Soilwork nous avait déjà largué une bombe sur nos têtes avec ‘Natural Born Chaos‘, les petits suédois repartent en guerre avec ‘Figure Number Five‘, sorte de bombe évoluée à fragmentation…

L’écoute de cet album s’apparente à un voyage sur un champ de guerre avec pleins de petits morceaux qui vont s’incruster dans la peau à chaque gros son de caisse. A chaque fois, le groupe réussit à nous mitrailler de riffs solos de guitares ou à nous marteler de double pédale, et ce n’est qu’agréable. Ouais, c’est agréable de crever à coup de gros métal à tendance old-school. Crever en se tapant un gros headbang sur ‘Strangler‘ qui speed à mort ou rebomdir de cratère en cratère en pogotant sur ‘Overload‘ surchargé d’adrenaline et de rythme punk. Et le pire, c’est que dans tout ça, ils arrivent à coller des ambiances ou des mélodies durs à se décoller du cerveau et tout cela, sans artifices inutiles. Le chant de Björn Strid, qui mine de rien passe tout de même en second plan, est rempli de hargne et regorge de grognements à faire pâlir un soldat se faisant soudainement amputé de ses deux jambes à l’arrivée d’un tir de mortier. La 6 corde semble décidemment excellent bien aiguisée et on a qu’une envie, que tout cela se plante sous notre gorge… Et pourtant, une petite armistice est signée avec ‘Departure Plan‘, où arrive la fée de la paix et sa fameuse guitare acoustique et un chant mélodique et plus que jamais un chant en totale harmonie.

A l’heure ou le métal et le gros son est de retour, où les gens en redemandent, Soilwork ne change pas de recette et sait frapper là où ça fait mal. A croire qu’on est tous sado maso.