Voici le retour (inattendu ?) de Placebo, qui était parti après une très bonne impression donnée par ‘Meds‘. 2 ans plus tard et un changement de batteur , les voici de retour avec leur nouvel album ‘Battle For The Sun‘. Quelle impression donne-t-il ? Est-il plutôt vide à la ‘Sleeping With Ghosts‘, ou vraiment passionnant de bout en bout comme ‘Meds‘ ?
Il se situe plutôt entre les deux, dans le sens où cette fois-ci Placebo a légèrement innové (oui oui c’est possible !). Bien sur Placebo fait du Placebo, mais ce dernier album est quand même différent du reste de leur discographie. Comprenez par là qu’ils ont relativement élargi leurs sons par l’ajout de sons technos old-school, violons,… (‘For What it’s Worth‘, ‘The Never-Ending Why‘, ‘Kings of Medecine‘). Les puristes se retrouveront un peu perturbés, on est bien loin de l’ambiance habituelle de Placebo.
Brian Molko reste fidèle à lui-même, on peut ne pas supporter son timbre si particulier, mais le bougre sait quand même relativement bien faire passer ses émotions lorsqu’il chante (‘Happy You’re Gone‘), accrocher par ses lignes de chant (‘Breathe Underwater‘, ‘Come Undone‘), ou des refrains (‘Ashtray heart‘, ‘Julien‘).
Néanmoins BFTS n’est pas une totale réussite, on peut déplorer que certains morceaux n’ont pas le côté accrocheur qui fait l’originalité du reste de l’album (‘Devil In The Detail‘ n’accroche que par la voix de Brian). C’est parfois cette originalité qui perd Placebo (‘Bright Lights‘ et ses sons électros qui n’aident pas à faire apprécier le morceau, ‘Speak In tongues‘ et son départ mou, qui ne démarre pratiquement qu’à la moitié du morceau. Bon après il décolle et accroche bien, mais on a failli attendre et zapper à la suivante).
Juste un dernier mot pour le final de l’album, ‘Kings of Medecine‘, s’il y a un morceau à retenir, c’est celui-la. Véritable réussite de l’album, tout se tient: la voix de Brian nous immerge immédiatement, associée à une musique qui donne une montée progressive envoutante.
Placebo finit l’album en beauté, et même si les premières écoutes ne donnent pas une impression de forte réussite, on a envie d’y revenir pour quelques passages qui finissent par ne plus nous quitter. Premier album composé sans drogue pour Brian, il aurait pu s’y perdre et au final décevoir. Il n’en est rien, ‘Battle Of The Sun‘ n’est pas une réussite complète, mais il demeure bien agréable et plus accrocheur que pas mal d’albums de retours de ces derniers mois. Placebo n’est pas encore enterré, on attend le prochain album pour savoir si les drogues c’est le mal dans leur cas.