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Trois groupes au menu pour la plus grosse tournée de Frank Carter et ses Rattlesnakes en trois ans d’existence. Calé entre une date lilloise (dont sont issues les photos) et une nantaise, ce Trabendo sold-out s’annonce coquin. 

Un nouveau nom à retenir : Demob Happy.

Nous ferons l’impasse sur les Woes, nous étions en plein interview dans le tourbus de Frank Carter. Il existe des excuses plus nobles que d’autres. Passons donc directement à Demob Happy. Ce trio d’anglais, inconnu de votre serviteur avant la semaine dernière, s’apprête à botter des culs sévèrement à la sortie d’Holy Doom ce 26 mars. Quelques riffs très empruntés à QOTSA ou Royal Blood ne doivent pas vous empêcher de constater un imparable enchaînement de tubes. Et c’est balancé avec générosité. Une batterie qui tape dur et net, une basse groovy, une guitare acérée et tout le monde aux chants en lead ou en back. Excellemment auto-produit en studio, ils restent incroyablement propres sur scène malgré un casting réduit et un multitasking pas évident. La foule ne s’est pas trompé en les acclamant chaudement pour ce qui restera leur premier show parisien. Prévu en Angleterre pour soutenir leur disque dès avril, ils ne sont pas encore programmés en France ou en festival. 

Frank Carter a sa réputation de bête de scène. Partout où il est passé. De la Brixton Academy (où Visual était présent également) en salle à Rock en Seine et le Hellfest en extérieur, lui et sa troupe ont su conquérir une nouvelle horde de personnes scotchées par son énergie, son charisme et ses slams si caractéristiques. O surprise, la machine n’a pas déraillé dans ce deuxième Trabendo blindé en trois ans. Jamais radin en messages sur la place de la femme dans les moshpits, la dépression, l’état du monde ou sur le simple fait d’être heureux d’être ici, le bonhomme est touchant. En trépied face contre sol, debout sur la foule comme Peaches ou Jehnny Beth ou en selfie téléphone à la main pour ses stories Instagram, Frank laisse peu de place à ses collègues. Et pourtant comment ne pas être aussi scotché par Dean Richardson à la guitare, toujours prêt à chanter la moindre parole, à balancer du riff à un demi-centimètre de la fosse ou même à se joindre à eux pour le rappel. Le co-pilote du véhicule Rattlesnakes se donne totalement et on aura du mal à trouver un gratteux aussi impliqué dans le jeu de scène de son groupe. 

Les Paradis Artificiels 2018 – Lille

Temps Mort ? Pourquoi faire !

Les deux albums ont leurs différences et Modern Ruin calme parfois le jeu face à Blossom. Pourtant, le mélange sur la setlist est assez homogène et aucun temps mort n’est vraiment à déplorer sur le show malgré les pauses introductives par le MC, souvent là pour nous raconter de quoi va parler la suivante. Une communication plaisante et rare dans une industrie où les concerts sont trop souvent un long monologue d’une heure vingt agrémenté d’un bonjour, merci, au revoir.

Dans une tournée où les salles sont plus grandes et pleines, les Rattlesnakes n’ont pas déçu. Pour une première, même sans être un fan absolu, on en ressort soufflé et touché. Il ne faut pas attendre longtemps pour la prochaine dose : le Download Festival mi-juin, le même jour que les Foo Fighters. Une date à noircir sur ton calendrier si tu n’as pas vu les deux. 

Et si tu n’en as pas fini avec Frank Carter, on te conseille de suite notre interview.

J’en profite pour remercier Elodie de Him Media, Mike le tour manager de Frank Carter qui a assuré malgré les multiples retards ce jour-là et les 2 groupes vus qui ont rivalisé de sympathie envers ma personne.