Adieu 2016. Fin du bal, merci bonsoir. On sert les derniers verres avant la fermeture définitive et on fait le bilan. Calmement. D’une année, pour ma part hachée en terme musicale. Musicalement étrange de mon côté, cette année 2016 aura été plus marquée par des voyages vers le passé que par l’écoute des albums de l’année. Reste tout de même de quoi dire et médire sur cette douzaine de mois écoulée. Une fois de plus.

 

Top albums 2016

Qu’elle aura mal commencée cette gueuse. Le 10 Janvier, je passais ma journée à découvrir le nouvel album de David Bowie, Blackstar, magnifique en tous points, et ultime témoignage studio de celui qui m’accompagne presque quotidiennement sous une forme ou une autre depuis plusieurs années maintenant. Déjà dix jours en 2016, et album somptueux, mais déjà l’envie de planter un couteau dans le dos de 2016, sale pute. David Bowie, Adieu.

Malgré tout, il fallait bien que les jours continuent à défiler et que les productions musicales continuent d’abreuver nos oreilles. Et on en voulait toujours plus. On voulait TOUT : du neuf, de la confirmation, des surprises. Pour ma part, j’ai eu les trois. En neuf, j’ai envie de balancer Whitney, qui, mine de rien, a fait, avec du recul, l’un des très bons albums de cette année, une pop entraînante à souhait, dont le titre “No Woman” illustre à merveille leur recette, qui, certes, pas très originale, fonctionne vachement bien.

Mais 2016, c’est aussi l’année de… Thee oh Sees. Deux albums studio, un live, une tournée, quelques coups reçus à la Cigale, des bleus au corps et des étoiles dans les yeux et les oreilles, Dwyer et sa bande confirment leur statut de groupe garage le plus influent du moment. A 40 ans, ils mettent encore la branlée à tout le monde, et ce n’est pas prêt de s’arrêter, qu’on se le dise.

Dans un style différent, Perturbator, aura également confirmé qu’il est bien (avec Carpenter Brut), le français aux sons électroniques noirs le plus en vogue du moment. The Uncanny Valley est la bande-son d’un polar rétro-futuriste imaginaire parfait. On en redemande.

On pourrait également parler de l’excellent Is The Is Are de DIIV, second album parfait, virage pop 80’s assumé, ultra référencé aux 3 premiers Cure, la régalade sur tout l’album.

Mention spéciale à Woods également, et Kevin Morby. Deux superbes albums folks, aussi touchants l’un et l’autre que différents. Un son tirant parfois vers un reggae plutôt attirant coté Woods, tandis que Morby lorgne toujours plus vers la référence Bob Dylan. Qu’est ce qu’on aime Kevin Morby!

On aurait pu également citer Cass MacComb et Steve Gunn comme belles découvertes 2016.

Top morceaux 2016

Parce que parfois, on peut sortir de bons morceaux, sans nécessairement faire de l’album une réussite, voici mes trois exemples choisis pour 2016.

En number one, “Whitest Boy On The Beach”, des farfelus Fat White Family. Ces gens sont fous. Les débuts étaient bons, mais Songs for our Mother est clairement dispensable. Cependant, ce morceau, inclassable, rentre et reste en tête. Alcool, dope et controverse, ça c’est du rock!

Coté pop, j’avoue avoir toujours eu un petit faible pour Wild Nothing. Mais ces albums sont d’une irrégularité incroyable, capable du meilleur comme du pire en seulement 10 morceaux, sert avec Life of Pause l’illustration parfaite de ces lignes. Plutot classes, les morceaux “To Know You” et “TV Queen” fonctionnent très bien alors que le reste se casse la gueule assez lamentablement. Dommage.

Idem pour Parquet Court, j’ai beau ne pas être un grand fan de ce groupe, “Berlin got Blurry” fait partie de ces morceaux qui auront marqué mon année 2016.

Jeune, fougueux, probablement talentueux, on suivra la suite de Car Seat Headrest, qui, avec “Vincent”, m’aura bien enjaillé.

Les lives de 2016

Il y en a eu quelques uns, mais j’en retiens trois en particulier. Spoiler, l’horrible date des pourtant chouchous Black Lips à Paris en Mai dernier n’y figure pas.

Thee Oh Sees, La Cigale, 14/09/2016

Ma quatrième fois en deux ans avec eux, la plus intense. 1h15 à fond la caisse. Quasiment pas un temps mort, une setlist au poil, un public en feu, une épaule en vrac, un t shirt à jeter. GRAND.

Kevin Morby, Le Trabendo 11/11/2016

Classe, enjoué, sautillant, hommage à Leo Cohen, du tube à la pelle, FUCK TRUMP. Un super moment. Lire le live-report.

Carpenter Brut, la Cigale 27/05/2016

Il a tout cassé! et c’était chouette. Chantre actuel de la synthwave française agressive et 80’s, cette date à la Cigale restera comme un des grands moments live 2016 de mon côté. Revu plus tard (Novembre) à Issy-les-Moulineaux, toujours aussi bon.

 

Les flops de 2016

Comme Lopocomar, comment ne pas dénoncer la cuvée 2016 chiante à mourir de Badbadnotgood, qui, avec III, nous avait saucé comme jamais, et qui là, fait retomber le soufflet en quelques secondes, sans que jamais aucune étincelle ne vienne relancer quoique ce soit dans l’album. Je vais vomir.

The Kills, quelques écoutes, et on ressort les deux premiers. Merci bonsoir.

Pixies. Les titres teasés étaient plutot cool, l’album en soit est mieux qu’ Indie Cindy, mais ce n’est pas encore ça. On relance Bossanova. Allez salut!

Mais mes gros flop, c’est de n’avoir pas eu le temps (encore) d’écouter le Bon Iver, le Nick Cave, A Tribe Called Quest (apparement excellent), le Deftones (à peine survolé deux fois…), ni Aesop Rock, ni le dernier album de Tool (lol).

 

Les attentes de 2017

Et bien, comme à chaque fois pas grand chose. Peut-être un nouveau Carpenter Brut, les 5 ou 6 nouveaux albums de Thee oh Sees, un nouveau Black Lips. Eventuellement. Le reste on verra.

Des surprises, des concerts cools, de belles découvertes, la paix dans le monde et le nouveau Tool (lol).

 

La playlist 2016

Petit instant narcissique avec les morceaux que j’ai le plus écouté cette année.