je réussi ne serait-ce qu’une fois à arriver à l’heure ?), sinon je me serais sans hésitation fait Hara-Kiri sous le poids du déshonneur. C’est donc avec ces saines pensées que nous rentrâmes enfin dans cette “ancienne-salle-de-boxe-transformée-en-salle-de-concert-culte-en-devenir” sur le point d’acceuillir la première-partie de la première-partie, soit le groupe “Anti-Flag” (groupe qui, et il faut le préciser, est contre tout étendard de toutes sortes). Mon fidèle destrier, Cazador junior, étant également de la partie (“c’est vrai quoi ! Qui se serait occupé de porter nos affaires” avait annoncé fièrement et non moins justement evans à l’entrée du concert.).

Malheureusement, n’étant pas fan du punk-genre-punk-des-70’s, je fus quelque peu déçu par Anti-Flag que je ne connaissais pas (là, ma carrière de journaliste musical en prend un coup…) . Le son était un peu pourri, la voix du chanteur me bousillait les tympans, et les chansons à base de “woooooh woh” et de “fuck the government” n’était pas extrêmement communicatives, bien que la moitié de la salle connaissait les paroles (chose que je respecte tout a fait). Mais passons.

Et vint le tour de The Donots
Très sympathique: un peu plus pop que des groupes comme Sum 41 et surtout beaucoup plus audibles qu’Anti-Flag. Ils étaient apparemment très content d’ètre là, et également d’ètre “German band” . Le public a commencé à s’échauffer, a pogoter, a slammer sur une musique punchy. Rien à en redire mis à part que votre serviteur, voyant durant le show de Millencolin le chanteur des donots dans la fosse, a tenté d’engager la conversation en lui disant en allemand que son show avait été très bon. Mes compétences en cette langue s’arrêtant là ainsi que ma compréhension, la discussion tourna vite court … A noter également, le batteur des The Donots ayant le bras cassé, c’est Erik le guitariste de Millencolin qui le remplaçait.

Des accords dans le noir, des cris qui fusent, la chaleur de la nuit s’étant donné rendez-vous dans cette salle, les filles qui se deshabillent, les humains comme des pantins désarticulés ne demandant qu’un peu de pitance auditive, Cazador qui commence à péter les plombs en écrivant des phrases grandiloquantes et pourtant dénuées d’intéret : Oui ! Les Millenco (comme je les appelle, haha, ce que je suis fun) sont dans la place, tout baigne ! La saison de la chasse aux batteurs n’ayant pourtant pas commencé, c’est avec étonnement que le premier morceau commence sans Frederik Larzon, et donc avec un remplaçant, qui cela dit sera irréprochable durant toute la durée du set. Durant plus d’une heure, les Millencolin se seront efforcés de plaire aux partisans de chaques albums: jouant bien évidemment des titres de “Home From Home”, leur dernier opus, mais également des titres de “Pennybridge Pioneers” et de “For Monkeys“, et les jouant bien. Leur bonne humeur sur scène et leur proximité avec le public (allant même jusqu’a voler des chaussettes, oui m’dame) est communicative et tout le monde semble s’éclater. Dont moi…

On reviendra” dis-je “et que ceux qui les ont loupé aillent les voir dès qu’ils reviennent en France (ce qui ne devrait pas tarder), parce que des bons concerts de punk rock, et ben vingt dieu de nos jours, ça court pas les rues !“… et c’est là que moi evanspro, ou “mon bon vans” pour les intimes intervient pour donner mon avis, avis qui n’en sera pas réellement un puisqu’il s’agira en fait d’une remarque… La journée du 29 avril, date de ce concert était entre autre marquée par les manif’ anti-lepen. Millencolin, The Donots, Anti-Flag… Ils ont tous poussé leur coup de gueule contre “Lepen, the asshole” ainsi que “Bush, the other asshole“… En plus d’un putain de bon concert, ils assurent une bonne mentalité, et ça, ça valait la peine d’être signalé.

Merci à feu Cazador d’avoir écrit ce texte en n’oubliant pas, bien sûr, les fautes d’ortograf’! Rest In Peace man !