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SBIM ! T’as vu ? New York City ! Oui, ça claque un peu comme lieu de concert mais c’est par un heureux hasard que le groupe que j’écoute depuis 2005 et Juturna se retrouvait à lancer une tournée d’automne US avant de s’autoriser une pause. Il faut dire que si la formation de Philadelphie se fait très rare en Europe, elle arpente inlassablement les Staytes au gré de la frénésie d’écriture de son frontman, Anthony Green. Retour sur un petit rêve de fan devenu réalité !

Acoustique ? Meet & greet ? LA TOTALE !

Ce soir, le concert a lieu au Playstation Theater, oui, pas étonnant de retrouver une pub sur un salle qui est littéralement voisine de Times Square, temple de la pub démesurée. Nous voilà donc devant la salle à 16h30. Oui, 16h30 parce que je ne vous ai pas dit mais j’ai poussé l’expérience au max, au-delà de mon pass photo et à défaut de demander une interview, j’ai pris un pass VIP pour approcher le groupe et profiter d’une session acoustique de 3 titres.

C’est après une bonne et longue heure d’attente, de fouilles, de vérifications personne par personne que l’on a pu pénétrer dans la salle, un (des)escalator menant au sous-sol qui, en fai,t amène à une salle de grande capacité (2100 personnes), cette superbe salle étant séparée en deux, un parterre et une partie assis tout aussi conséquents l’un que l’autre. C’est entre les deux que l’on sera gentiment invités à s’asseoir avant que le groupe, dans son ensemble, ne fasse son entrée devant un parterre d’une petite centaine de fans tout acquis à sa cause. Mais on sent bien que cet exercice n’est pas si évident, c’est donc un Anthony un peu nerveux qui balance quelques vannes pour détendre l’atmosphère mais aussi et sûrement lui-même. Et si l’expérience était pour moi exceptionnelle, je dois dire que c’est sur le dernier titre que Green va littéralement me toucher (ho oui, ho oui). Le groupe donnant la pleine mesure de sa compétence musicale, ultra poignant, le dernier single “Dark Pools” trouve un véritable écho dans cette version acoustique et clairement, elle n’aura pas manqué de faire son petit effet sur votre rédacteur du soir. Une belle claque que j’avoue ne pas avoir vue venir !

 

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Passez la première photo pour voir quelques secondes de “Dark Pools” lors du meet & greet.

Hélas, c’est déjà fini, trois titres passés trop vite mais qui donnent encore plus envie d’en voir d’autres ce soir. Lot de “consolation”, c’est le moment d’approcher le groupe, le temps d’une photo et de glisser au passage qu’il y aura un fan français dans la salle et surtout, probablement le premier à les avoir interviewés à Paris en 2010. Et pas de souci, Anthony Green se souvient bien de son passage à feu-la Flèche d’Or, “with the big windows and the train station, oh man, that was wild that night, that was so hot too…” En tout cas, le groupe ne perd pas le sourire et va enchainer fan après fan les photos avec une bonne humeur permanente.

“New-York, I like when you dance !”

Histoire de faire durer le plaisir, ce n’est -malheureusement- pas UNE mais deux premières parties qui vont précéder Green et sa troupe, c’est donc à 19h30 que le quatuor Queens Of Jeans va entamer la soirée, rien de bien neuf sous le soleil de la pop folk malgré les quelques envolées rock. De plus, la timidité est clairement palpable pour cette toute première tournée et donc toute première date live. C’est donc et surtout avec La Dispute que la salle va se chauffer véritablement. Si le registre musical, le post-hardcore pour être précis, semble un peu coincé au début des années 2000, on ne saurait nier que le groupe jouit d’une meilleure expérience scénique et donc à même de chauffer une salle déjà bien plus enthousiaste.
Au final, c’est donc à 21h30, une éternité quand on patiente depuis 16h30 devant la salle, que Circa Survive fait son entrée. Et bordel, que ça fait plaisir. Enfin ! Voir le groupe jouer devant une salle quasi complète, quand chez nous, ils remplissent difficilement une salle de 500 places comme en 2010. Pas de doute, les fans dévoués, tatoués du logo du groupe, font leur maximum pour approcher le devant de la scène. Une scène sur laquelle seront projetés des effets vidéos psychédéliques, fondant un peu plus encore le groupe dans la salle pour ne faire qu’un avec l’enceinte et son public.
Le frontman ne se ménage pas, ondule des bras, saute d’un coin à l’autre de la scène, s’époumone dans le micro tandis que les musiciens, font eux profil bas, tout dédiés qu’ils sont à leurs partitions. Et si dans le privé, Steve Clifford à la batterie, Brendan Ekstrom à la guitare ou encore Colin Frangicetto (guitare aussi) savent se montrer plus volubiles, c’est surtout Nick Beard à la basse qui tire son épingle du jeu, celui-ci jouant les chœurs sur certains titres du groupe ou encore de la guitare acoustique quand le groupe se paie un passage en duo pour le titre “Act Appaled”. Un beau moment qui rompt avec l’énergie d’un set de furieux où l’ensemble des albums du groupe a droit de citation.
Je dois néanmoins concéder que Juturna, le premier disque semble avoir pas mal marqué les américains, il suffit de voir le nombre de téléphones levés sur “Stop the Fuckin’ Car“, pourtant, le gros passage pourra moi aura été sur l’enchainement “Only The Sun” avec un Anthony déchainé et le titre “We’re All Thieves” repris en chœur par un public à son top !
D’ailleurs, Green ne manque jamais une occasion de faire une tape à chaque spectateur arrivant jusqu’à lui par un slam, rigolant parfois des gamelles de certains (lui même surpris), “I like when you dance !” ou encore de remercier ce dévouement intact depuis le premier album sorti en 2005 ou encore le rêve constant vécu par le groupe de vivre de sa musique.
“Playing in New York was the biggest thing I could imagine as a kid. Thank you.”

C’est sur un “Get Out” de fou furieux que le groupe va marquer le pas pour son rappel qui verra le leader du groupe sampler sa voix en live pour le rare titre “Battle, My Love” sorti en 2012 au profit des victimes des ouragans. Le tout se terminant par “The Amulet”, titre cachant derrière son intro tout en douceur un final explosif qui me laissera pantois de plaisir. Oui, l’attente fut longue, avant New-York comme avant le concert mais bordel, ce soir, je suis un fan comblé et ne peux qu’espérer revoir un jour la formation foule le sol européen.
En attendant, il va falloir se montrer patient car le groupe l’a annoncé, ils vont faire une pause bien méritée des tournées.

Huge thank you to James for his help on this ! It was awesome. 🙂
SETLIST
Lustration
The Difference Between Medicine and Poison Is in the Dose
Child of the Desert
Tunnel Vision
Never Tell a Soul
Birth of the Economic Hit Man.
In the Morning and Amazing…
At Night It Gets Worse
Flesh and Bone
Only the Sun
We’re All Thieves
Stop the Fuckin’ Car
Act Appalled (acoustic)
Get Out

Rappel:
Battle, My Love
The Amulet