Les soirées New Noise, c’est l’assurance d’une affiche qui tape. L’an passé, c’était Viet Cong et Girl Band. Là, Decibelles, Drahla et Metz se tirent la bourre pour 2h30 d’agression sonore. Toujours au Trabendo.

Des premières parties qu’elles étaient bien.

Decibelles nous a surpris par sa qualité et son énergie. Bien loin d’être un énième groupe de punk rock mais porté par une vraie envie de foutre le bordel. Chant français ou anglais, double voix, gentil morceau où on pense que La Femme a mangé trop de viande. Ou énorme carnage, ces trois-là sont à l’aise et leur bonne humeur donne envie. De l’énervée “Mess” à la très WarpaintWitchy Babes“, on va les surveiller.

A l’inverse, Drahla a l’air d’avoir passé une sale journée. Dommage pour un trio prometteur sur disque qui peine à lever les foules de par un son trop étouffé sur la voix dans les premières minutes et surtout une envie de faire la gueule contagieuse. Heureusement ça s’arrange avec le temps mais rien à voir avec la bonne impression donnée sur EP. Le groupe s’arrête tout de même un quart d’heure avant l’heure prévue, preuve que l’envie de venir était restée aux loges.

Take It Or Leave It 

Metz fait ses réglages eux même et fout le zbeul dès les premières secondes où ils enfourchent la scène, concert ou non. En 15 secondes, le tout est réglé. Le temps d’enfiler les bouchons, histoire de ne pas entretenir l’acouphène glané lors des Fleet Foxes la veille. Comme leurs copains ont fini plus tôt, ils démarrent 10 minutes avant. Le trio déploie une force incommensurable à démarrer par une batterie au coffre démesurée, à la basse acérée et un cri énorme qui achève de secouer toute la fosse. Strange Peace est sorti à la rentrée et il est un vrai catalyseur entre les morceaux immédiats de leur premier disque et II qui suintait le souffre.

Une heure et pas une minute de plus, “Acetate” termine l’attaque. C’est notre troisième rencontre avec le groupe et le nombre de disques ne touche pas à la durée du set : 60 minutes resserrée où seule l’énergie du slam compte. Avec leur dernière sortie, Metz équilibre son set entre les immédiates “Get Off” et “Headache” de leur premier album, les torturées de II comme “Kicking A Can of Worms” et les folies “Drained Lake” ou “Cellophane“. Compact comme jamais, le trio serait nickel pour le format festival. Les invitations dans les dates européennes devraient enfin finir par tomber…

Notre chronique de l’excellent Strange Peace.