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Cette année, VisualMusic recense par membre de l’équipe ses préférés de l’année et s’ajouteront à la file des membres de labels, de groupes et d’acteurs de l’industrie musicale. De quoi faire ton marché dans une année mouvementée.

Mon résumé

Je ne me suis rendu compte qu’en préparant ce bilan que l’année 2017 avait été beaucoup plus riche que je ne l’imaginais spontanément. Beaucoup de choses très éclectiques ont marqué mon année. J’aurai une pensée émue pour tous les albums sauvegardés sur Spotify auxquels je n’aurai même pas jeté une oreille et ne le ferai sans doute jamais. En 2017 le temps aura plus que jamais été une denrée rare !

Je garderai surtout de cette année musicale le souvenir d’une année faite de belles rencontres et de moments forts : l’ascenseur émotionnel délivré par le Grand Mix entre la célébration de ses 20 ans et sa fermeture pour travaux, ou encore la belle rencontre de Ross et moi-même avec l’équipe d’A Gauche de la Lune n’en sont que quelques exemples.

Les disques

En 2017, je ne me suis emballé que pour des disques hyper festifs qui donnent envie de crier sa joie de vivre à la face du monde. T’as qu’à voir !

Aldous Harding – Party

Tout est dans le titre, l’album d’Aldous Harding est une fête, la dernière fête que l’on donne avant de se pendre à une corde dans son grenier. C’est un disque pâle, froid, beau, réchauffé par le travail vocal d’Aldous Harding qui donne vie à des personnages et sonorités différents sur chaque morceau.

The National – Sleep Well Beast

On ne va pas se mentir, The National font toujours à peu près le même disque depuis le début de leur carrière. Leur génie tient justement dans leur capacité à se réinventer dans un périmètre hyper restreint et codifié. Rétrospectivement, j’avais été un peu déçu par leur précédent album qui tournait un peu en rond et semblait dire que le groupe avait finalement touché aux limites de leur exercice de style. Sleep Well Beast montre clairement que non et contient quelques morceaux d’une beauté sidérante.

Girls In Hawaii – Nocturne

C’est sans doute l’album des GIH dans lequel j’ai eu le plus de mal à rentrer. Plus électro, plus personnel peut-être, plus ouvert que le précédent qui était très lié à la mort du batteur et frère d’un des membres du groupe. C’est leur génialissime concert donné au Splendid de Lille qui aura donné pleinement corps à la qualité et la beauté de cet album qui ne me lâche plus depuis.

This Is The Kit – Moonshine Freeze

Cet album aura fonctionné pour moi comme un genre de trait d’union entre celui de Aldous Harding et The National. C’est difficile à expliquer. Plus vivant, il m’a bien réchauffé le cœur et l’esprit entre deux séances d’écoute dépressive des précédents.

Cigarettes After Sex – Cigarettes After Sex

Comme ça manquait d’épure et de mélancolie dans la liste qui précède…

Les chansons

Depeche Mode – Going Backwards

Girls In Hawaii – Walk

Last Train – Way Out

Aldous Harding – Imagining My Man 

Algiers – The Underside Of Power

Loyle Carner – The Isle of Arran

 

Les concerts

2017 aura été une année assez particulière pour moi niveau concerts. J’en ai été privé pendant une bonne partie du premier semestre pour des problèmes de dos avant de me gaver jusqu’à (presque) écœurement par la suite. Le plus beau aura été sans doute celui d’Aldous Harding au Grand Mix, qui jouait sur scène juste après This Is The Kit. Deux artistes ayant sorti deux des meilleurs albums de l’année qui se succèdent sur scène, ça ne pouvait être que magnifique, ça aura été encore mieux. Je retiens aussi les concerts de Triggerfinger à l’Aéronef (le dernier concert de l’année pour moi et sans doute le plus rock), de Girls in Hawaii ou Black Rebel Motorcycle Club au Splendid. Et hors de ma zone de confort, je garde en mémoire les concerts d’Ibeyi ou Benjamin Biolay à l’Aéronef, et surtout la grande claque rap qu’aura été le concert de Loyle Carner au Grand Mix.

Les déceptions

Plus un paradoxe qu’une déception, je listerai ici le 2ème album de Royal Blood, qui est sans doute l’album que j’ai le plus écouté en voiture cette année, mais dont il ne me reste pas grand-chose en mémoire en cette fin d’année. Pas mauvais mais tellement en dessous de leur 1er opus !

Et pour 2018 ?

Honnêtement je n’ai pas vraiment d’attentes. J’espère que la musique et les concerts seront encore l’occasion de belles rencontres et surprises. Je suis aussi curieux de voir comment les premières grosses têtes d’affiche vont exister au milieu d’une prog complète forcément foutraque au Main Square Festival 2018. Et mon ambition sera d’être dans le pit pour Depeche Mode !