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Comme chaque année, VisualMusic recense par membre de l’équipe son best of de l’année. Nouveauté, s’ajouteront à la file des membres de labels, de groupes et d’acteurs de l’industrie musicale avec qui nous avons le plaisir d’échanger régulièrement. De quoi faire ton marché dans une année mouvementée.

Son résumé.
Difficile pour moi de dire que l’année 2017 fut une grande année, pas mal de sorties d’albums m’ont laissé sur ma faim et finalement, c’est un disque sorti en 2014 qui m’aura occupé les 6 premiers mois de l’année (“Zaba” de Glass Animals si vous vous posez la question). Ne parlons même pas de ces fieffés soldats désertant la Corée du Nord, pays ami et bon élève de notre politique communiste ! Heureusement, d’autres bonnes surprises se sont faites au jour, parfois là même où je ne les attendais pas ou plus et niveau concerts, j’ai eu l’occasion de rattraper 6 premiers mois moribonds en assistant à de nombreuses dates en très bonne compagnie et en resserrant, au passage, les liens avec les différents acteurs locaux de la scène musicale lilloise, un plaisir personnel qui aura permis aussi une certaine reconnaissance de mon travail photo, ce qui est toujours appréciable quand on souhaite conquérir le monde.
Les disques.

Queens Of The Stone Age – Villains

J’ai toujours du mal à me positionner quand un nouveau disque du ginger Elvis fait son apparition, souvent loué, voire adoré, il m’arrive parfois de passer à côté, pourtant depuis un “Like Clockwork” assez emballant, ce “Villains”, dans lequel j’avais eu du mal à rentrer, a littéralement fini par me posséder ! Convaincu de bout en bout, je ne jette aucun morceau et confirme que les personnes attendant encore un “Rated R” bis n’ont pas compris ce que veut dire “évolution”, Josh m’a foutu la claque 2017 alors que je ne l’attendais pas de sa part (et que depuis, il fout des coups de tatane aux photographes.)

 

Beck – Colors

Bordel de bordel ! Quand Beck décide de se lancer dans la pop en mode bulldozer, il n’y va pas par quatre chemins et livre son opus le plus abouti dans le registre. Dansant, frais, tout n’est que tube sur tube sur cette parfaite galette multicolore. Un must have de l’année qui soignerait le plus déprimé des danseurs de Tapdance !

 

Idles – Brutalism

J’en avait tellement entendu parler que j’ai tardé à l’écouter. Et pourtant Joe Talbot n’a pas failli, vrai faux prolo passé de l’indie conventionnelle au post punk avec succès ! Idles claque là un premier disque efficace avec une sensibilité artistique schizophrènique faisant de sa défunte mère une actrice de premier plan, de la couv’ de l’album au premier clip en passant par les cendres recyclées en vinyle. Couillu, réfléchi et brut, un album à ne pas louper.

Tall Ships – Impressions

Très (voire trop) peu connu chez nous, les anglais nous livrent ici un second disque abouti mais qui signe aussi, malheureusement la fin même du groupe qui aura annoncé sa séparation en septembre de cette même année. Dommage, avoir réussi l’épreuve du second album pour s’arrêter net comme ça !

Prophets Of Rage – Éponyme

Oui, oui, oui. J’entends bien. Gnagnagna Zack de la Rocha. Putaaaaaaain, arrêtez de me faire chiiiiieeeeer avec ce chômeur longue durée ! Personnellement, je ne l’attendais pas spécialement cet album et pourtant, la section rythmique de RATM accompagnée de B-Real et Chuck D, deux putains de références du rap US (vous semblez l’oublier), ça n’a rien de honteux ! Certes le flow est différent mais l’énergie est intacte et l’album fait le taff !

Les chansons.

Circa Survive – Rites Of Investiture

Certes, si “The Amulet”, dernier opus d’Anthony Green et sa bande n’est pas mauvais, il ne transcende pas non plus et constitue au mieux un bon disque. N’en reste pas moins quelques titres efficaces comme celui-ci.

Foo Fighters – The Sky Is The Neighboorhood

Un album mi-figue mi-raisin là aussi mais quand Dave écrit ses hymnes de stade alternant parties douces et refrain plus musclé avec, en plus, un clip plutôt sympa, bon, bah faiblesse totale.

Queens Of The Stone Age – Domesticated Animals

Bien écrit, porteur d’un message, rock à souhait, riff acéré, groove absolu avec une montée bien comme il faut, ce titre m’a littéralement obsédé toute l’année !

Nine Inch Nails – The Background World

Trent Reznor continue d’explorer toujours plus le glitch sonore et lui confère au passage une petite symbolique bien placée sur la boucle finale. Pas facile d’écouter ça jusqu’au bout mais sacrément plaisant de par sa déconstruction.

Frank Carter & The Rattlesnakes – Wild Flowers

Oui. Encore un album qui m’a déçu mais pas totalement naze, ne le cherchez donc pas dans les flops, toujours est-il que Frank a une street cred intacte à mes yeux malgré un disque moyen. De ci de là, des fulgurances sonores mais au final, toujours des lives qui cassent des culs alors on y va !

Street Sects – Blacken The Other Eye

Un vrai titre de nihilistes dont la fin me rend dingue. Merci les suggestions Spotify !

Les concerts.

Idles – Aéronef.
Le live report suivra dans quelques jours mais grosse énergie pour un album incontournable, c’était quasiment l’assurance d’une date à marquer d’une croix rouge (que j’ai failli louper). Joe n’a pas déçu !

Naive New Beaters/Frank Carter – Main Square Festival.
Grosse ambiance, gros délire, je connaissais les Naive New Beaters de réputation plus qu’autre chose, le Main Square fut l’occasion de voir par moi-même à quel point le groupe est fun et imparable en live.

Pour le second, toujours une énergie folle, une capacité à vous chauffer un festival même en milieu d’après-midi et l’un des rares frontmen à descendre dans le public pour y marcher debout ou encore organiser des slams pour nanas uniquement avec promesse de caasage de gueule au moindre tripotage. My man !

Prophets Of Rage – Zénith de Paris.
Grosse, grosse claque ! Un groupe ultra pro et ultra rodé qui nous aura assommés de tubes RATM entrecoupés de classiques du rap US de Cypress Hill et Public Enemy, le tout enrobé des titres des PoR dans une ambiance de feu. Je n’ai entendu personne ronchonner sur l’absence d’un certain frotnman, le plaisir fut total à priori pour tout le monde.

Horskh – Aéronef.
Groupe indus français, le duo ouvrait pour Perturbator et franchement, ils ont, selon moi, volé la vedette avec un set de furieux. Si l’album m’a moins marqué, je reverrai avec plaisir sur scène Bastien et Briou !

Les flops.
  • Gorillaz, ennui total.
  • Death From Above en mode repeat.
  • Billy Corgan en solo et produit par Rick Rubin, ça sonnait bien sur le papier…
  • At The Drive-In, j’ai beau l’avoir écouté en boucle, je n’en ai pas retenu grand chose à mon grand désespoir.
  • Pulled Apart By Horses que je ne vois pas revenir au niveau de ses premiers albums.
  • Glassjaw n’a pas évolué et c’est con après avoir sorti un EP plus couillu.
  • Voir mon pass photo pour Metallica validé le mauvais jour.
  • Laisser mon contact français gérer mon pass photo pour Prophets Of Rage et ne pas l’avoir, quand j’aurais pu l’assurer via un contact US bossant de près avec Chuck D. #LOSE
Et 2018 ?
Bah en fait, que du vieux ici !
Revoir Nine Inch Nails en live en France après une première annonce à Belfort.
Un nouvel album de Friendly Fires après 8 ans d’absence !
Je l’espérais cette année mais à tort, le retour sur scène des Smashing Pumpkins originels.
Tool/ A Perfect Circle (comme c’est original).
Un nouveau Refused ?