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A peine trois disques au compteur et la machine Frank Carter commençait à ronronner en studio. Si l’abonné aux scènes est synonyme de circle pits et de coups de foudre de nouveaux spectateurs, ses récentes interprétations de plus en plus sirupeuses ont eu raison de notre engouement et de notre patience. Qu’en est-il de Sticky ?

Réduit à un duo pour toutes leurs communications, Franky et son guitariste Dean Richardson ont rapidement ouvert le feu pour introduire le disque. Six mois avant sa sortie était même dévoilé un featuring avec l’incontournable Joe Talbot. ‘My Town’ nous avait fait grincer des dents par son aspect bas du front mais ici, elle fait le boulot ! Ce n’est pas le seul feat de l’album, avec ‘Cassette’ et ‘Lynks’ présents sur 2 autres morceaux et un invité de choix pour la clôture. Avec Bobby Gillespie, qui avec son intervention sur ‘Original Sin’ vole le show en nous donnant en 3 minutes l’impression d’être dans l’un des meilleurs morceaux que Primal Scream ait sorti depuis un bail.

Pas si mal.

Partis donc vers des voies plus lisses et plus douces, Frank Carter et ses serpents à sonnettes repartent dans un registre plus efficace et carré. Moins d’une trentaine de minutes au garrot pour une tracklist qui vise de faire les choses vite mais bien. Le premier constat est donc plaisant, même si on dénote un manque de patate. Notamment au niveau des percussions, qui sont loin d’avoir le coffre habituel. Il n’empêche que l’enchaînement des titres se fait sans couiner et qu’on retrouve en partie ce qui faisait le sel des Rattlesnakes. La rapidité du disque invite vraiment à la réécoute et on sent déjà l’odeur de la terre nous frotter les narines dans les prochaines fosses de festivals.

Sticky n’est pas l’album de la reconquête totale mais celui de la ré-assurance. Le groupe n’a pas lâché la rampe, il est vif et inspiré. Il n’attend plus que son public, en vrai, pour lâcher totalement la bride et nous botter le cul comme on aime. A bientôt Franky, lui qui nous donne rendez-vous à Paris le soir de la Saint-Valentin.

Coquin.

Frank Carter & The Rattlesnakes ✖︎ Sticky
Frank Carter, revenu avec plus de rage.Une formule efficace.Bobby Gillespie, apparition inattendue et meilleur des featurings.
La prod est assez molle et on cherche la batterie des deux premiers disques.
3.5Note finale