Une partie du mouvement punk rock se conjugue avec une succession de riffs et de solos plus héroïques les uns que les autres. Pas de bol, je n’ai jamais plus blairer ces effets pompeux à base de plans onanistes et de doublement de guitares. Voilà, Strung Out me sort par les oreilles, A Wilhelm Scream me gonfle rapidement et le dernier Flying Donuts a tendance à m’épuiser à la longue. Seules de rares exceptions ont su me séduire, comme Bigwig et Propagandhi. In-sane vient s’ajouter à cette liste.

Ce trio a un sens mélodique poussé qui leur empêche de sombrer dans l’enchevêtrement stupide de plan hard rock. Ajoutez à cela des choeurs bien gérés et on obtient 2 tubes en puissance: ‘From inside out‘ et l’excellente ‘Blackout‘ qui fait mouche dès la première écoute. Par moment, l’appel du défi technique se fait trop fort, et le groupe perd le fil de sa chanson pour faire un concours de qui pisse le plus loin. Heureusement, les morceaux même les plus brouillons sont sauvés par l’incroyable énergie des slovènes. Sérieux, je n’avais pas croisé un album avec une telle patate depuis ‘Wake the dead‘ de Comeback Kid.

Certes, certains choix semblent étranges (digeridoo en intro, final hymnesque de ‘Amplify the words‘ pas très bien géré) mais In-sane compose de bonnes chansons (‘Choices made‘, ‘Upon city lights‘) et sait donner de bons coups de fouet (‘Mrtev policaj‘), pourquoi bouder son plaisir ?