Bilan

Bon  bien rentré. Contenu des poches ? Trois flyers pour les prochains concerts sur Toulouse, un peu de monnaie, le portefeuille et le téléphone. C’est bon, tout est là. Merci Velotoulouse de m’avoir fait marcher pendant la moitié du trajet retour, la faute aux stations désespérément vides depuis Saint Pierre. Ah, j’ai oublié dans les poches : quelques regrets de ne pas avoir eu plus de monnaie pour me faire dédicacer par Kyle fucking Gass le dernier album du groupe. C’est con, un peu moins de whisky et le compte y était. Et oui, Kyle fucking Gass himself, de passage sur Toulouse pour la toute première tournée française du KGB (ils ont bien précisé dans la soirée qu’ils n’étaient pas espions russes), le Kyle Gass Band.

Quelques regrets, car avec une troisième date deux jours plus tard à Lille où le patron a pris les photos, je ne suis pas certain que l’on revoit Kyle fucking Gass sur le territoire français de sitôt. Et Kyle fucking Gass car le mec de 56 ans avec sa calvitie, son gros ventre et ses soli de flûte à bec est méchamment rock’n’roll.

Affluence des grands jours

Le Saint des Seins a rarement connu une queue aussi longue, quasiment jusqu’à l’entrée du bar Basque. “Bah ouais, Kyle Gass quoi” ai-je entendu quand je me disais plutôt “c’est juste Kyle Gass, la moitié de Tenacious D”. Il faut commencer par citer Jack Black pour que les gens commencent à situer le truc : tu vois, Jack Black il est dans un groupe de rock tendance métal, Tenacious D. Et bah Kyle Gass Band c’est la moitié de Tenacious D. avec un autre groupe derrière. C’est clair ? Bref, grosse queue, grosse file d’attente au bar, du coup les voisins barcelonais de ‘77 démarrent. Doucement au début, pour un groupe au grosses influences AC/DC / Led Zeppelin et autres classiques hard heavy rock. La salle chauffe tranquillement. En fait tout s’est emballé quand le guitariste a commencé à traverser le public, à aller tout au bout du bar du Saint des Seins et à se tapper l’intégralité du bar en marchant pendant un solo. Plus le set avance plus l’ambiance monte, pour finir sur le “Wowowo, we have no place to go, we just want more rock’n’roll” repris en chœur par le public pendant de longues minutes. Là, la première partie a fait son effet, l’ambiance est vraiment montée d’un cran.

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KGB

Un peu d’attente avant l’arrivée du Kyle Gass Band, et un Kyle Gass tout court acclamé comme le messi. Kyle Gass Band c’est assez théâtral, beaucoup d’interactions avec le public : des vannes, des clins d’œils, des checks, de la traversée de foule, … Les titres sont variés, avec un peu d’acoustique mais une majorité de bon gros rock tendance heavy avec paroles rigolotes. Dommage que le public n’ait pas beaucoup suivi. Il a fallu attendre le rappel pour les premiers slams et malgré un Saint des Seins bien plein, on ne peut pas dire que l’on suffoquait ou que les mouvements de foules étaient insoutenables. En dehors des trois ou quatre premiers rangs, on était peu nombreux à se trémousser sur les titres. Mais l’accueil est resté chaleureux et le groupe ravi du public. Gourmands, ils réclament par deux fois des shots de whisky, ce qu’ils obtiennent sans problème. Je doute que ce soit la raison de la petite embrouille sur la fin entre la serveuse et l’ingé son du groupe, qui tentait tant bien que mal de s’excuser face aux “it’s a disgrace !”. Rien de suffisant pour gâcher l’ambiance euphorique après ce concert.

Donc oui, quelques regrets de ne pas avoir réservé du budget pour le bon deal vinyl+cd à 20€ et d’avoir profité de la traversée finale de Kyle fucking Gass, qui s’est mis en position pour autographier tout ce qui passait. Mais, j’ai tout de même touché son gros biscoteau bien gras. C’est déjà ça.