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Comme chaque année, VisualMusic recense par membre de l’équipe son best of de l’année et c’est cool.

Mon résumé.

Le 31 janvier 2018 on aurait pu trinquer en gueulant : “Allez, à 2019, année de la violence !” et on aurait pas été si loin du compte. L’avantage c’est que la violence et le désespoir, nous on aime bien ça ! Musicalement.

Les disques.

Fear Inoculum – Tool

En mai 2006, Tool sortait “10 000 Days”. Un an plus tard, Médiamétrie annonçait officiellement qu’un français sur deux avait désormais accès à internet et Facebook commençait à apparaître sur les navigateurs des plus jeunes.

Durant les 13 années qui ont suivi, Tool, bien qu’en sommeil, s’est développé dans cet énorme incubateur qu’est l’internet pour tous. Le groupe est devenu un meme, gagnant indirectement une horde de suiveurs prêts à crier au génie ou à l’arnaque puisqu’il est désormais impossible de se forger une identité autrement que dans la radicalité.

Ce 30 août 2019 c’était la fête internationale des edgeboys et ils étaient tous là. Impossible d’ouvrir une page internet sans qu’elle ne dégueule de connards hurlant leur foi aveugle ou leur mépris.

On a donc pu lire tout et n’importe quoi sur cet album. Surtout n’importe quoi. Je ne vous imposerai donc pas un argument de plus et je me contenterai de mon ressenti : cet album est apaisant, il marque une évolution contrairement à ce qu’on pouvait craindre, et au niveau du propos c’est exactement ce dont on avait besoin en 2019.

 

Astral Sabbath – Verdun

 

Verdun est revenu dans une formation plus resserrée, ce qui l’a obligé à voyager plus léger mais lui a permis de se projeter plus en avant. Les mélodies ne peuvent plus se contenter d’illustrer et deviennent le propos principal, sans toutefois enlever quoi que ce soit au caractère écrasant de l’ensemble.

Au final, Verdun tente des trucs et ça marche. “Astral Sabbath” ose sortir du cadre jusqu’à ce fameux single en français turbo-efficace qui envoie tout péter, suivi immédiatement de l’hymne surpuissant qui donne son nom à l’album.

Un pari réussi.

War Music – Refused

Dennis avait promis un album moins décevant. Promesse tenue.

les morceaux.

Ease Me – Oathbreaker

C’était juste une track jetée sur la compilation 2019 d’Adult Swim, mais c’est devenu le morceau obsédant de l’année pour moi. Totalement dans la continuation de “Rheia” mais avec un truc en plus qui laisse entrapercevoir ce que sera le futur. Oathbreaker reste toujours touchant, quelle que soit la forme.

Taken By Storm – GOLD

Parfait représentant de son époque, GOLD fait autant dans le dark heavy rock que dans le black et dans le post- ce que tu veux. En 2019 tous les genres se mélangent et passé 16 ans on n’entend plus personne de sensé sortir le fameux “mais c’est pas du vrai (genre musical)”.

Illustration de cela avec un “Taken By Storm” qui marche particulièrement bien en live.

Cheh – Tess

Honnêtement, j’ai jamais écouté Tess. Mais cette chanson, c’est 2019.

Concerts

Amenra à l’église Saint Merri et au Bataclan.

Envy au Hellfest et à la Maroquinerie.

Tristitudes

La séparation de Black Moth.
La fin d’aqME, et particulièrement dans ces circonstances.

Attentes

Oathbreaker, The Subways, Pulled Apart By Horses