Votre mot de passe vous sera envoyé.

Les Uncommonmenfrommars sont des gens qui savent accueillir leurs auditeurs. Leur nouvel effort, ‘Functional Dyfunctionality‘, commence par ce qui se révèle être le meilleur morceau de l’album. ‘It’s all for the greater good‘ fait la part belle aux changements de rythme; les mélodies punk répondent parfaitement aux parties rock classieuses, avec l’apparition ponctuelle et efficaces des cordes qui nous avaient mis une claque sur ‘Kill the fuse‘. Malheureusement, l’utilisation des cordes ne suffit pas pour faire un bon titre, le quatuor l’apprend à ses dépends sur ‘Get back on your horse‘. Le morceau contient de bons passages, mais sonne dans son ensemble comme un patchwork dans lequel on ne retient pas grand chose.
A l’instar de ces deux titres, pas mal de chansons font apparaitre des éléments inédits dans les compos d’Uncommonmenfrommars qui n’arrivent pourtant pas à les faire décoller. Le break en forme de calypso chaloupé de ‘Face to the ground‘ est bienvenu, mais coincé dans une chanson au souffle court. L’orgue Hammond donne un sacré coup de vieux à ‘Bad Ideas’, qui pourtant avait une énergie et une mélodie qui laissait envisager mieux. Avec ‘Key’s in the mail‘, le groupe s’essaye à la chanson romantique rock mid-tempo façon Foo Fighters sur ‘Generator‘ ou ‘Resolve‘, mais la sauce ne prend pas. Seule rescapée avec ‘It’s all for the greater good‘ , le final ‘White russian‘ très enlevé et bien boosté par ses choeurs multiples et sa référence à The Big Lebowski.
Du coup, on préfère se rattacher aux fondamentaux des plus californiens des ardèchois à savoir le punk mélo rapide toujours bien maîtrisé sur l’impeccable ‘Let it flow‘, sur la très NOFXienne ‘Positive nihilist‘ ou sur la vigoureuse ‘Pink bullets‘ où la voix de Jim le bassiste est en première ligne. L’efficacité est toujours au rendez vous, le son est nickel, du bon Unco quoi.
Après des albums avec des identités bien marquées (‘Vote for me‘ axé sur le fun, ‘Scars are reminder‘ plus rock’n roll), ‘Functional Dyfunctionality‘ brouille un peu les pistes en étant plus mélodique. Si l’effort pour se renouveler est louable, la machine semble avoir perdu de l’inspiration avec le temps, même si elle est capable de fulgurances, et que son savoir-faire assure lui assure une qualité au dessus de la moyenne, notamment au niveau du son. Reste à savoir si les Uncommonmenfrommars arriveront à trouver l’alchimie qui leur a manqué sur ce disque.