Qu’a t-il donc de spécial ce prénom, Marvin ?

Parce qu’entre un pote à moi qui se prénomme ainsi et fait de la chanson française, un énième black beau gosse au zouk aussi intéressant que tout ce qui se fait dans ce milieu-là, un quatuor espagnol pop-punk, et le trio français dont on va parler ici, il n’y a de point commun que ce même nom.

Vu qu’en fait on s’en fout et que je ne savais pas par quoi commencer cette chronique, passons.

Le Marvin qui nous intéresse ici, c’est un power trio avec évidemment une fille qui tient la basse, ou plutôt le clavier jouant le rôle de la basse et parfois des voix (‘Dirty Tapping‘, ou Daft Punk qui a pris du speed).
Hangover The Top‘ porte bien son nom en servant un cocktail explosif, préparé avec des substances ça et là, au goût de noise rock éléctro agrémenté de saveurs math-stoner. Sciemment débiles sont les noms des 9 titres de ce mélange violemment festif. Du très classe et tubesque ‘Roquedur‘ au dopé ‘Conan Le Bästard‘ jusqu’à la superbe reprise alourdie de Brian EnoHere Come The Warm Jets‘, Marvin se veut turbulent et secoué. Un peu comme un mec bourré qui fait le show à lui tout seul. Ses facéties sont lourdes mais appréciables (‘Moustache 34‘, ‘Fear‘), et parfois de vrais éclairs de génie (‘Reste Bien Tranquille‘) sortent du flot de ses propos incohérents.

Après ces quelques substances auditivement ingérées, il n’est pas question de migraine. Au contraire, en finissant le cocktail, on a bien envie d’en reprendre. Ça va être du joli tiens.