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If you like Mini Mansions and hate fucking frenchies, you can scroll and read the original version of the interview.

Les Mini Mansions sortent The Great Pretenders le 23 Mars. Pour célébrer cette sortie, ils se sont payés la première partie de Royal Blood sur leur tournée européenne. Comme nous avions beaucoup aimé leur premier album et que le second traîne dans nos oreilles depuis un bon mois maintenant, nous nous sommes faufilés dans les travées de l’Olympia pour une interview. Arrivé un peu avant le groupe, je vois débarquer Michael Schuman tranquillement pour savoir où ils peuvent garer leur van. Les aider à diriger le conducteur de leur van, les accompagner dans l’ascenseur qui mène aux coulisses de l’Olympia et aussi leur filer un coup de main pour porter leur matos, ça tisse des liens… Ca fait office de préliminaires pour un quart d’heure d’interview, avant que le trio ne file pour le sound-check.

Comment s’est passée la route ?
M : Bien, j’ai dormi tout le long de la route et je me suis réveillé à Paris.

A Amsterdam, c’était comment ?
M : Très cool. On a joué, ensuite on a remballé notre matos pour jouer dans un show radio là-bas. Une longue nuit donc.

Vous avez déjà rejoué à Paris à la fin de l’année dernière, notamment à la Maroquinerie ?
M : Oui, on était de passage pour une émission télé et ce concert. La salle est incroyable : toute petite mais construite de manière à ce qu’elle donne l’impression d’être nettement plus grande. Comme une arène avec différents niveaux.

Ca fait un peu près un mois que j’écoute The Great Pretenders maintenant et j’essayais de faire le pont entre celui-ci et le précédent. Ce que j’aime chez vous, c’est que vous avez un son à la fois très mélodieux mais aussi assez fou avec des saturations, des cris. Je dirais que votre deuxième est plus pop mais aussi plus tordu. Quel était votre état d’esprit avant de composer ?
M : On était de bonne humeur, assez excités par l’idée de faire un album.
Pour autant, je me suis rappelé il y a peu de temps que le jour où nous avons démarré à composer correspondait avec celui où j’ai mis fin à une relation de longue date. C’était bizarre pour moi d’écrire avec ce sentiment de liberté et cette tristesse à la fois. Me retrouver avec ces 2 là est apparu comme la meilleure des solutions pour passer à autre chose.

T : Perso, j’avais la patate. Contrairement à Michael, j’ai mis fin à une relation très très courte. (rires) J’ai été stressé pendant toute la période de l’enregistrement mais rétrospectivement, j’ai passé un excellent moment. On avait énormément de chansons sur la table, quelque chose comme 20 chansons. Ce n’était pas effrayant, on avait juste à se demander comment on rassembler les pièces du puzzle. Pour moi, c’était l’unique préoccupation : garder le meilleur de ce qu’on avait déjà.

Donc pour vous, qu’est-ce qui a fait la différence entre votre premier et celui-ci ?
M : Sans vouloir l’être forcément, il s’est avéré que les chansons qu’on a enregistré cette fois était un peu plus fun que sur le précédent. Plus compactes et rythmées aussi sur la globalité. Il n’y avait rien de particulier qui devait nous éloigner qu’on avait déjà mis en place en tant que groupe, c’est le son résultant de notre association et qui donne Mini Mansions. Par la force des choses, on s’est retrouvé à vouloir faire un album plus dansant, chantant parce que le premier était un peu…

T : dépressif ? (rires) Je pense que le nouveau peut l’être aussi. Tu passes par des phases beaucoup plus dépressives ou joyeuses que dans tout autre chose qu’on n’a pu faire par le passé. C’est à la fois très fun mais aussi très lourd. Parfois sur cet album, tu peux te retrouver à danser un slow et sur une autre, tu seras totalement flingué et incapable de danser.

Je pensais la même chose globalement sur le changement d’ambiance entre les 2 albums. Autant sur le premier, on passait d’une émotion à l’autre mais le tout resté globalement dans le même esprit. Autant sur The Great Pretenders, on ne sait pas toujours sur quel pied danser avec un petit effet montagne russe. Au niveau de la composition, comment ça se passe entre vous 3, la distance et le fait que vous soyez dans d’autres groupes. Vous vous retrouvez entre deux tournées ?
T : Une grande partie du processus d’enregistrement est fait seul. Michael ou moi écrit une chanson, l’enregistre, la produit, la réécrit, modifie quelques trucs en fonction des retours de chacun. Après, il y a des morceaux comme sur cet album majoritairement où on avait la totalité des parties et des paroles. On a pu donc les soumettre une fois que l’on s’est retrouvés en studio, dans une approche très communiste. Il y a donc bien des manières pour nous de composer, ce qui explique pourquoi on avait tant de chansons avant de commencer à enregistrer le disque.

Qu’allait vous faire avec les autres chansons qui n’ont pas franchi la tracklist de l’album ?
Certaines sont déjà sorties en face-B sur chacun de nos singles sur Vertigo, Death Is A Girl ou Freakout! On en a encore quelques-unes en stock où il va falloir trouver un moyen de les faire écouter à tout le monde. On est fier de toutes ces chansons donc elles seront diffusées mais nous n’avons pas envie de gonfler les gens en balançant trop de musique au même moment.

Comment avez-vous pensé aux collaborations avec Alex Turner et Brian Wilson ? Vous dites avoir déjà un nombre suffisant de chansons déjà prêtes, ils se sont proposés ? Ils étaient dans le coin ?
Alex faisait partie de la phase de production de l’album. Nous n’avons pas écrit ce titre avec lui en tête mais plutôt un personnage. On avait même l’idée d’imiter ou de créer un personnage mais ça ne marchait pas. Comme Alex vivait pas loin du studio, il nous rendait visite assez souvent. On a commencé à penser à lui en se disant qu’il était parfait pour le rôle pour des raisons évidentes. En enregistrant le morceau, on a fini par lui proposer. Il l’a fait et le résultat est excellent.

Pour Brian Wilson, comment ça s’est passé ? L’un de vous a travaillé sur son dernier album, non ?
Zach : Oui, c’était totalement différent car en-dehors du studio. J’ai joué de la basse pour lui sur un morceau. On a lui envoyé quelques morceaux dont Any Emotions pour savoir si l’une d’entre elles pouvait attirer son attention et si jamais il pouvait sa contribution. Il en a choisi une, l’a fait enregistrer avec ses ingés sons et c’était fait. Il nous ont envoyé le morceau le jour où nous atterrissions à Dallas pour le mixage de l’album. Le timing ne pouvait mieux tomber.

J’ai cette question… Si vous aviez à pitcher Mini Mansions à quelqu’un qui ne vous connaît pas, vous lui diriez quoi ?

M : Chaque jour où on est devant un service Marketing, on trouve un nouveau moyen de… (rires)

J’ai utilisé le mot « pitch », très marketing mais je parlais plutôt d’une description dans une soirée ou autre…
T : Tu détestes cette question, non ? Alors pourquoi tu l’as poses ? (rires)

Oui, j’avoue qu’elle est venue comme ça. J’ai pensé que c’était une question à la con mais je l’ai laissé en me disant qu’elle allait aboutir à une réponse intéressante.
Z : Qu’est-ce que toi tu dirais ?

Bonne manière de retourner la chose… Je dirais : Tu connais pas ce groupe ? Tente le coup parce que c’est à la fois drôle, bizarre et prenant.
M : Il y a assurément de l’humour dans tout ce qu’on fait. Ce n’est pas de la vanne non plus mais on essaie de ne pas se prendre trop au sérieux. Même dans les paroles. Il y a bien sûr des chansons sérieuses mais avec un second degré. Pour revenir à ta question, j’inviterais juste la personne à venir à un de nos concerts dans une petite salle. C’est la meilleure manière de voir comment on joue en tant que groupe. On adore faire des albums mais tu nous connaîtras vraiment si tu viens nous voir jouer live…

T : Et que tu nous achètes quelques t-shirts ! (rires)

M : Une fois que t’as ce t-shirt sur toi, t’as compris !

On en revient à la réponse de l’équipe Marketing : et là, vous les avez les gars ! Quand j’ai préparé cette interview, j’en ai lu quelques autres dans lesquelles vous disiez qu’il était encore rare pour vous d’être appelé pour jouer en tête d’affiche dans des salles. Aujourd’hui, vous faites la première partie de Royal Blood mais est-ce qu’on peut s’attendre à vous voir jouer à Paris un peu plus longtemps prochainement ?
M : On en parlait justement. Nous n’avons pas encore eu notre propre show à Paris et c’est définitivement quelque chose qu’on souhaite faire. Même avant de lancer toute une série de dates, on va essayer de mettre ça en place.

T : On parle bien de Paris, Texas là hein ? (rires)

En tout cas, je serais là ! Question à la con, lequel d’entre vous est derrière votre compte Instagram ? Je l’ai découvert aujourd’hui et je l’ai trouvé assez drôle.
Z : On publie tous dessus, ça dépend l’inspiration de chacun et de la blague qu’on a à sortir.

T : Je ne savais pas qu’on en avait un !

NDLR : On vous invite à les suivre ici.

Quelle est votre blague favorite ou la dernière chose qui vous ait fait rire ?
T ( parlant à Michael) : C’était quoi la blague qui nous a fait mourir de rire ?

M: Je viens de me rappeler d’un truc qui nous est arrivés en tournée récemment. Je me réveille et je vois Zach et Tyler en train de regarder une émission TV complètement tarée avec des chiens. C’était hilarant, ça s’appelait comment ?

T : Ca ressemblait à un film muet et tous les acteurs étaient des chiens.

Z : Les chiens parlaient et ils étaient manipulés par des humains et tu pouvais le voir, ce qui rendait le truc encore plus drôle. T’avais un chien barman qui draguait une nana au comptoir, … Il faut le voir pour te rendre compte à quel point c’était dingue.

M : Je n’ai jamais entendu autant d’éclats de rires sortant de leurs bouches : ils m’ont réveillés à force de pleurer et d’hurler de rire.

Ce qui m’amène à la dernière question : depuis combien de temps vous vous connaissez ?
M : Avec Zach , on se connait depuis qu’on a 11 ans. Zach et Tyler se connaissent depuis qu’ils ont 18 ans. Je connais Tyler depuis à peu près la même période. Une dizaine d’années donc.

Z : Une dizaine d’années, sérieux ? Michael est très vite devenu un bon pote. Par contre, je ne suis pas devenu un de ses potes avant quelques années.

So how was the trip?
M : It was good, we’re here! I was sleeping the whole time and waking up in Paris, pretty cool though.

From Amsterdam, right?
M : Yep. We played last night and we have to load up immediately because we had a radio/tv performance. So it was a long night up there.

You already played in Paris last year, at La Maroquinerie and for a tv show for Canal +, no?
M : Yeah, we played a couple of times. The venue was amazing, like a tiny venue but made out to feel big with diferent levels. Kind of like an arena.

I was listening The Great Pretenders for a month now. This one is poppier and noisier at the same time. What was your mood before composing and/or recording?
M : I was in pretty good spirit. We were in pretty good spirit, excited to make a new record I think. Personnally, I realized lately that the day we started to make it I was ending a long relationship I was in. It was weird to be with that sense of freedom and loss. It’s very strange to be able to be with these 2 guys (Zach and Tyler) and to do what we feel we needed to do. To me, it was the best remedy to what happened at that time.

T : I had a very good time. I ended a very short-term relationship. (laughs)
I was very stressed out during the recording period but I had a great time. We had a lot of material to cover, you know, like 20 or more songs. It wasn’t daunting, it was just ‘How we gonna do this?’ instead of crunching last minute. The whole preoccupation was to keep everything in motion, we had so many material, we didn’t want to fall on the weak side.

I was asking about the mood because to me it’s the same sound on both of your albums but the way you’re singing and expressing yourself is clearly diferent.
M : I think what we wanted to make, even not intentionally, a record a little more fun, more focus and upbeat in general. There was nothing that could keep us away from the sound we originally put in place by the combination of us 3. Or something to go too much further from what makes Mini Mansions. We wanted an album more danceable, singable. Just because our first record was kind of a…

T : Downer ? (laughs)
This one can be a downer too. I think there is lower lows and higher highs in this one, more than anything we ever done. It’s fun but it’s also very very heavy so…. Some songs you can slow dance but some you can be completely passed out and not be able to dance too.

I was thinking the same. The first one is more consistent in terms of emotions. In The Great Pretenders, you’re starting really happy and from one song to another you can feel things are getting worse. To speak about composition, how does it work between you 3? Between QOTSA, distance and multiple tours?
T : A good chunk of the writing time is done alone, when we’re not together. Michael or I write a song and record it. We produce it as a band and we re-write it, mash up little things about it. Then, there’s songs where we do as we did for this record in a very collaborative way because we had most of the songs from start to finish. Including the lyrics. There’s a bunch of different ways that we write, which explains why we’ve been able to have so many materials even before going to the studio. On top of the stuff we already recorded at that point for the record.

What would you do with these other songs ?
M : Some already came out with the singles we did and were published as B-sides. We have a bunch more where we still have to figure out how we want them to be out there. We’re proud of it all so we want every one to be able to hear them but we have to pick the right time to not get people bored with too much music at the same time.

Because you said you had so many materials on the table, how the collaborations with Alex Turner and Brian Wilson came into the process?
T : Alex was kind of part of the production of the record. He came along, we had that song with him in mind, we wrote it with an open verse including a certain character. We wanted to emulate a different character but it wasn’t working. Alex was in and out the studio because he was living nearby so we were like : ‘he’ll be perfect’. For obvious reasons. It came to the point where we were recording it, we had to ask him… So we did and it was really good!

And for Brian Wilson? It was linked to your work on his new album?
Zach : It was totally different because it was outside from the studio where we were making the record. I went play bass on a song for him and from there we sent him Any Emotions and a couple of other tunes. To see if one will catch his attention. So he chose one and that was it. He sang and his engineers sent us the track the day we landed in Dallas to mix the album. The timing couldn’t have been better.

Sorry I have this question : if you have to pitch Mini Mansions to someone who have never heard you before, what would you say?
M : Every day we sit with a Marketing team we figure out a way to… (laughs and stops the sentence)

I used the word pitch which sounds like marketing but it was more about how do you speak about your band to a random person during a party or else…
T : You hate this question, right? So why do you as it? (laughs)

Yeah, I have to say it sucks but when I wrote it I was sure it leads to an interesting answer in the end…
Z : What would do you say ?

Funny answer… I would say : ‘You don’t know this band? Try it out because it weird, funny and upbeat at the same time.’
M : There’s definitely humour in everything we do. It’s not slapstick, we try not to take ourselves too seriously. Even in the end if there is some serious songs. there’s always some humor in it because you have to. To me, the way I would pitch it is ‘Come to one of our shows in a small club and you will see what kind of band we’re really and how do we interact as a band.’ We love making records and I think it’s a big part of it but you’ll really know who we are on stage live.

T : And then, you buy a bunch of shirts! (laughing)

M : It’s really when you wear that shirt on that you know who we are. (laughing)

Now, I have the marketing team answer : and now, you got them!
When I was preparing this interview, I was reading others. You said you didn’t have been invited so many times to headline your own shows. Is there any dates or shows coming in Europe with you headlining?
M : Yeah, we were actually speaking about that and when will we do our Paris headline show. We haven’t done it yet. We’ll talk about that sooner or later, even before putting a whole tour but just a pair of show including Paris.

T : We’re talking about Paris, Texas right? (laughs)

Who’s joking around with your Instagram account? I discovered it today and found it pretty funny.
Z : It depends on the joke, we’re all behind it.

T : I didn’t know we had one. (laughing)

You can follow them here.

Now, you know! What is your most favourite joke or the last thing that makes you laugh?
M : To me, it was the other day… We were on tour, I woke up to them watching this crazy old movie or TV-show with all these dogs. It was fucking funny, what was the deal?

T : It looks like a silent-movie but it was only dogs. It wasn’t silent though, they were talking. Dogs were manipulated by puppeteers and you can definitely see them. There will be a bartender dog which was talking to a girl at the bar. You had to be there and see it, i t will break you down.

M : They woke me up by crying and laughing. I never heard that kind of laughing from them before.

Just for curiosity and for the last one, how long do you know each other?
M :I know Zach since we’re 11 years old. Zach and Tyler knows each other since they’re 18. And I have known Zach not too far after. About a decade now.

T : A decade, really? Michael was one of my good friend when I first met him. But we weren’t good friends until way later… That’s kind of odd.

Merci pour votre temps les gars, c’était cool. Je vous souhaite un bon concert, chapeau pour l’album et à très vite sur Paris donc !

Un grand merci à Valentin et à Thierry de Caroline Records pour la sympathie et la dispo, au top comme toujours.