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Depuis la sortie de Brutalism en juillet dernier, Idles ramasse les mâchoires sur son passage. Garni d’un album aussi violent qu’accrocheur, ils tournent quasiment non stop pour agrandir une fanbase bien acquise à leur cause. Après un Album de la Semaine et une Maroquinerie, ce Trabendo complet était prévu et attendu depuis des mois. A raison, bien entendu.

Lice assurait la première partie. Issus de Bristol également, leurs jeunes camarades sortiront bientôt leur disque sous le label de Joe Talbot, chanteur d’Idles. Une fraternité qui peut se targuer d’avoir des points communs : une lourde batterie, des riffs incisifs, une basse sympa et un chant à part. Sauf que là l’organe vocal coince un peu. A force de ne jamais la fermer, Alastair Shuttleworth fatigue. Il tend à gâcher l’effort de ses musiciens avec une diarrhée verbale qui peine à se distinguer du son et possède très peu d’intérêt. Dommage car avec un autre MC, on aurait sûrement suivi leurs prochaines aventures.

Brutal en effet.

En moins d’une demie-heure, Idles s’est installé et comme sur Brutalism, c’est par “Heel/Heal” que la fête commence. La batterie est pétaradante, tentaculaire, sèche et d’une puissance redoutable. Le reste n’est clairement pas à plaindre avec ce bon vieux Joe qui pose sa voix avec le coffre puissant qu’on lui connait. Lee Kiernan à la gratte se trimballe en crabe sur tout le côté gauche, Adam Devonshire à la basse est aux backs et c’est plus que solide.  L’énergie que les 5 zouaves balancent est communicative si jamais il y avait besoin de ça. Le pit du Trabendo connu pour être assez actif ne faillit pas avec du slam à foison et des pogos dès le concert de Lice. Une fosse aussi mis à contribution lors de l’incursion des deux guitaristes en fin de concert.

Avec une signature chez un nouveau label, Idles s’apprête à sortir son deuxième album et il n’est pas avare en extraits. Au moins 4 morceaux seront joués et ils nous ont fait une excellente première impression. Entre l’hymne punk et la furie à couper au cordeau, le disque annoncé comme au moins 5 fois meilleur par Lice ne devrait pas décevoir si il est du même tonneau. Immigrant a été par exemple bien accueilli, en honneur comme son nom l’indique aux réfugiés. Tout comme “Rottweiller” qui termine les shows du groupe depuis quasiment un an et qui critiquent les médias et le Brexit. 

Pas de rappel mais il est juste de dire qu’Idles comme le public ont sûrement tout donné sous ce vendredi à 30 degrés. Un concert jouissif, fougueux et bon enfant rendant parfaitement les coups d’un album massue. Sur cette scène punk où seul Shame est aussi généreux en live, Idles a un boulevard pour continuer de foutre tout le monde au sol, le sourire aux lèvres, le t-shirt trempé et le pantalon serré. 

On te laisse avec notre interview de Joe datant d’octobre dernier, ainsi que notre chronique de leur album.

Gloire à eux et merci à Florian de chez Yalta. Et oui pour info, la photo qui illustre cette article est bien prise par ce cher Ross lors de la première date lilloise en décembre dernier.